LA LOTTE
Loto, vulgaris. — The Burbot. — Die Rutte, Quappe, Trùsche.
La forme de la iotte est remarquable. Elle est presque cylindrique et ressemble à l'anguille. Sa bouche est grande, et sa mâchoire inférieure porte un unique barbillon charnu. Sa robe est de couleur jaune verdàtre, marbrée de taches brunes.
La lotte est répandue dans presque tous les cours d'eau et dans les lacs de l'Europe moyenne et septentrionale. Sa voracité ég^ale presque celle du brochet. Elle est avide surtout de frai de poissons, et le recherche en rampant près du sol. Elle se cache dans la vase, ou se blottit sous une pierre, à l'affût du poisson, qu'elle attire en agitant son barbillon, qui ressemble alors à un ver sortant de terre.
La chair de la lotte est très estimée; elle est blanche, ferme, sans arêtes et savoureuse. Son foie est très gros et assez délicat pour être recherché à titre de gourmandise. La lotte atteint une longueur de 60 à 70 centimètres, et un poids
Fier. 14. — La Lotte.
de 3 à 4 kilogrammes; il est rare qu'elle les dépasse.
Elle fraie à partir de la fin du mois de février, jusqu'au mois d'avril. Les œufs sont extrêmement nombreux, très petits, et éclosent sur le sable, dans des eaux tranquilles et peu profondes. On n'a pas réussi jusqu'à présent à reproduire la lotte artificiellement.
FAMILLE DES SILUROIDES
LE SILURE
Silurus glanis. — Sheatfish. — Der Wells, Sc'hade.
Ce poisson, qui ressemble beaucoup à la lotte, est très commun dans le Volg*a et le Danube, et se rencontre dans quelques lacs de la Suisse; il est rare dans le Rhin. Il a la tête aplatie, la bouche très grande et porte six barbillons, dont quatre à la mâchoire inférieure. Sa robe est foncée, d'un noir verdàtre, parsemée de marbrures plus sombres.
Le silure est très vorace. Quand on l'introduit dans un étang', il le transforme en désert et le quitte après l'avoir dévasté, en passant par-dessus les digues, comme font les ang*uilles. Sa chair est huileuse et peu estimée. Il se nourrit exclusive-
ment de proies vivantes, et peut atteindre le poids très considérable de 200 à 300 kilogrammes.
Fig. 15. — Le Silure.
Ce poisson ne se rencontre pas dans les eaux françaises, et ne mérite en aucune façon les honneurs d'une acclimatation qui ne pourrait qu'être désastreuse.
FAMILLE DES MTJRÉNIDES