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SKCO.NOt; PÉIUODE DI' XIX» SIÉtI.E. 4:i
a donné lieu à divers travaux irajwrtants, parmi lusquels se distinguent ceux de Rathke *, de M. Lereboullet d'Alessandrini dé M. ^^■illiams *.
Sur la vessie natatoire, on a acquis beaucoup de notions nouvelles depuis une trentaine li’années. Au point de vue de la conformation organique, on pourrait citer des oljservations nombreuses “ ; an point de vue physiologique, les résultats des expériences de M. Armand Moreau
Pour l'appareil de la circulation du sang, des investigations en général limitées à certaines parties dut été faites chez différents types de la classe des Poissons
Les recherches sur l’ensemble de l'organisation d’un type, réclamant un labeur immense, se produisent toujours en nombre' beaucoup plus restreint que les études ayant pour objet soit un seul organe, soit un seul appareil organique ; eependaut nous avons à mentionner comme exemple de ces investigations générales, l’a'natomie des Salmones par MM. Vogt et Agasslz *.
Ce n’est pas tout encore. Il est un magnifique faisceau de connaissances sur l’organisation des Poissons que l'on doit à un
' Anatomisrh-philosophische Unlertuchungen ûbir den Kiemenapparalxind lias zungenbein der Wirbelthiere. Riga, 1832.
* Anatomie de l'appareil respiratoire dans les animaux vertébrés, 1838.
’ Commentationes Academiœ scientiarum Institut! Bononiensis, I. III, p. 363. 1839.
* Todd’s Cyrlopœdia of Anatomy and Physiology, Supplément, p. 286.
* Voir Jacobi, Dissertatio de vesica aerea Piscium. Berolini, 1840.
* CotQptei rendus de l'Académie des Sciences, 1. LVI, p. 629. 1863.
’ Duvernoy, Atma/fj des Sciences naturelles, 2" série, I. VIII, p. 35. 1837.
— Hyrll, iIe<Ucinische Jarhtùcher des ôstreischischen Staates, I. XV. 1838.
— Brùtke, Denkschriften der Akademie der Wissensehaften su Wien, I. III. 18.52, cIc.
* Mémoires de la Société des Sciences naturelles de Keufchdtel, I. 111.
auteur moderne, Jean Millier, le célèbre professeur de Berlin *. Les 'travaux de ce naturaliste, exécutés avec une perfection peu ordinaire, i»rtent l'crapreinte d’une haute conception. On y remarque dans l’exposition* une clarté et une précision qu’on trouve rarement dans les œuvres des savants de l’.Mlemagne. J. Millier, né à Coblentz, parait avoir senti de près le souffle qui vient d'Occident. On le voit à différentes époques de sa vTe mo- .difîerla direction de ses études, appréciant avec une rare sagacité de quel côté il est le plus utile de se porter [pour réaliser un progrès. Adonné plus spécialement à la physiologie dq l’homme, pendant scs jeunes années, J. Millier mettra au jour un Traité de physiologie qui compte parmi les livres les plus recommandables *. Le champ restreint où l’on peut expérimenter pour reconnaître directement les fonctions des organes, en agissant sur un petit nombre d’espèces, semble lui avoir bientôt paru étroit. Il ne tarde pas à se consacrcrentièrement à des investigations approfondies sur l’organisation des animaux' les plus curieux, sur le développement de certains types remarquablement caractérisés. Mais nous n’avons pas à examiner ici le brillant ensemble des travaux de l’éminent naturaliste ; nous devons indiquer seulement la part considérable qu’il a prise aux progrès de Tlchthyologie.
Pour cette partie de la Zoologie, J. Müller a enrichi la science de l’une des plus belles monographies qui aient jamais été exécutées. Le type choisi est un animal marin (le Myxine gluti-
‘ Jean Müller, né à Coblenlr, le 14 juillet 1801, professeur d’anatomie et de physiologie à TUniversilé de Berlin^ membre de l'Académie royale dus Sciences de cette ville, correspondant de l'Institut de. France, etc., mort à Berlin, le 28 avril 1858.
* Müller, Afnmul de physiologie, traduit de l'allemand, par A. J. L. Jourdan, 2° édition. Paris, 1851.
SECONDE PÉRIODE DU XIX* SIÈCLE. 4.'i
nosa) appartenant à la même grande division naturelle que les Lamproies, et l’étqde de ce type est accompagnée do nombreuses observations destinées à fournir des termes de comparaison qui ont éclairé plusieurs points de la structure des principaux représentants de la classe des Poissons, en même temps qu’ils ont donné à l’auteur le moyen de s’élever à des considérations générales
^ Los recherches de J. Millier se sont étendues, en outre, aux réseaux admirables, artériels et veineiix, de l’organe hépatique du Thon *, à l’organisation et aux fonctions des fausses branchies à la vessie natatoire aux organes sexuels des Plagiostomes “, à l’organisation des Ganoïdes *, à la voix des Poissons etc.
Nous avons déjà eu l’occasion de voir que des .êtres d’une organisation très-spéciale excitent d’ordinaire au plus haut degré l’intérêt des investigateurs qui espèrent à bon droit y trouver un champ de découvertes. De -nouveaux exemples sont à citer. Il y a de vingt à vingt-cinq ans, un type ayant à la fois des branchies comme un Poisson, et des poumons comme un Batracien,
■ établissant ainsi un lien véritable entre deux classes d’animaux
' Anniomit der Myxinoiden, etc., in PliysHnliache Abhandlungtn der h’m>iglichtn Akademie der Wistenacbafltn lu Berlin (MHn. de l’Aradémie des Scieiiees de Berlin), pour 1834, 1838, 1837, 1838, 1839, 1843 et
' Mémoires de l'Académie de Berlin pour 1833 et 1837 , en commun avex Esxhricht.
’ Cuniples retidtis de l'Académie des Sciences, t. X, p. 422, 1840, et Mûl- Icr’s Arrhiv, 1841, p. 283.
* Müller's Archiv, 1842, p. 307.
‘/4id.,p. 414.
' Mémoires de l'Académie de Berlin pour 1844, p. 1 17. 1846.
’ Müller's Archiv, 1837, p. 219.
HlSrOIHE GÉNÉHALE DES POISSONS.
\erti*brc's, le genre Léjiidosiren devint le sujet d’études pajrtieulières de la jKirt de M. Owen de Londres*, de M. BischulT de Munich de M. l'cters de Berlin *, de M. Hyrtl de Vienne *.
D'antre part, nn Poisson d’une organisation relativement si imparfaite, que Pallas, l’un des plus savants zoologistes du siècle dernier, l’avait pris pour une limace, avait été récemment observé, après être resté longtemps complètement oublié des * naturalistes. Cet animal, connu sous le nom d’Amphioxus, a été l’objet des recherches successives de M. Costa à Naples, de Yarrell et de M. Goodsir en Angleterrc,de M. Retzius en Suède, de Rathke, de Jean Muller, de Kôlliker en .Allemagne, de M. de Quatrefages en France *, d’autres encore.
Une des voies les jJus profitables à la science dans lesquelles SC soient engagés les naturalistes du dix-neuvième siècle est l’étude du développement embryonnaire. Ces études, toujours fort longues et souvent fort difficiles, ont donné des résultats d’une haute importance au point de vue de la physiologie générale comme au point de vue de la philosophie de la science. Elles ont déjà fourni sur les relations naturelles des animaux, des lu- • njières.qui n’avaient pas été obtenues par les recherches sur les
' l.os I.épidosirciis regardés comme appartenant & la classe des Batraciens, par plusieurs nainralisles, sont aujourd'hui considérés comme des Poissons par le plus grand nombre des zoologistes.
’ Trans'iclions of the Linnean Socitii/, IS.afl.
' I.epidosiren paradova, Anatumiieh \mlfi$ucht vnd bfschriehtn, in-i*. Leipzig, IS40.
* Vlüller's Arrhiv, p. I, |84.-i.
’ I.epidosiren paradoxa, Monoijrnphit, in-4”. Prague, ISI.V.
' Voir le Mémoire de M. de Ouatrefages qui contient une énumération des Iravaiix antérieurs. — Annales des Sriences nnliirelles, 2* série, t. IV, p. 197. I81.S.
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SECOMIK PÉiuonE'ni; xi\- siêu.e.
adultes. Par suite de la constatation de ce grand fait, que les Mres se ressemblent, d'autant plus que leur développement est moins avancé, on a pu sîiisir des rapports évidents entre des types que l'on pensait être extrêmement éloignés par les caractères de leur organisation.
Celte voie d'investigation déjà si féconde, qui sans aucun doute deviendra bien plus féconde encore dans l’avenir, commença à être ouverte, de la manière la plus brillante, par un profes-seur depuis longtemps célèbre de l’Université de Saint- Pétersbourg, M. Baèr, et suivie aussitôt avec un grand succès par Rathke, l’habile naturaliste de Kônigsberg dont le nom a déjà été cité dans cet aperçu historique. j
Les travaux particuliers sur le développement embryonnaire des Poissons se sont succédé rapidement depuis trente-cinq
ans, de sorte qu'ils sont aujourd’hui assez nombreux. Nous
lîipnlionnerons ceux de Rathke de Baër *, de Riisconi de M. de Filippi^jdeM. Vogl de Valentin®, deM. Lercboullet
» Enlwkkelangsge\chidite der Haifiiche und Bocken. Schriflen dernatur^ funrhtnden Gestlbchaft, in Danzîg. Bd. II, 1827.
* Cntersurhungen Ûber die Enltvickelungsgesdiichte der Fischç, in-4®.