I . Isidore Lamy, Nouveaux éléments de pisciculture
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de genévrier ou de chevelu de racines de plantes aquatiques, et on les place obliquement contre la rive. La partie inférieure est maintenue à la hauteur voulue, au moyen de pierres attachées avec des cordes, et la partie supérieure est fixée à terre.
(FiS. 41.)
Quelquefois on se sert de claies circulaires, for-
Fig. 41. — Frayère à claies.
mées de cerceaux qui maintiennent des lattes croisées à leur centre. On garnit ces disques de branchages et on en place plusieurs les uns audessus des autres, en les attachant à quelques piquets plantés dans le sol.
Enfin on peut se servir de caisses de bois remplies de terreau, où l'on a planté des herbes aqua-
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tiques avec leurs racines. On immerge ces caisses aux endroits les plus favorables, environ trois mois avant la ponte. Elles attireront infailliblement le poisson, quand il éprouvera le besoin de frayer. (Fig. 42.)
On facilite le frai des carpes dans des étangs
Fig. 42. — Frayère artificielle.
froids, en immergeant des tables, auxquelles on donne une légère inclinaison. On les couvre avec des mottes de gazon, dont les herbes sont tournées vers le ciel, et qui sont surmontées de 0m,20 d'eau à la partie la plus basse, et de 0m,05 à la partie la plus élevée, en supposant à la table une longueur de 4 à 5 mètres. Par l'action du soleil, l'eau s'échauffe singulièrement sur les herbes et
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les carpes viennent volontiers y déposer leur frai.
Tous ces appareils de frayères artificielles doivent être mis à l'abri des vagues que peut soulever une tempête, et défendus, au besoin, contre elles, par une cloison en planches placée à une petite distance.
Au moment de l'éclosion, il faut protéger les œufs contre leurs ennemis naturels. A cet effet, on dépose dans des paniers d'osier les herbes et branchages chargées de frai. On les immerge aux endroits choisis et on les amarre à un piquet, après avoir chargé le panier d'un nombre suffisant de pierres pour le maintenir sous l'eau. Quand les alevins sont éclos, il suffit d'ouvrir le couvercle pour leur donner la liberté. On remplace quelquefois les paniers par des caisses dont les parois portent des jours g'arnis de toiles métalliques, à mailles assez serrées pour empêcher l'accès des ennemis du frai, sans empêcher l'eau de circuler et d'apporter des infusoires, des conferves et de petites algues, qui seront la première nourriture des jeunes poissons.
Pour créer des frayères à truites dans des eaux à fond vaseux', on choisit un endroit où il y ait du courant et peu de profondeur. Au mois de septembre, on y transporte du gravier bien purgé, de la grosseur de 0m,01 à 0m,04; on en établit une couche de 0m,20 à 0m,25 d'épaisseur sur une