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nature de leurs stries et de leurs épines, elles ressemblent entièrement à celles dont le corps est re\iHu.
La tète du Capiton, arrondie sur les cètés et presque conique, forme à peu près le quart de la longueur totale du Poisson ; la mâchoire supérieure est garnie d’une rangée de dents e.\trêmement fines et serrées, tandis que la milchoire inférieure en est dépourvue. L’osil, assez grand, a l’iris jaunâtre. Le sous-orbitaire, muni de dents nombreuses, fines et aigufis, ne cache pas entièrement le maxillaire lorsque la bouche est fermée.
La première nageoire dorsale a trois rax ons fort épais et acérés et un quatrième très-faible. La seconde dorsidea un premier rayon osseux assez court et huit articulés, les premiers simples, les autres rameux ; quelquefois les deux derniers rayons étant confondus, on n’en compte plus que sept au lieu de huit. Les nageoires pectorales, de forme ovalaire, composées de dix-.sept rayons et surmontées d’une écaille courte et obtuse, offrent dans l’aisselle une tache noire plus ou moins prolongée en s’affaiblissant sous forme de bande, et souvent aussi une tache bleuâtre située vers les deux tiers de leur longueur. Les ventrales, ordinairement d’une teinte orangée à leur base, ont un rayon osseux assez court et cinq articulés et rameux. L’anale, placée exactement au-dessous de la seconde ventrale, a trois rayons osseux et huit ou neuf articidés et branchus. Enfin la caudale en a quinze et un ou deux petits en dessus comme en dessous.
Le Muge Capiton atteint une assez grande taille, environ <r,.'iO à ü'”,60 de longueur; commun dans la .Méditerranée, il n'est pas moins abondant dans l’Océan. Il se tn)uve sur toutes les côtes de France, sur les côtes d’.ângletcrrc et jusque sur les côtes de la péninsule Scandinave. .\u printemps, il pénètre sou-
vent en nombre considérable dans la Uironde et dans la Loire.
Autrefois, il entrait dans la Somme au mois de mai en légions si nombreuses, que la rivière en était couverte pendant quelques joure, mais, dit M. F. Marcotte, l’auteur d’un Catalogue des animaux vertébrés de t arrondissement d Abbeville, on ne l’y voit plus, depuis l'établissement du canal d’Abbeville à la mer