Newhouse, The trappers guide
les place dans une bouteille légèrement bouchée, qu'on suspend au soleil pendant deux ou trois semaines. Il se forme ainsi une huile grasse, d'une odeur pénétrante, qu'on mêle avec quelques gouttes de musc de loutre, espèce d'huile distillée par deux glandes placées sous le ventre des deux sexes. L'odeur de cette composition attire les loutres, les belettes et les putois.
Un dernier moyen de destruction, celui dont on se sert le plus fréquemment, consiste à tirer la loutre à l'affût. Pendant la nuit on l'attend à sa sortie de l'eau, après sa pêche. Gomme, en nageant, elle ne montre guère que l'extrémité de son nez, et que souvent elle se déplace entre deux eaux, il est difficile de l'atteindre, tant qu'elle n'a pas pris terre.
Si la loutre nage admirablement dans l'eau, la nature lui a refusé la faculté de grimper et de faire des bonds : elle ne peut pas franchir une petite palissade de 0m,60 de hauteur. Quand les bassins ne sont pas trop étendus, ce qui arrive surtout pour les étangs à truites où l'on pratique l'élevage artificiel, il suffit d'une enceinte de lattes, reliées par du fil de fer, pour fermer aux loutres l'accès de l'eau.
Le héron est un des plus hardis déprédateurs de nos cours d'eau. « L'oiseau l baigne ses lon-