‹ Les poissons d'eau douce et la piscicultureChapitre 58 sur 127 · Dr Soubeyran, La Pisciculture chez divers peuples, p · texte numérisé non relu

Dr Soubeyran, La Pisciculture chez divers peuples, p

Lorsque les eaux renferment une grande abondance d'herbes propres à recevoir le frai, on se borne à les faucarder en partie, pour obliger le poisson à se reproduire exclusivement sur les herbages ménagés à cet effet. On peut alors facilement récolter les œufs, en coupant les herbes qui en sont chargées, pour les transporter aux endroits où doivent se faire les éclosions.

Si les herbes font défaut, comme cela peut arriver dans un étang' à truites à fond de gravier, on y peut suppléer artificiellement, afin d'obtenir des reproductions. A cet effet, on place sur les bords de l'étang' ou des cours d'eau, des fascines de bois menu '. Ces fagots, ou bourrées, sont dressés dans l'endroit le mieux exposé, à quelques mètres de distance les uns des autres. La moitié du fagot qui présente le plus de brindilles plongera dans l'eau; l'autre moitié sera fixée sur le rivage. Ces frayères devront être placées avant l'hiver, dans des endroits peu fréquentés par l'homme, pour que le poisson s'accoutume à leur vue, et aussi pour que le bois perde, à la fois, son odeur et le tannin qu'il peut contenir.

On peut remplacer les fag'ots par des claies de lm,o0 à 2 mètres de longueur, formées par un cadre rectangulaire, sur lequel on fixe, perpendiculairement à sa longueur, cinq ou six lattes transversales. On garnit les claies de branches

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