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Fig. 43. — L'£piaochette à tête courte de grandeur naturelle.
dinaire, assez élargie jusque dans le voisinage de la queue, elle est médiocrement allongée et sa tête se fait remarquer par sa brièveté. Cette tête très-bombée en dessus, se projette fort peu en avant, et les lèvres sont épaisses.
• L’opercule est aussi court que dans l’Kpinochette lorraine, avec le bord supérieur un peu plus écbancré. Les épines qui gar-
ne HISTOIKE PAHTICILIÉIU'. DES POISSONS.
Dissent le dos, au nombre de neuf, quelquefois de dix, sont assez grêles et leur membrane large relatixeraent, se montre parsemée de points noirs. La nageoire pectorale a onze rayons, la dorsale également onze, l'anale neuf et parfois dix, tous délicatement pointillés de noir. Le bassin est fort étniit et se prolonge en arrière en une palette triangulaire plus grêle encore que dans l'Épinochette bourguignonne. Les épines ventrales sont trèspetites.
La coloration générale de l’animal est cette nuance olivâtre, plus ou moins variée de teintes obscures, que l'on observe chez rKiiinochelle lisse. Dans l’Épinocht tie à tête courte, cette coloration est^de même rehaussée par un semis de points noirâtres, mais ici les points sont très-petits, presque égaux et presque également répartis sur tout le corps.
J’ai étudié cette espèce sur des individus pris dans les fossés des environs de Caen, par M. de L'Hôpital, professeur au Lycée de cette ville.
LA FAMILLE DES MUGILIDES (ml'giudæ)
Les Mugilides sont de véritables Poissons de mer; aussi, beaucoup d’auteurs occupés exclusivement des espèces d’eau douce, ont-ils cru pouvoir les négliger. Néanmoins, comme les Muges entrent périodiquement dans les cours d’eau, comme on les pêche chaque année dans les fleuves et les rivières de France à des distances assez considérables de la mer, il nous a paru indispensable de décrire ici au moins les doux espères que l'on prend habituellement dans les eaux douces en certaines saisons.
MIT.ILIDES.
La famille desMiigilidcs, composée essentiellement du genre Muge, est des mieux caractérisées. Le corps de ces Poissons, d'une forme allongée, et couvert de grandes écailles finement denticulées sur leur bord, porte deux nageoires dorsales fort écartées l'une de l'autre , la première formée seulement de quatre rayons osseux *. Les Muges ont des nageoires ventrales attachées un peu en arrière des pectorales, une bouche transversale d'un aspect très-singulier ; la mâchoire inférieure offrant dans son milieu une proéminence qui s’engage dans une érhancrure de la mâchoire supérieure, des maxillaires extrêmement petits, une tète couverte d'écailles, un museau court et obtus, la membrane branchiostège pourvue de six rayons.
■âprès l'énoncé de ces caractères extérieurs faciles à apercevoir, il faut ajouter que lesMugilides sont remarquables encore par leurs os pharjngiens très-développés, rétrécissant l’entrée de l’oesophage et lui donnant une forme anguleuse, de manière â ne livrer passage qu’à des matières très-ténues ; qu’ils ont un estomac terminé par une sorte de gésier, des appendices pyloriques peu nombreux, un intestin long et replié.
LE GENRE MUGE (MLCIL, Linné)
Les Muges sont surtout caractérisés par la forme de leur bouche, qui ne ressemble à celle d’aucun autre Poissoti, par leur os sous-orbitiiire denticulé, masquant plus ou moins complètement le maxillaire qui est toujours fort grêle ; par leurs opercides larges et bombés.
' On trouve parfois des individus présentant à la première dorsale un petit rayon supplémentaire, mais le cas est assez rare.
‘ 2*8 HISTOIRE PARTICrUÉRE DES POISSONS. j
Poissons, estimés pour la table et fort abondants dans la Mi-dilerranée, étaient bien connus dans l'antiquité. Il est ques- . •
' lion de leurs babitudes, non-seulement dans l’ouvrage d’A-ris- ^
*tüte, mais encore dans les écrits de diNers auteurs de la Grè^ et de Rome, où le vrai et le faux sont souvent fort entremtféê ^
Les Muges, d’une agilité remarquable, ékfcutent contiouei- ,
lement de grands sauts au-dessus de l’eau et réussissent souvent ainsi h s’échapper des filets. Ces Poissons n’ayant d’autre arme défensive que leur nageoire dorsale deviennent souvent la proie •des espèces voraces ; et c’est seulement à leurs mouvements ]
rapides, qu’ils doivent de se soustraire parfois à la poursuite de leurs ennemis. Ils cherchent leur nourriture au fond de l’eau, dans le sable ou dans la vase, mais on n’a pas encore d’obsen alions bien complètes sur leur régime. Plusieurs des espèces de Muges de nos côtes se ressemblent beaucoup parleur aspect général ; Linné et la plupart des auteurs en avaient fuit une extrême confusion. C’est Cuvier qui le premier a précisé leurs caractères spédfîques.
LE MLGE CAPITON
IHCGIL CAPITO ’)
"Parmi les Muges, le Capiton est l’espèce commune dans 'Océan et dans la Manche aussi bien que dans la Méditerranée, qui à certaines époques entre en grandes troupes dans nos cours
• ' ■ ' Les Muges étaient appelés, par les Grecs, Kurjiicet
•Cuvier, Règne animal, t. II, p. 230, 1829. — Varrell, Histvry of Brilish Fishes, vol. I", p. 234; 1830. — Valenciennes, Histoire naturelle des Poissons, t. XI, p. 36'; 183.6. — J. Couch, Hislory of Fishes of lhe Brilish Jilands, t. lU, p. 0, pl. 123.
Ml- G ES.
d’eau, la Gironde, la Loire, la Seine, la Somme et beaucoup d’autres rivières.
C’est un Poisson d’une forme oblongue, d’une couleur grisbleuAtre sombre sur le dos, plus claire sur les côtés, d’un blanc d’argent sur la région ventrale, avec sept ou huitlignes longitu-
dinales verdâtres sur les flancs plus ou moins marquées, suivant les individus, des nuances jaunes sur la tête et sur quelques parties du corps.
Des écailles grandes et minces couvrent non-seulement tout le corps, mais encore la tête. Il y en a sur le sommet jusqu’au.mueeau dans l'espace compris entre les narines, et la joue en est entièrement garnie. Les' écailles des flancs ont leur bord libre un peu anguleux et leur bord basilaire coupé presque droit. Toute leur portion libre, vue sous un grossissement, présente un réseau celluleux ; au centre, une sorte de petit canal, et au bord, de très-petites épines irrégulières. La portion engagée dans la peau ou recouverte par les autres écailles, offre des stries régu-* Hères d’une extrême finesse et six ou sept grêles canaux parallèles. Les écailles du sommet de la tête et des joues deviennent plus petites et subissent certaines déformations, mais par la