‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 316 sur 463 · OPHTOCEPHATIDÆ · texte numérisé non relu

OPHTOCEPHATIDÆ

Bouche bordée par les prémaxillaires seulement; maxillaires élargis en arrière. Épiotiques très prolongés en arrière, étalés en lames minces, parfois membraneuses, à bord postérieur découpé en lanières. Os pharyngiens petits, dentifères. Vertèbres précaudales, à l'exception des deux premières, à parapophyses de plus en plus développées ; côtes antérieures relativement courtes, touchant au centre, reposant sur les parapophyses, dirigées en dehors, et supportant, à leur extrémité, les épipleuraux respectifs; les côtes suivantes insérées sur les parapophyses. Nageoires pectorales plus rapprochées du ventre que du dos; surclaviculaire allongé. Ventrales très rapprochées des pectorales, à 6 rayons mous, l'externe simple et articulé; os pelviens en rapport avec la symphyse claviculaire par un ligament. Nageoires dorsale et anale sans rayons épineux.

Les Ophiocéphales rappellent les Muges par la structure du crâne et par la forme de la tête, ainsi que par les grandes écailles qui la recouvrent et qu’on a comparées aux plaques céphaliques des serpents, d’où le nom qui sert à les désigner. Le corps est allongé, ainsi que les nageoires verticales, et la région caudale proprement dite, c’està-dire celle qui est caractérisée par la présence d’arcs hémaux clos et dépourvus de côtes, est très couite. Les vertèbres varient en nombre de 39 à 61 selon les espèces; Ophiocephalus obscurus en a 44, dont les 4 dernières seules peuvent être désignées comme caudales.

Le crâne offre une large surface lisse en dessus, bordée de chaque côté par le post-frontal, qui est exceptionnellement développé et s’étend de l’arcade sous-orbitaire au squamosal. Les épiotiques sont prolongés en lames comme chez les Muges et les Sphyrènes, mais ces lames, souvent si minces qu’elles sont enlevées dans la préparation des squelettes, sont dirigées en bas et en dedans. Le symplectique est très grand. L'arcade sous-orbitaire est assez large. Les prémaxillaires sont grands et protractiles; les maxillaires les dépassent beaucoup en arrière et sont dépourvus d’os supplémentaires. Les arcs branchiaux sont au nombre de 4 et les rayons branchiostèges au nombre de 6. Pas de pseudobranchies.

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Le scapulaire et le coracoïde sont très minces ; ce dernier aboutit en pointe sur la clavicule à une grande distance de sa symphyse. La vessie natatoire est simple et très allongée, s'étendant en arrière Jusqu'au pédicule caudal. L'intestin ne forme que deux replis et les cæcums ou appendices pyloriques sont absents ou au nombre de deux seulement.

Poissons carnivores propres au Sud-Est de l’Asie et à l'Afrique tropicale. On n’en connaît que deux genres : Ophiocephalus, dont j'ai à traiter 1c1, et Channa, Gron., propre à l’île de Ceylan et à la Chine, qui se distingue par l'absence de nageoires ventrales.

MHOPENOCEPEAEUS.

Bcocu, Ausl. Fische, VIF, p 137 (1793); GünrTuer, Cat. Fish. III, p. 468 (1861).

Corps allongé, cylindrique ou un peu déprimé en avant, couvert d'écailles cycloïdes petites ou de moyenne grandeur ; ligne latérale complète, parfois interrompue. Tête déprimée, couverte de grandes écailles symétriques en dessus ; bouche grande, armée de bandes de dents coniques cardiformes, souvent entremêlées de canines à la mâchoire inférieure ; des dents aux palatins et au vomer. Narine antérieure prolongée en tube. Ouïes largement ouvertes, soudées à l'isthme au milieu; une cavité accessoire à la chambre branchiale. Nageoires dorsale et anale très allongées, sans épines. Nageoires ventrales présentes.

Ce genre renferme une trentraine d’espèces, dont la plupart habitent la Chine et les Indes orientales; trois seulement se rencontrent en Afrique. |

Les Ophiocéphales ont la vie extrêmement dure et grâce à la faculté dont ils sont doués de respirer directement l'air atmosphérique, ainsi que cela a été démontré par Boake en 1865 et par Day en 1868, ils peuvent vivre très longtemps à sec. Aussi les rencontre-t-on parfois rampant sur la terre, se rendant d’un marais ou d’un cours d’eau à un autre. Hamilton Buchanan raconte que dans l’Inde, sur les marchés, on les coupe en morceaux sans les tuer d’abord, et que les tranches qu'on en vend aux consommateurs perdent beaucoup de leur prix quand elles ont cessé de remuer.

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Les trois espèces africaines peuvent être distinguées à l’aide des formules (1) suivantes :

O. africanus, Stdr. (2) D. 42-46; A. 30-34; Sq. 74-80 < ne Er 26-36.

O. obscurus, Gthr. D. 40-43; A. 26-30; Sq. 62- -76 > L: lat: 34-42.

O. insignis, Sauv. D. 40-43 ; A. 27-29; Sq. 83-00 - D; L. lat. 37-50.

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