I.A UIKVAINK .MÉRIDtONAI.K (solALiCS lIKimilOXAUS
Cette espèce très-voisine de la Chevaine commune a un a— pect particulier qui la fait aisément reconnaître.
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CHEVAINES.
Li> corps est un pou moins allon^^é, avec la lipne du dos sensiblement plus arquée, la télé proportionnellement plus longue, plus inclinée en avant et un peu moins obtuse à l’extrémité. Cette tête mesurée du bout du museau au bord postérieur de l’opercule, formeplus du quart de la longueur de l’animal entier, en ne comptant point la nageoire caudale, tandis que chez la Chevaine commune, la longueur de la tête est loin encore d’entrer pour le quart dans la dimension totale du corps.
L’opercule plus large à son sommet que celui de la Chevaine commune, se rapproche davantage de la forme carrée.
La ligne latérale, moins courbée dans sa portion antérieure, se trouve être ainsi presque droite.
Les écailles, en général, dont on ne compte pas plus de quarante-quatre dans la longueur du corps,semblent, observées à la vue simple, n’avoir pas le même poli que chez l’espèce précéilenle. Klles sont fortement pointillées, sablées de brun noirê-
t'ig, 03. - Einillc <le la ligne latérale de la Chevaine méridionale.
tre à leur base et sur leur pourtour. Considérées isolément, elles se montrent très-caractéristiques ; toujours plus courtes que celles de la Chevaine commune, elles ont les stries de la portion libre notablement moins espacées, moins sinueuses et do la sorte beaucou]) plus régulières.
398 HISTOIKK PAHTICI LIÉKE DES POISSONS.
Les nageoires présentent le même nombre de rayons que chez la Clie>aine eoramune.
La Clievaine méridionale a été rencontrée dan> le département de Lot-et-üaronne. M. Drème m'en a envoyé plnsieurs indiNidus qui avaient été péchés dans la Sùvc. Ondqofs individus pris dans la Sorgtie à. quelques kilomètres d’.Avignon, m’ont paru appartenir à cette espèce; je n'ai trouvé d’autre différence avec les premiersquela ponctuation des écailles un peu plus forte.
l.A C.I1EVA1M; THE1LI.A(!I-':K
(seCALILS tl.ATUU.VTCS)
Cette Chevaine, qui habile nos départements méridionaux et que nous avons reçue particulièrement du sud-ouest de la France est appelée par les pécheurs le Cabot, mais c’est une désignation appliquée, on le sait, assez indifféremment à diverses espèces voisines et môme au Chabot [Collas fjobio).
La Chevaine trcillagée, plus étroite, plus élancée que la Chevaine commune et surtout que la Chevaine méridionale, a une charmante coloration. Son dus et le dessus de sa tête sont d’un gris bleuâtre et cette teinte en s’affaiblissant sur les côtés jusqu’au-dessous de la ligne latérale, prend exactement ras[)cct et les brillants reflets de la nacre, tandis que toutes les parties inférieures du corps demeurent d'un beau blanc d’argent. Les joues et l’opercule sont parsemés de gros points noirs et le.s écailles sont ornées chacune d’une bordure de points également noirâtres, assez gros et très-serrés, flguranl une sorte de grillage sur toute l’étendue des parties latérales du corps. La nageoire dorsale est d’un gris pâle; les nageoires inférieures ont ' une teinte jaunâtre.
CHEVAINES.
Chez cette espèce, la tète, aussi courte que celle de la Chevaine commune, peut-être plus massive encore, ale museau plus avancé et la fente buccale moins oblique.
Les écailles fournissent un caractère très-propre à faire distinguer la Chevaine trcillagée des espèces voisines. Ayant leur bord extérieur moins arrondi et moins festonné que dans la
Fig. 04. — ËcaiUcs de la Chevaine treillagée dans leur position naturelle.
Clievaine commune, elles figurent des losanges bien réguliers auxquels leur {wnetuation donne une extrême netteté. Lorsqu’on observe les écailles détachées du corps, on constate qu’elles sont généralement un peu plus courtes que celles de la’ Chevaine commune, que leurs stries circulaires aussi écartées sont plus régulières, leurs rayons de la partie engagée dans la peau moins nombreux.
Les nageoires présentent le même nombre de rayons que chez les espèces précédentes.
La Chevaine treillagée a été prise dans le Lot, dans le Célé près Figcac. M. Lacaze-Duthiers et M. Drème, avocat général à Agen, m’en ont fait parvenir un certain nombre d’individus d’une identité parfaite : les plus grands n’ayant qu’une
400 HISTOIRE PARTICULIÈRE DES POISSONS, longueur de 0“,15 à 0“,20. Chez les très-jeunes individus, longs seulement tout au plus de 0",06 à 0",07, les taches pigmentaires des écailles sont encore très-imparfaitement formées, mais les caractères mêmes des écailles ne laissent aucun doute relativement à la détermination de l’espèce. On m’assure que cette Chevaine porte dans le pays le nom d’iiwée, mais il est probable que le nom doit être appliqué ici par les pêcheurs à diverses espèces du même genre.
LA VANDOISE AUBOUR
(WAUCS BEABNE.NSIS)
L'.Vuboiir, par son aspect général, par sa coloration, ressemble è la Chevaine commune ; mais, par sa nageoire dorsale
Fig. U;i. — Télc tJe lu VatiUoisi* Aubour {St/ualius Uamensis).
ne présentant que sept rayons rameux, et par ses dents pharynliiennes épaisses, il est plus voisin de la Vandoise.
Le corps est plus comprimé et le dos plus élevé que chez cette dernière. La tête, grande, formant au moins le quart de la
VAiNnoiSES.
longueur de l’animal, mesuré de l’extrémité du museau à l’origine de la queue, est fortement abaissée d’arrière en avant et moins épaisse que chez la Chevaine, avec la mèchoire supérieure à peine plus saillante que l’inférieure, l’œil très-grand, l’opercule fort large.
L’Aubour a le dos et la région supérieure de la tête d’une teinte brune à reflets métalliques bleuêtres; des taches brunes sur presque toutes les écailles jusqu’à la partie ventrale ; des points de la môme couleur sur la joue et l’opercule.
Les écailles de la ligne latérale sont au nombre de cinquante ; il y en a huit rangées au-dessus et quatre au-dessous. Ces écailles ont la môme forme que chez la Vandoise commune, mais leurs stries sur la portion libre sont plus écartées et plus ondulées. Par les écailles, comme par plusieurs autres caractères, l’Aubour est intermédiaire entre les Chevaines et la Vandoise.
La nageoire anale a neuf rayons rameux à la suite des trois simples qui existent d’une manière uniforme chez toutes les espèces du groupe.
L’.^ubour paraît être assez commun dans le lac Mariscot, près de Biarritz, d’où M. le capitaine Duvoisin m’ena envoyé plusieurs individus. On donne à ce Poisson, dans le pays, le nom vulgaire que nous lui avons conservé.