‹ Les poissons des eaux douces de la FranceChapitre 35 sur 132 · I.'ÉPINOEHETTE LISSE · texte numérisé non relu

I.'ÉPINOEHETTE LISSE

(0.4STEB0STECS I.JÎVIS ')

L’Kpinochclte lisse a presque exactement les mêmes formes que l’Épinochette piquante, mais un examen facile doit empêcher toute confusion. L’extrémité [rostérieure du corps est lisse ; elle n’a point de carène latérale, aucune trace d'écailles et plutêt un léger sillon.

‘ Réijne animal, 2' édit., I. Il (1829).

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Cuvier avait eu l'occasiuri d eludier particulièrement cette espèce; il avait constaté que cette Épi uochette était la seule qu'on rencontrât dans les eaux des environs de Paris.

Fiy. 41. — L*Epli»ochette lisse, de gmiideiir nnturelle.

S.i tète est sensiblement plus enUéeque celle de l'Épinocliette piquante et ainsi plus semblable à celle de l’Kpinochette bourguignonne. On saisit parfaitement cette différence, lorsque les individus ont été desséchés. Les épines dorsales sont au nombre de neuf, un peu plus faibles que dans les espèces précédentes. La nageoire pectorale présente onze rayons ; la nageoire dorsale, le même nombre; l'anale, seulement neuf. Le bassin forme eu arrière une plaque triangulaire, pointue à l’extrémité; sa branche montante est notablement élargie vers le sommet.

La coloration générale est presque toujours d'un vert assez vif avec des marbrures plus foncées, et bien que tout le cor()s soit chargé de [voints noirâtres, ces points ne se groupent jws sur les régions pectorale et ventrale, de façon h présenter l’aspect de petites taches, comme cela se voit sur l'Épinochette piquante.

Ces détails de coloration n'ont pas une fixité sutfisanle pour qu'on s’y arrête beaucoup, mais ils appellent l’attention qu’il est utile ensuite de porter sur des caractères plus certains.

L Kpinocliette lisse est fort répandue aux environs de Paris, c’est d’elle en particulier' qu'il a été question dans l'étude des

444 HISTOIRE PARTICULIÈRE DES POISSONS, mœurs des Épinochettes. Elle abonde dans tous les ruisseaux aux alentours de Gisors.

L’ÉPl.NOCHETTE LORRAINE {gASTEBÜSTEL’8 lotuarjngus)

Celte petite espèce, à queue lisse, comme la précédente, offre une physionomie particulière. Elle est moins arrondie que les

Fig. 42. — L’EpInochetle lorraine.

autres Épinochettes; sa tête est plus mince, moins efBloe ; les épines qu’elle porte sur le dos, seulement au nombre de huit, sont moins longues et plus courbées que chez rcs|)èce précédente, et leur membrane étendue jusqu’à la pointe, figure ainsi une petite xoile fort ample. L’opercule est moins allongé que celui de l’Épinocheltc lisse. La nageoire pectorale a dix rayons ; la nageoire dorsale, neuf, et la nageoire anale seulement huit. Le bassin présente aussi plusieurs particularités caractéristiques; la branche montante est très-large vers le sommet ; l’armure ventrale est plus effilée que dans l’Épinochette lisse et moins triangulaire, étant plus étroite à son origine. Les épines sont projairtionnellement un peu plus fortes et légèrement denticulées.

La couleur de ce petit Poisson est d’un gris jaune verdâtre, avec la région ventraleorangeét sans doute rouge, au printemps.

ÉPINOCHKS. Î4;i

Des bandes transversales irrégulières, dues, non-seulement à une teinte plus obscure, mais surtout. à des jKiints noirûlres, rassemblés en grand nombre, parcourent le dos et une partie des flancs.

Cette Kpinochette a été prise dans la Meuse ou dans les ruisseaux adjacents, aux environs de Saint-Mihiel. C’est M. üodron, le doyen de la Faculté des sciences de Nancy, qui me l’a envoyée. Tous les individus observés avaient à peu prés les mêmes dimensions, la même coloration et absolument tous les mêmes caractères.

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