I. M. v. d. Borne, loc. cit., p
feuilles sèches ou du bois pourri, réduit en poudre, et on égalise bien le sol. On attache le piège avec une corde, assez longue pour que la loutre puisse gagner la profondeur, et on la couvre de terre.
Au Canada ', on place le piège au sommet des glissières et on dirige la loutre en disposant, à l'entour, des broussailles, qui lui barrent tout autre chemin pour y arriver. Pendant les fortes gelées on place les pièges sur des piquets de bois plantés dans le sol, au-dessous d'un trou pratiqué dans la glace. Le piquet porte à sa partie supérieure deux branches de 0m,10 à 0m,12 de longueur qui supportent un nid de mousse, sur lequel on établit le piège. L'anneau de la chaîne est passé dans le piquet même, à sa partie inférieure, et un bout de branche, épargné à cet effet, ou un clou, l'empêchent de couler dehors et de se détacher du bois. La loutre, arrivée près du trou, saute sur le piégée et se noie sitôt qu'elle est prise.
Gomme ces bêtes aiment la chaleur, on peut quelquefois les surprendre en été, quand elles dorment en famille, le long des bords desséchés d'un étang. On les empoisonne avec de la strychnine, et pour les attirer à l'appât, on le frotte avec une huile odorante qu'on fabrique de la manière suivante. On coupe en petits morceaux des anguilles, des truites ou d'autres poissons et on