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couleur saumonée., C'est également un poisson sportif, et les pêcheurs amateurs le préfèrent au Tyee, vu qu'il mord à la cuiller et qu'il combat en désespéré. Il porte également le nom de Coho. Il atteint le poids de plus de vingt livres, et il est très recherché par les commerçants, de poissons et les fabricants de conserves,
Le VNerka. Le Nerka n’est qu'un rare visiteur du détroit de Puget. Dans la rivière Fraser, au contraire, il est un des principaux poissons du printemps ; il vient même quelquefois avec la dernière ascension du Tyee.
Une moitié du saumon exporté jadis de la rivière Fraser en Angleterre était peut-être du Saw-qui, lorsque fut exploité ce cours d’eau boueux. Ce poisson ne dépasse jamais douze ou quatorze livres de poids, et il est dédaigné par les amateurs de pêche. Une fois piqué il ne présente qu'une faible résistance et se rend Jâchement.
Le keta où cultus (ce qui signifie mauvais, ou bon à rien), autrement connu sous le nom de saumon-chien, habite tout le long de la côte nord du Pacifique. On le trouve dans toutes les rivières, tous les lacs, tous les ruisseaux et ruisselets, fossés et fondrières en rapport avec les rivières fournissant assez d'eau pour lui permettre d'y nager: et on prétend môme lavoir vu sur terre en quête d'eau. Sa chair est blanche et sans valeur, sauf pour les sauvages. (Is se régalent même de corneilles). La seule chose que l'on puisse admirer dans ce poisson c’est sa détermination, Il a grandement développé le mot “en avant !” et s'il rencontré dns le courant un obstacle qu'il ne puisse surmonter, il essaiera de grimper par-dessus. Nil ne peut y réussir, il attaquera l’obstacle de son museau jusqu'à ce qu'il périsse à la peine,
En ouvrant une boîte de saumons de la rivière Colombie, si vous trouvez une chair blanche, insipide et sans goût, vous pouvez conclure en toute assurance que quelque vieux martyr de cette espèce a fourni le contenu de telle boîte. Il atteint le poids de douze livres, mord à la cuiller et lutte vaillamment.
Le quillayute est le plus petit des saumons. On ne le trouve que dans la rivière Quillayute, comté de Challam, Washington. C’est un poisson court et épais, pesant environ six livres, que les raturalistes n’ont jamais classifié,
Sa chair est ferme et de bon goût. Mordant vigoureusement à la cuiller il fournit une pêche agréable. En lui donnant le nom de Houlahan, ou poisson-chandelle, les sauvages lui font un compliment, car, à leur avis, le poisson-chandelle est le plus fin morceau de chair qui puisse nager.
Vous n'aurez pas manqué de lire que l'océan Atlantique ne nourrit qu'une seule espèce de saumon, le saumon salar ; c'est bien peu, n'est-ce
pas, pour une mer qui baigne les pays les plus avancés de l'Europe et de l'Amérique ? Pour nous, en ce qui concerne le Canada, nous nous rattrnpons, grâce à Dieu, par le saumon du Pacifique ; mais pourquoi souffrir cette injustice, lorsque le Danube produit le saumon heusch, et qu’en Norvège vit le saumon mistops, au corps argenté, orné de taches en forme d’X, remarquable pour la petitesse de son œil, et le saumon cambrien? Celui-ci fréquente également les cours d'eau du Danemark, d'Angleterre et d'Irlande: il a le dos verdâtre, avec quelques petites taches noires disséminées sur la tête et sur les flancs: le ventre est argenté; d'après certains naturalistes, il donnerait des métis avec la truite.
“ La pêche du saumon, dit le Dr Sauvage, est très active en Norvège : aussi, le prix de ce poisson a-t-il considérablement augmenté depuis une vingtaine d'années.
“ Cette pêche commence dès les premiers jours d'avril et dure jusqu'à la fin de septembre. On se sert de filets placés d'une manière permanente à l'embouchure des fleuves: ces filets décrivent des lignes sinueuses dans lesquelles s'engage le poisson, et l'on prend souvent ainsi jusqu'à trois cents saumons dans une seule marée.”
C’est exactement le mode de pêche qui se pratique à l'embouchure des grands cours d’eau de ln Colombie, à cette différence près que la pêche de chaque jour rapporte à peu près neuf cents pièces, et celle d’une saison environ 12,000 poissons. Deux hommes dans un bac avec un certain nombre de filets à mailles de 44 à 5 pouces suffisent à la tâche du barrage à l'entrée des rivières. Cette opération se pratique depuis l'entrée jusqu'à quatre ou cinq milles au-dessus, suivant que le pêcheur y voit son profit. Quelquefois le filet fait place à la seine, si l’on voit du bon en cela.
“ D'après de la Blanchère, le saumon de Norvège est très recherché pour sa chair succulente, etil s'en exporte, chaque année, une grande quantité, surtout en Angleterre, à l’état frais, et conservé dans la glace. Dans le but de conserver ce poisson pendant un temps assez prolongé pour permettre son expédition dans des contrées éloignées, on à eu l'idée de construire des glacières parfaitement aménagées, dans lesquelles le poisson séjourne sur la glace jusqu'au moment de l'expédition, c'est-àdire quelquefois sept où huit jours. Pour le faire voyager, on l'arrime avec de la glace, dans des caisses de bois, de telle sorte qu'il y ait au fond une couche de glace concassée, puis un lit de poissons placés côte à côte, le ventre en l'air; on remplit les interstices avec de la glace con-
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Depuis le Labrador jusqu'à l'extrémité ouest du Canada, le transport du saumon où de la truite, qu'il ait été fait par la compagnie Fraser ou par d'autres, n'a jamais été fait autrement, durant ces quarante dernières années, Et le commerce doit sans doute suivre ces mêmes méthodes entre l'Alaska et les Etats-Unis. N'a-t-on pas adopté à New- Westminster les procédés de congélation en guise de la fabrication Ges conserves ?
d'œuvre,
On y trouve une sérieuse économie de temps et de maii:-
On sait que le salmo salar où saumon commun de l'Atlantique remonte nos rivières en été pour faire sa ponte en automne et en hiver. En Islande, en Russie et en Colombie il y a du saumon d'été et du saumon d'automne, pour lesquels l'économie varie nécessairement. On remarque en Islande qu'au mois de juin, époque de la pêche, il entre plus de saumons dans les rivières, par certains vents, par le vent souffant de mer, par exemple, Cette remarque est commune entre les fleuves afHluents du golfe Saint-Laurent et ceux de l'Islande.
C'est presque toujours d'après le vent que les pêcheurs de la côte nord du Labrador augurent les chance de ln pêche au saumon. A cela peutêtre ont-ils raison, car si le vent pousse les glaces à l’entrée des rivières, il yopère un barrage fatal qui empêche le saumon de monter. D'un autre côté, si le vent porte au large, le poisson voyant le passage libre devant lui, monte en si grande abondance qu'on peut le prendre à la main en fouillant sous les grosses pierres, où en le harponnant au moyen de longues piques. Parfois, après avoir choisi un endroit où les eaux sont basses, les pêcheurs construisent, à l'embouchure des ruisseaux qui se déchargent dans la mer, une digue en pierres, disposée de manière à ce que l’eau puisse passer, À la marée montante, le poisson franchit facilement la digue ; l'eau baissant, il se trouve bientôt prisonnier, et on le cepture alors facilement.
D'après le récit d’un voyage en Islande, publié en 1802, et traduit du danois par Gauthier de Lapeyronie, on y pécherait le saumon d’une manière très curieuse : après que la digue dont nous venons de parler a été établie, on barre la rivière au moyen de uiets dont les extrémités sont tenues par des hommes à cheval; d'autres cavaliers laissent aller leurs chevaux à la nage, ce qui épouvante tellement le poisson, que, dans sa frayeur, il n'ose ni franchir les filets en sautant, ni chercher à se glisser en dessous ; d'un autre côté, le rivage est garni de gens qui jettent des pierres
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dans l’eau, ce qui effarouche encore davantage les saumons, qui fatalement vont se faire prendre dans les filets tendus au-devant de leur route,
“ En Russie, dit Sauvage, le saumon automnal s'engage par petites troupes, au mois d'octobre, dans la Néva, tandis que dans d’autres parties de l'empire se trouve le saumon commun; celui-ci remonte ln Var. zouka, l'Oséga, la Dwina du nord, la Mezen, la Petchorn, mais n'est plus signalé, à partir de la Chornaya. Dans ln Baltique, la mer Blanche et dans les rivières qui s’y déversent, ainsi que dans les lacs communiquant avec ces rivières, les Russes emploient fréquemment, pour s'emparer du saumon, des barrages faits en branches de saule : de distance en distance sont des filets ou des sortes de cages en osier dans lesquelles le poisson pénètre facilement, mais d'où il ne peut sortir,”
“ Dans la Petchora, au dire de M. Soubeyran, on prend le saumon au moyen de filets flottants, dans lesquels le poisson vient s'enmailler, ou à la ligne, Dans ce cas, une perche est organisée, de façon à pouvoir basculer, dès qu'elle est libre, sur une sorte de trépied : elle porte à l’une de ses extrémités une ligne armée d'un hameçon qui plonge dans l’eau : elle est maintenue dans cette position par un système de morceaux de bois que le poisson dérange par la secousse qu'il donne en frappant l'amorce ; comme l’autre extrémité est chargée de pierres qui lui donnent nre pesanteur beaucoup plus grande, la perche se redresse, et le poisson est ainsi tiré hors de l’eau. Cette disposition permet à un seul homme de surveiller en même temps un grand nombre de lignes.”
Le système de barrage est surtont employé sur le fleuve Amour où les Manègres, après avoirintercepté le lit de la rivière au moyen de branches de saule, pratiquent en certains endroits, au moyen de trous dans la glace, le harponnage du saumon qui y vient respirer. C'est le saumon lagocéphale qu'ils capturent ainsi, de même que le saumon fluviatile:; le saumon sanguinolent est surtout pêché dans la baie d'Ochotsk, tandis que le saumon corégonoïde abonde dans les rivières et les torrents de l’Altaï, de l'Obi, de l’Irtis et dans le Iénissé.
La lettre suivante complète le témoignage d’un homme renseigné en la matière et dont la parole mérite crédit :
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renseigné en
New-Westminster, 16 novembre 1891,
M. Joux MeNas,
Inspecteur des pêcheries de la Colombie Britannique,