‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 31 sur 463 · PÉCHE XLV · texte numérisé non relu

PÉCHE XLV

aussi des barrages, grâce auxquels, lorsque les eaux se retirent des criques et rivières après l’époque de la crue, les poissons se trouvent arrêtés et il n’y a plus qu’à les ramasser, Certains barrages, aux bons endroits poissonneux, forment de véritables forteresses carrées où le poisson vient se faire prendre quand les eaux baissent; d’autres encore sont disposés en cercle sur un banc de sable submergé. J'ai constaté aussi pendant mon séjour que les indigèdes pêchent à la ligne : l’hamecon est un morceau de fer grossier de 5 à 6 centimêtres de longueur, le flotteur est en bois léger et mesure 15 à 20 centimètres, la ligne elle-même, une ficelle végétale, a 2 à 3 mètres de long. A Ipabaka, les indigènes empoisonnent l’eau à l’aide d’un fruit dont ils laissent pourrir de grandes quantités dans les endroits dont ils veulent obtenir les poissons, qu'ils récoltent morts.

À Iboko les enfants capturent les petits poissons au moyen de nasses minuscules en bois, dont une de construction vraiment ingénieuse : elle est à déclanchement et on pourrait appeler cet engin une trappe à poissons.

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JEAN mAh. ©

Pêcheries aux chutes du Congo, au Stanley-Pool.

XLVI INTRODUCTION

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