COMMENCEME.NT DU XIX* SIÈCLE
ses ]]étracteurs, avait été frappé de la ressemblance de certaines zones du cr4ne avec les vertèbres, en considérant une tète de chevreuil, dépouillée de. ses chairs et parfaitement blanchie, qu'il avait rencontrée à scs pieds en errant dans la forêt de Hartz. N’est-on pas touché au souvenir de ce penseur qui, dans sa promenade solitaire, ramasse le débris le plus méprisable en apparence, et sent son esprit saisi d’un trait de lumière, après avoir jeté les yeux sur l’objet échappé à la destruction *.
D'autre part, on poursuivait des recherches sur les parties profondes de l'organisme des Poissons. Biot, notre illustre physicien *, Configliacchi, de Pa\ie’, Humboldt et Provençal faisaient des expériences sur les gaz contenus dans la vessie natatoire. Tiedemann, l’un des premiers zoologistes de l'.\llemagne sejivrait à des investigations comparatives sur le cœur dépèces assez nombreuses. Des aperçus généraux sur le même organe étaient fourais par Dôllingcr *.
Dans la plupart des classes du Règne animal, il y a des espèces qui, s’éloignant beaucoup des formes ordinaires, deviennent pour les naturalistes des sujets de prédilection. L’attention s’est trouvée appelée de la sorte sur les Lamproies qui constituent un type, ichthyologique remarquablement dégradé. Du-
' U'.bfT die Bedeulung der Schadelhuyhen, 4”, 1807.
' .Né en 1774, membre de l'Institut le 11 avril 1803, proresseur au Collège de France, etc., mort le 3 février 18(i2. — Mémoires de la Société d’Arcueil, I. I, p. 232, 1807, et t. Il, p. 487.
’ Suit analisedelC aria conlenula uella retira notaloria, 4*. Pavie, 1800.
* Mémoires de la Société d’Arcueil, I. Il, p. 330, 1800.
'Friedrich Tiedemann, né en 1781, successivement professeur .4 Landshut et à Heidelberg, mort i Munich, en 1860.
• Annalen der Weteravisck-Gesellschaft, Bd. Il, s, 311, 1811.
H2 HISTOIRE r.É.NÉRAI.E OES POISSONS.
niOril a examiné l'organiaation de la grande Lamproie etquel- ([ucs années plus tard, im savant zoologiste de rAllem^gne, Rathke, a repris la même étude sur la petite Lamproie de rivière
Le cerveau des Poissons u'avait encore été observé qnc d’iine . manière assez superficielle, lorsqu 'en 4R13, un médecin grec, Arsaky, donnant des descriptions et des figures exactes de l'encéphale de plusieurs espèces, émit des vues neuves sur les analogies des parties qui le composent, avec celles du cerveau des Vertébrés supérieurs *. Du premier coup, Arsaky se montra lieureux dans ses déterminations des lobes de l’eneéphale dos Poissons. Cet atiteur a été discuté, critiqué par une foule d’analoraistos, et après les nombreuses contradictions venues de tous côtés, on en est arrivé à penser qu’il avait plus approché de la vérité que scs contradicteuas.
Cependant la conformation si curieuse du squelette continuait surtout à exciter au plus haut degré l'intérêt des anatomistes. Un auteur allemand, Hosenthal *, chercha d'abord à faire connaître exactement les os de la tète, et donna plus tard Un atlas contenant la représentation du système osseux tout entier de beaucoup d'espèces chez lesquelles on ne l'avait pas encore examiné. Depuis que l'existence d’une sorte d’uqité.de plan fondamental, dans la constitution de la chaqvente osseuse (le tous les animaux vertébrés avait été constatée, chacun s’efforçait de retrouver chez les Poissons les pièces de la tête humaine; mais les divisions multipliées de plusieurs os, dos déve-
> Dissertation sur les Poûsotu fui $t roffteothenl le /slas des animaux sans rertèbreSyi^. Paris, 1812.
’ JIcckcTs Archio fOr physiologie. Bd. VIH, s. 4ti, 1823.
* De Piscium rertbro et snedulla spinali, Halle, 1813.
‘ Mort en 1820. — Bcil's Archio ftr physiologie, Bd. X, s. 340, ISM.
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