‹ Les poissons des eaux douces de la FranceChapitre 83 sur 132 · I.E COHÉfiONE HOUTING · texte numérisé non relu

I.E COHÉfiONE HOUTING

(COREGOXeS OXVIlBVXr.BL’S ')

Le Houting est un Corégone d’un aspect assez singulier et ' d'habitudes fort différentes de celles des espèces précédentes. Poisson de mer, abondant dans la mer du Nord, comme les

* Salmo ojyrhynthus^ Linné, nAt., t. 1, p. 512; t76ü. — Coretjonus Ùjyrhynchus, Sélys-Loii^cliamps, Faune belge, p. 222 ; IS42. — Valenciennes, f/isG ual. (tes Poissons, I. XXI, p. 4SK, pl. fi30 ; I84S. — Siebold, Die Siisswasser/ische von Milleleuropfs, p. 2ofl ; 1863.

BixacHtRD. **

Saumons, il remonte les grands cours d'eau à l’époque du frai, et alors on le pèche dans le Rhin, dans la Meuse.

Le nom de Houting est son nom vulgaire en Hollande où ce Poisson se prend chaque année en quantité considérable^ Le

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nom de Houting est devenu Haiitin en Belgique, et notamment à Anvers. En venant à Paris, il a subi une modification plus marquée; c’est V Outil de nos marchandes de la Halle.

Le Houting, par tous ses caractères essentiels, est un vrai Corégone ; mais un corps très-effilé, les flancs un peu arrondis, les écailles assez résistantes, une apparence de fermeté des tissus plus grande que chez les Corégones des lacs, donnent déjà, au premier abord, une physionomie très-particulière à cette espèce. Ce n’est pas là encore ce qu’elle offre de plus étrange; un prolongement charnu du museau de forme conique, une sorte de nez dont la teinte noirâtre tranche avec la couleur générale de la tète et du corps, est le signe le plus caractéristique et le plus frappant du Houting.

Ce Poisson est ordinairement, sur les régions supérieures, d'un gris verdâtre affaibli sur les côtés où l’on remarque de vagues lignes longitudinales d’un ton plus intense, et des points épars bruns ou noirâtres ; sur les parties inférieures, il est d’un blanc d’argent, parfois un peu jaunâtre.

La tète, chez cette espèce, est petite, mince, avec la mâchoire supérieure très-avancée sur l’inférieure, l’intermaxillaire et une plaque osseuse de la langue, garnis de dents d’une extrême finesse.

Les écailles, plus arrondies que chez nos autres Corégones, ont leurs stries concentriques beaucoup plus serrées. On en compte de quatre-vingts à quatre-vingt-cinq, sur la ligne latérale, et il y en a neuf à dix rangées au-dessus, neuf au-dessous.

La nageoire dorsale, située en avant de la portion moyenne du dos, a quatre rayons simples et dix rameux, l’anale en a de dix à douze branehus à la suite des quatre rayons simples.

Le Houting, dont la taille ordinaire est de 0“,.30 à 0",40, re-

13C HISTOIRE PARTICL'UÉRE DES POISSONS, monte les fleu\es pour fniyer pendant les mois d’octobre et de noxerabre. La plupart des individus s’éloignent médiocremeni des embouchures, ce qui explique comment la pèche en est surtout pi-oductive en Hollande, d’où l’on fait des expéditions à Paris. Ou i)rend quelquefois le llouting dans le Rliiu près de Strasboui^'j il a même été pris à Cologne, mais dans des circonstances assez rares. 11 est assez commun en Allemagne dans l'Ellic et ses aflluents, le Weser, etc. Du reste, nous ne savons rien de l'histoire de ce Poisson; aucune observation n’a été faite encore sur l’éclosion des jeunes, sur le temps qu’ils passent dans les eaux douces, sur l’épiajue îi laquelle ils st‘ rendent îi la mer.

LE GENRE ÜMHRE

(TIIÏSI.aLl.S, Cuvier)

Le genre Ombre est caractéTisé par une bouche très-peu fendue comme celle des Corégones, mais iKiurvue de petites dents très-nombreuses aux mâchoires, au palais, aux os pharyngiens, par des écailles a.s.sez grandes, très-exactement imbriquées les unes sur les autres, par une nageoire dorsale fort longue, très-haute, commençant beaucoup on avant de l’insertion des nageoires dorsales.

Les Ombres ressemblent extrémoraent aux Truites sous le rapport de la conformation interne.

Nous n’en avons en France qu’une seule espèce.

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