‹ Les poissons des eaux douces de la FranceChapitre 50 sur 132 · I.OCHIiS · texte numérisé non relu

I.OCHIiS

de la nageoire caudale. Une ligne longitudinale également noire ou d’un brun très-foncé, plus ou moins interrompue, règne parallèlement aux larges bandes sur les côtés de la région ventrale et se termine en une série de taches. En outre, de petites taches noires ou brunes, comme de gros points, sont disséminées sur toutes les parties du corps et de la tète, contribuant à rehausser la vivacité de la nuance jaune orangé que présente ordinairement toute la région ventrale. Ces points varient sensiblement en nombre comme en grosseur suivant les individus, mais néanmoins le système de coloration de la Loche d’étang ne se modifie que dans une assez étroite mesure. Les nageoires sont également ponctuées de brun noirôtre, particulièrement la dorsale et la caudale.

La tète de la Loche d’étang est allongée, avec le front déprimé, la lèvre supérieure épaisse, notablement avancée au-dessus de

Fig. 48. — Kraille de Loche d'dtang.

la lèvre inférieure et la bouche entourée de dix appendices charnus ou barbillons. Il y a quatre de ces appendices à la lèvre supérieure, un à chaque angle de la bouche et quatre beaucoup plus petits que les autres à la lèvre inférieure.

L’œil très-petit, situé presque à la hauteur du front et à égale distance de l’extrémité du museau et du bord de Copercule, a

2!M! I11ST0IHE PA RTICUI.1 1 11 E DES POISSONS, l'iris d’une belle couleur d’or. L:i narine, plact-e au-devant de l’œil, a deux orifices très-rajiprochés l’iin de l'autre, le premier surmonti' d’un petit prolongement tubuliforme.

L’os sous-orbitaire mobile se prolonge au-dessus de l’œil en une pointe assez longue recouverte par le tégument, mais trèssensible sons la peau.

Les nageoires de la Loche d’étang sont peu développée^ relativement à la dimension du corps, cl ce faible développement des nageoires contribue à donner nu Poisson un aspect anguilliforme.

La dorsale située très en arrière, vers les deux tiers de la longueur du dos, est arrondie et composée de neuf rayons, trois simples, dont le premier rudimentaire et six rameux ; les |>ectoralcs présentent onze rayons; les ventrales, placées au-dessous de la dorsale, seulement six dont un simple; l’anale, huit, dont le premier rudimentaire, le second très-petit, et cinq rameux ; la caudale, seize, sans compter quelques-uns très-petits en dessus et en dessous.

Cette espèce se trouve dans les étangs en .\lsace et en Lorraine ; nous croyons qu'elle n’a jamais été observée soit dans le centre, soit dans le midi de la France; elle est plus répandue en Allemagne. Partout on la voit rechercher la vase où elle prend de petits animaux dont elle se nourrit ; elle avale aussi de la vase qui ne peut manquer de contenir beaucoup de matières organiques. Ce Poisson fraye pendant le mois d’avril et de mai.

<;(iL'JO.\.

LE GENEE GOl'JON

(«unio, Cui'ier)

Ce genre n'est représenté en France que par une seule espèce; M. Valenciennes avait cru reconnaître une seconde espèce du genre Goujon dans les eaux douces de la France, mais il a

été parfaitement démontré que cette dernière était une variété de la première. 11 existe en Allemagne une espèce bien caractérisée qui n’a jamais été prise dans nos rivières {Gobio uranoscopus, .\gassiz). D’autres espèces vivent dans les cours d’eau de l’Asie et de l’.Amérique du Nord.

Le genre Gotijon est assez bien caractérisé par une tète large avec la bouche placée en dessous et munie d’une [laire de longs appendices charnirs ou barbillons appendiis è la base de la mâchoire inférieure, et les yeux situés très-près de la ligne frontale; par la présence d’écailles assez grandes, larges et courtes ; par les nageoires dorsale et anale étroites à leur base. A. ces caractères, il faut ajouter que les dents pharyngiennes des Goujons sont terminées en crochets et disposées sur deux séries.

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