‹ Les poissons des eaux douces de la FranceChapitre 17 sur 132 · I. Il A fil’ EN T K sni.im · texte numérisé non relu

I. Il A fil’ EN T K sni.im

K\aminons ccs parties.

Aii-tlevant du niu.seaii, sc voient les pièces maxillaires, douées d'une mobilité très-grande chez les Poissons osseux, où elles j)cu\ eut s’avancer pinson moins pour la préhension des aliments. Ce sont les intcrraaxillaires {prcmaxillfiires Ovven) et les maxillaires, c’est-à-dire les os propres de la mâchoire supérieure. Les |)rerniers, rarement soudés, mais d’ordinaire unis l'un à l’autre i>ardes ligaments, se recourbent en arc et fournissent chacun une branche ascendante fixée d’une manière variable à la partie antérieure du mustau. Le maxillaire est formé de deux branches parallèles, faiblement maintenues entre elles sur la ligne médiane, situées en dehors des intcrmaxillaires et articulées avec les pièces environnantes, (intcrmaxillaires, vomer, palatins). A cette zone nasale, appartiennent encore des plaques osseuses constituant la voûte du palais ; ce sont, en avant à 1a base du museau, les palatins, souvent [lourvus de dents, et en arrière, des pièces qui paraissent représenter les os ptérygo'ldes des autres Vertébrés {ptén/ijnï4es et transverses ^ de Cuvier, entoptértjgoides et ptérygotdfs d’Owen).

Si les interprétations de M. II. Owen sont justes, la mâchoire sii|KTieure et les os qui lui servent de support, seraient des dé|tf'\^ances de la zone orbitaire {arc prosencéphalique, flwen) ainsi que les pièces operculaires.

• La mâchoire inférieure est composée de deux branches J, unies en avant et suspendues en arrière par une sorte de tige attachée h la base du crâne. Cette tige est en général formée de trois pièces, quelquefois de cii\q. La pièce supérieure [temporal

• Chacune de ces branches est ordinairepient formée de qiialrc pièces : le dentaire, qui souvent perle des dénis; V articulaire , iaiiÿiitaire et l’opereulaire.

Ci HISTOIUK GÉ.NÉHAI.I-; DES l'CIISSONS.

tlo Cuvier, cpilijmpankjtte d'nweii) est articulée avec une cavité située sur la paroi latérale du ci-ane ; la pièce inférieure {jugal de Cuvier, hypotympanique d’Ovven) avec la mâchoire

En arrière de l'insertion du suspenseur de la mâchoire, s'articule le ]lréoper^^le, pièce servant de supjKirt il l'ajipareil operculaire, dirif;ée en bas et un peu inclinée en avant, de manière à rejoindre l’os qui fournit l’articulation de la mâchoire inférieure. Le préopercule considéré par certains anatomistes comme correspondant rigoureusement à l'os (os carré, ou tympanique) qui chez les Oiseaux et les Rc[itiles porte la raftchoirc inférieure, offre ordinairement à sa surface une rigole dans laquelle passe une branche des canaux de la peau qui sécrètent la mucosité. ^

Plusieurs pièces osseuses destinées à la protection de l’a]ipareil respiratoire, demeurent libres par leur côté extérieur, de façon à constituer celte fente sur la partie postérieure etjatéralc de la tète que tout le monde connaît sous le nom de ouïe. Ce sont les pièces operculaires que l’on appelle, opercule, suhopercule et inleropercule. Très-variables dans leurs fonnes suivant les tv-pes, elles sont habituellement employées ainsi que le préopercule îi la caractérisation des genres et des espèces. La pièce principale est l'opercule, situé en arrière du piéojvercule auquel il est attaché par des ligaments et articulé par son angle antéro-supérieur avec une saillie du suspenseur de la mâchoire Inférieure {temporal de Cuvier). ll>demeurc libre en arrière et en dessous de façon à [Kuivoir se soulever et s’abaisser

comme un ballant de porte. A. son bord postérieur est flxé le

' La pièce inlermértiaitc, smivcnl en partie cachée â la face interne de l'os qui fonniit l'arlii nlalion de la mâchoire, est le sym/ilectiqiie de Cuvier ou le mésolymiiamt/uf d’Ovven.

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CHAHl'ENTE SOLIDE.

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subopercule, ordinairement long et étroit; au bord inférieur des deux premières pièces, se trouve l'interopercule qui se

Fig, 1 . ~ Tête de Carpe comrouue montrant les pièces operculalres

prolongeant vers la mâchoire inférieure s’attache à celle-ci par des ligaments.

Les naturalistes ont fait des efforts inouïs pour reconnaître la véritable nature des pièces operculaires sans qu'aucun d’eux ait réussi à apporter uiT résultat désormais hors de contestation. Pour Cuvier, ces parties sont des os particuliers aux Poissons; , pour M. Agassiz, ce sont des productions cutanées comparables aux écailles, ce qui est peut-être la vérité; pour M. Owen, ce sont des dépendances de la zone orbitaire du crâne, sans compter bien d’autres interprétations moins sérieuses.

< On a repréienté trèa-dislinctemcnt les os sous-orbitairts, formant une ceinture à ta partie inférieure de l’aii; on reconnatt ie priopercuk qui se dirige vers la mâchoire inférieure au-dessous de la Joue ; l'opereule, dont les dimensions sont énormes ; au-dessous, le subopercule; dans tïnlervallc des précédents et du préoperculc, l'interopercule; en arriére des pièces operculaires, la ceinture des os de l'épaule; enfin, au-dessous de ces pièces, One portion de la membrane brancliioslége.

Buacusso. s

La tête des Poissons présente encore d'autres pièces regardées par les auteurs modernes comme des os accessoires. Plusieurs anatomistes ont cherché à retrouver dans ces pièces, des parties correspondantes à celles de la tète des Vertébrés supérieurs, mais ils ont échoué dans leur tentative et aujourd’hui on admet d’une manière assez générale que ces pièces appartiennent au système cutané. Elles donnent presque toujours passage à des canaux dans lesquels se produit la mucosité qui suinte à la surface de la tète de la même façon que la mucosité qui sort de la ligne latérale et se répand à la surface du corps. Ces pièces sont les sous-orbitaires, qu’il est souvent utile de remarquer pour la caractérisation des espèces. Ces sous-orbitaires forment une chaîne qui limite les orbites inférieurement, se soudent parfois non-seulement entre eux, mais encore avec le préopercule et en viennent à constituer un bouclier qui couvre toute la joue. Des os analogues {surtemporaux de Cuvier) se montrent chez certaines espèces sur la région postérieure de la tête, s’avançant quelquefois jusqu’au point où la ceinture des os de l’épaule s’attache au crâne. D’autres pièces • accessoires de même nature {os nasaux) peuvent encore exister sur le museau et au fond des fosses nasales.

Dans les Poissons cartilagineux comme les Raies et les Squales, toutes les parties du crâne demeurent presque molles et en général composées d’un tissu uniforme ; les pièces operculaires sont à l’état rudimentaire, mais celles-ci, chez les Lamproies, constituent une charpente cartilagineuse assez compliquée.

Chez les Vertébrés supérieurs, l’os de la langue, os hyoïde, suivant la dénomination scientifique, est peu développé et d’une conformation fort simple. Chez les Poissons, au contraire, cet os acquiert un développement énorme et devient un appareil

CIIAUI’ENTE SOLIDE.

extrêmement compliqué, qui prend un rôle important dans la constitution de la chambre respiratoire et dans l’acte de la respiration.

Une portion antérieure et moyenne (os lingual) est le support de la langue ; une suite de pièces osseuses placées en arrière, également sur la ligne moyenne, constitue le corps de l’hyoïde; deux branches formées d’une chaîne de pièces osseuses et réunies un peu en arrière de l’os propre dc-la langue, remontant sur les côtés de la tête pour s’attacher sur les parties latérales du crâne (à l’os temporal de Cuvier ou dpilympanique d’Owen) par une tige ordinairement assez grêle (osselet styloîde de Cuvier), sont les suspenseurs de tout l’appareil ; un os impair To* hyoïde), inséré dans l’angle formé par la

réunion de deux branches et situé ainsi au-dessous des branchies, établit inférieurement la séparation entre les deux ouvertures des ouïes.

De la portion moyenne de l’os hyoïde, en arrière des branches de suspension, naissent les arcs branchiaux, au nombre de quatre paires, qui, contournant le fond de l’arrière-bouche, remontent jusque sous la base du crâne pour aller s’appuyer sur d’autres pièces osseuses dépendantes de l’appareil hyoïdien, les os pharyngiens supérieurs. Enfin, en arrière des arcs branchiaux, se trouvent encore deux tiges ou plutôt deux plaques, désignées sous le nom à' os pharyngiens inférieurs, qui, chez beaucoup de Poissons, portent des dents, aussi bien que les os pharyngiens supérieurs.

Des rayons sont tantôt articulés^ tantôt fixés par des ligaments aux deux pièces principales de chaque branche de l'os hyoïde ; ce sont les rayons branchiostèges, dont le nombre, variable dans les différents groupes de Poissons, est habituelle-

fiA HISTOIHK f.ÉNSllAI.K DES POISSONS,

ment mentionné dans les descriptions génériques et spécifiques. Une membrane soutenue par ces rayons, la membrane branchiostége, complète la fermeture de la cliambre respiraUjire *.

L’appareil hyoïdien pouvant s’élever et s’abaisser, rétrécit ou agrandit de la sorte la chambre banchiale, en entraînant les branchies dans ses mouvements. Les rayons branchiostèges ayant leurs mouvements particuliers, étendent ou plissent la membrane qu'ils 'soutiennent.

Dans les Poissons cartilagineux, l’a])j)areil hvoïdien est construit sur le mémo plan général que chez les Poissons osseux, mais dans les Lamproies, il est d’une structure très-compliquée et très-sjK‘ciale.

La colonne vertébrale est en général composée, comme dans les animaux suj)érieurs, d’une suite de vertèbres s’étendant de la base du crilne à l’extrémité du corps. Les vertèbres des Poissons sont très-reconnaissables à la présence d’une fosse conique creusée tant è leur face antérieure qu’à leur face postérieure. Ces cavités sont remplies par une substance molle qui passe par un trou pratiqué au centre de chaque vertèbre ; en sorte qu’il existe un véritable cordon de substance fibro-gélatineuse. C’est la corde dorsale qui dans la plupart des Poissons cartilagineux s’avance jusque dans l’intérieur du crâne, et qui, dans les Lamproies, constitue presque toute la colonne vertébrale.

' Toutes les parties de l'appareil hyoïdien ont reçu des noms particuliers, et, conunc chaque auteur qui s’est occupé du sujet a tenu à proposer une nomenclature, il en est résulté une multitude de dénominations. On trouvera à cet égard un excellent résumé dans : Milnc Edwards, Lrrons de Physioluÿie et d’Ànatomie comparée, t. II, p. 2t9, note 2. — l.'apparcil hyoïdien est considéré par M. Owcn comme une dépendance de laiEonc ou vertèbre pariétale du crflne.

Au-dessus du corps de la vertèbre ainsi évidée en avant et en arrière, s’élèvent devix arcs réunis à leur sommet ; c’est une sorte d’anneau formant le canal de la moelle épinière, surmonté d’une lame verticale [apophyse épineuse). A la base de ces mêmes arcs se montrent chez la plupart des Poissons osseux de petites apophyses [apophyses articulaires) et sur les corps des vertèbres, il existe souvent des apophyses transverses qui peuvent même devenir assez longues pour se réunir inférieurement, de façon à constituer un anneau, pourvu d’une lame descendante [apophyse épineuse). C’est ce que l’on observe ordinairement pour les vertèbres de la partie |)ostérieure de l’abdomen. 11 y a dans le nombre des vertèbres, dans leurs formes, des modifications infinies, déjà très-bien décrites, mais dont on n’a pas encore reconnu la valeur véritable pour l’appréciation des affinités naturelles. Dans les Poissons cartilagineux, Raies, Squales, etc., les vertèbres ne sont pas toujours nettement séparées les unes des autres et chez les Poissons inférieurs (Lamproies), la colonne vertébrale est réduite à une corde dorsale pourvue d’une enveloppe fibro-mombraneuse qui, en s’étendant vers la partie supérieure, circonscrit le tube que traverse la moêlle épinière.

Les côtes qui manquent chez certains Poissons, existent chez le plus grand nombre de ces animaux. Ordinairement insérées sur les apophyses transverses, quelquefois attachées au corps des vertèbres, mais toujours par une seule tête, elles ont peu de mobilité. Dans beaucoup d’espèces, les côtes portent des appendices grêles, sortes de stylets, comme on en voit aussi, qui adhèrent au corps des vertèbres et traversent les chairs. Ce sont là ces arêtes si fines qui rendent plusieurs Poissons fort désagréables à manger.

Dans CCS animaux, où il y a absence de sternum, les os qui supportent les membres antérieurs forment en arrière de l’orifice des ouïes, une ceinture qui limite postérieurement la chambre respiratoire. Les deux portions de cette ceinture se rapprochent et s’attachent au sommet du crâne chez la plupart des Poissons osseux et chez les Esturgeons pour se réunir audessous de la gorge. On les trouve ordinairement composées de trois os qui r~ 'résentent l’épaule ; le plus élevé des trois, est le surscapulaire, fixé aux parois latérales du crâne, le secondou l’intermédiaire, est le scapulaire, corres|iondant à l’omoplate, le troisième, le plus grand, a été déterminé de toutes les manières imaginables, c’est Vhuméral selon Cuxier, le coracoïde selon Owen, la clavicule selon d’autres auteurs. En général, ces pièces se montrent à l’extérieur.

Chez certains Poissons (tes Anguilles, etc.), la ceinture des os de l’épaule est rudimentaire et libre d’adhérence à sa partie supérieure. Il en est ainsi chez la plupart des Cartilagineux, mais dans les Raies, elle est en rapport avec la portion antérieure de la colonne vertébrale.

Au bord interne de la troisième pièce de la ceinture, sont attachés deux os placés l'un au-dessus de l’autre, représentant l’avant-bras {ctibitus et radius de Cuvier, radius et cubitus d’Owen) et dans plusieurs types, il en existe un troisième, rAMOTm/5 selon Owen, appuyé également au bord interne de la pièce inférieure de la ceinture. En outre, une sorte de stylet adhérent aussi à cette dernière, correspondrait au coracoïde selon Cuvier , à la clavicule selon d’autres auteurs.

A la suite de l’avant-bras, se trouve une rangée de petits os ( les représentants du carpe ) qui supportent les

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