I.' É P I .N OCM ETT E n O f n r. f I G N O N N E
(gAsTEROSTECS BCnolNDIANls)
L’Épinoehette bourguignonne offre, comme l’espèce précédente, une carène latérale s’étendant de l’extrémité des nageoires dorsale et anale à l’origine de la queue; et cette carène est formée également de cinq pietites plaques ou écailles trèsétroites. -Malgré ce caractère commun aux deux espèces, après l'examen attentif de toutes les parties, il devient impossible de les confondre.
ÉI’l.NOCHES. 24)
L’Épinochette bourguignonne est d’une taille notablemwit inférieure ; nous avons constaté le fait, en comparant un nombre fort considérable d’individus, les plus grands n’atteignant pas en totalité la longueur de 0“,04‘5. La forme générale du corps est différente aussi, elle est moins allongée, plus’ ovoïde.
La tête est plus mince, plus effilée et plus projetée en avant. La forme de l’opercule est à peu près la même. Les épines dorsales sont également au nombre de dix, seulement un pou plus faibles; mais, comme chez l'Épinochette piquante, on observe parfois des individus où l’une de ces épines est avortée; d’autres chez lesquels il s’en est développé une onzième; il ne faut prendre ce caractère en sérieuse considération qu’après l’avoir vérifié sur beaucoup d’individus. La nageoire pectorale a dix rayons, et la dorsale, comme l’anale, en a neuf au lieu de dix, que l’on trouve presque constamment chez l’espèce précédante. Cependant, ainsi qu’on le voit fréquemment chez les Poissons en général, le nombre des rayons des nageoires peut varier, par suite d’arrêt ou d’excès de dévelojipcment, et chez une de nos Kpinochettes bourguignonnes, un dixième rayon, très-petit à la vérité, existe à la dorsale.
Le caractère le plus net et jiar conséquent le plus sûr pour ne jamais confondre rivpiuochcUe bouiguignonne avec l’Épinochette piquante, est fourrti par le bassin. Dans la première, la branche montante est beaucoup plus large, tandis que les lames qui constituent l'armure ventrale forment une plaque longue,très-étroite, effilée graduellement vers le bout, sans différence sensible entre les individus des deux sexes. La seule inspection de celte partie permet de ne jamais hésiter à reconnaître l’espèce. En outre, les pointes ventrales un peu denticulées sur leurs
Blancuakd. tG
2*2 HISTOIRE PART IClîl. I ÈR E OES POISSONS, bords, dans l’Épinochctte piquante, sont lisses chez l’Épinochctte bourguignonne.
/■’iÿ. 40. — Steroiim de rK|)itioclieUe bourguignonne vu en dessous
La coloration des deux espèces n’est pas identique. L’Épinochette bourguignoone a d'ordinaire des tons verdûtres plus vifs ; elle est presque parUuit jroinlillée de noir, excepté sur la région ventrale, présentant aussi des bandes transversales noires, assez irrégulières et plus ou moins marquées.
Cette espèce nous est venue surtout du département de la Géte-d'Or. M. Brullé en a recueilli un certain nombre d'individus aux environs de Dijon.