‹ Les poissons d'eau douce et la piscicultureChapitre 71 sur 127 · Buckland, Nat. hist., p · texte numérisé non relu

Buckland, Nat. hist., p

Seth Green l raconte que lors de ses premiers essais, en 1864, il prenait beaucoup d'eau et peu de laitance, et n'obtenait que 25 pour 100 d'œufs fécondés. Plus tard, il réduisit la quantité de liquide à un minimum et obtint 95 pour 100. Il s'est ainsi rapproché de la méthode sèche, qu'on nomme le procédé russe, parce qu'un pisciculteur de Nikolsk, nommé Wrassky, en a fait déjà usage en 1856.

D'après Slack 2, ce procédé s'expliquerait de la manière suivante. Quand les œufs sortent au jour, ils ont une apparence ridée, qui semble indiquer que leur enveloppe est trop grande pour le contenu. Ils se remplissent d'eau par endosmose. Jusqu'alors, les œufs sont en quelque sorte aplatis et agglutinés parla cohésion. Ils se détachent les uns des autres en se remplissant, et deviennent parfaitement libres quand ils ont pris la forme sphérique. Ils restent fécondables pendant tout le temps qu'ils mettent à se g*onfler, parce que les spermatozoaires, qui pullulent dans la laitance, y pénètrent avec l'eau et ne peuvent plus y parvenir lorsque l'œuf est plein d'eau.

Les spermatozoaires sont des êtres microscopiques, qui ressemblent à des têtards et fourmillent dans la laitance en quantités innombrables. Ils se meuvent clans l'eau, avec une rapidité extrême, mais n'y vivent que peu de temps. La

i . Forest and strcam, II, p. 08.

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