‹ Les poissons des eaux douces de la FranceChapitre 81 sur 132 · I.AVAHET · texte numérisé non relu

I.AVAHET

en grandes troupes pour venir frayer, ce qui a lieu pendant deux à trois semaines, de no\einl)re à décembre. Les assertions des

fort contradictoires. On a été üxé à cet égard depuis qu’on

458 HISTOIRE PARTICLLIÈHE UES POISSONS, s’est orcupé de la propagation du Lavaret dans des eaux où il u’existe pas et depuis les observations de M. Vogt.

En France, nous avons le Lavaret dans le lac du Bourget où il est très-abondant; il de\ient ainsi une ressource assez im- IwrUinte pour les localités xoisines et surtout pour la ville d’.Vix. Il ne se trouve ensuite que dans un bien petit nombre d’autres contrées. Nous croyons qu’il existe dans le département de l’.\in ; M. Charvet le dit très-rare dans le Drac et dans l’Isère, mais assez commun dans le üuier, surtout en hiver *. Cependant la présence du Lavaret dans des rivières n’est pas sans me causer quelque surprise et je reste sous l’impression d’une crainte d’erreur. M. Valenciennes cite le Lavaret comme lui ayant été envoyé de Strasbourg ; nous sommes persuadé que ce Poisson n’a jamais été pris aux environs de cette ville Il n’existe pas dans le lac Léman ; Jurine l’a affirmé il y a plus de quarante ans, et toutes les informations que j’ai reçues des pécheurs en 1862, pendant un séjour à Genève et en Savoie, confirment l’assertion du naturaliste genevois.

Cependant le Lavaret se trouve dans les lacs de Neuchâtel, de Constance, de Zug; il est abondant dans la plupart des lacs de la Bavière et de l’Autriche ; on l’a pris en Angleterre et en Suède; ce qui explique comment, dans chaque pays, où il habite souvent un lac à l’exclusion des eaux des localités voisine, les naturalistes ont pu se croire pendant longtemps en ftossession d’une espèce particulière. Des comparaisons multi-

' Slatislique générale du département de l’Isère, t. Il, p. 551 ; 1846.

’ l'n auteur allemand, Baldner, a cité aussi le Lavaret comme ayant été péché dans le Rhin. M. de Siebold pense que Haldner et Valenciennes ont pris, pour le Lavaret, des lloutings qui avaient eu le nez briié.

FÉK.V.

pliées entre des individus des différentes parties de l’Europe que nous venons de mentionner, ont conduit depuis peu les zoologistes à reconnaître le Lavaret dans plusieurs Corégones que l’on en avait crus distincts.

Page 1