‹ Les poissons des eaux douces de la FranceChapitre 55 sur 132 · IA TANCHE COMMUNE · texte numérisé non relu

IA TANCHE COMMUNE

(TINCi VILGA«IS ')

Une physionomie sp«''ciale, une coloration dont aucun autre de nos Cyprinides n’offre d’exemple, de petites écailles d’un as-

t'ty. ()i. — La Tanche coinmiiiie {Tinca oulgarin).

pect particulier, ne permettent à personne d’hésiter à reconnaître la Tanche entre tons les autres Poissons de nos eaux douces.

La Tanche, commune par l’Europe entière, se trouve jusque dans l’Asie Mineure. On a pensé pouvoir la reconnaître dans le Poisson fluviatile dcsiffné par Aristote sous le nom de Psyllon *, mais en l’absence d’une description, en l’absence mêmede toute indication précise, aucune certitude n’a été acquise à cet égard.

' Cÿprinui linra, Linné, Sy/. nutura, édit. .MI, t. I, p. 526; 1766. — Tinca vulgaris, Cuvier, P'j/ne animal, — Yarrell, Britith fithes, t. I, p. 388; 1836. — Valenciennes, Histoire naturelle de» Poissons, t. XVI, p. *84; 18*2. — Hcckel et Kner, Die Sassioasser/uehe der Œstreiehisehen Monarchie, p 73; I85.S. — Siebold, Die SOsswasser/lsehe von Mille Jeuropa, p. iC6; i863.

3(8 HISIOIHK PAUTICCMÉKK D'kS POISSONS.

Par exemple, la Tanche était bien connue d’Ausone *. Dès le temps du poète naturaliste, on accordait peu d’estime au Poisson vert de la Moselle, et depuis, le même sentiment s’est maintenu h toutes les époques.

La Tanche se trouve dans les grands fleuves, dans les rivières, c’est-à-dire dans les eaux courantes, et cependant, elle a une préférence marquée pour les eaux stagnantes et vaseuses. Elle peut vivre dans des eaux fort peu aérées.

Le corps de ce Poisson, qui a une certaine ressemblance dans sa forme générale avec celui de la Carpe, est un peu comprimé latéralement, surtout vers l'extrémité. Le dos s’élève en décrivant une courbe plus régulière.

Tout le corps revêtu d’une épaisse membrane épithéliale, qui laisse voir les écailles par transparence est d’un brun verdâtre, assez variable, offrant toujours néanmoins un éclat métallique plus ou moins prononcé. Les individus qui ont vécu dans les eaux vaseuses sont en général d’un ton assez sombre ; au contraire, tes individus pêcbés dans des eaux limpides présentent ordinairement une belle teinte verte, brillante de reflets dorés, et rehaussée par de nombreuses taclies irn'gulières d’un noir assez intense. L’œil a une vivacité remarquable, l'iris étant d’un beau rouge doré. Les parties inférieuresdu corps sontd’un blanc jaunâtre un peu métallique et une teinte rosée se manifeste sur les lèvres et dans l'aisselle des nageoires. Ces dernières, d’un gris sombre, passent au noir vers leur extrémité ; les pectorales et les ventrales, ont leur bord rougeâtre surtout au j)rintemps.

Les écailles de la Tanche semblent fort petites, mais lors-

' Ouis non cl virides vulgi solalia Tintas Noril ?

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