‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 49 sur 463 · LEPIDOSIRENIDÆ · texte numérisé non relu

LEPIDOSIRENIDÆ

Corps plus ou moins anguilliforme, revêtu d'écailles minces et cycloïdes. Nageoires dorsale et anale formées de rayons minces et excessivement nombreux, se réunissant à l'extrémité de la queue qui est dépourvue d’une nageoire caudale proprement dite. Nageoires paires très éloignées l’une de l’autre, styliformes, réduites à un axe cartilagineux à frange unilatérale ou absente. Crâne en grande partie cartilagineux, à os de membrane peu nombreux; ni prémaxillaire, ni maxillaire, ni dentaire; angulaire ne recouvrant qu'une très petite partie de la mâchoire inférieure ; appareil operculaire très réduit ; pas de plaques gulaires; arcs branchiaux antérieurs dépourvus de branchies; pas de pseudobranchies; des branchies externes, au moins à l’état larvaire. Pas de véritables dents, mais des proéminences à arêtes tranchantes, formées de substance dentaire revêtue d'émail et faisant corps avec le vomer, le palatoptérygoïde et le splénial. Vessie natatoire transformée en poumon, double, communiquant avec la face ventrale de l’œsophage. Bulbe artériel du cœur muni de deux replis longitudinaux. Une valvule spiroïde à l'intestin.

Cette famille ne renferme que deux genres, très voisins l’un de l’autre : Protopterus, d'Afrique, et Lepidosiren, de l’ Amérique méridionale (bassins de l’Amazone et du Paraguay), le second à 4 fentes branchiales au lieu de 5, perdant de très bonne heure toute trace de branchies externes, à membres plus réduits, et à ceinture pectorale suspendue au crâne par un ligament, le sur-claviculaire étant absent.

A ces caractères différentiels on a parfois ajouté le degré d’allongement du tronc, mais à tort comme le démontre la découverte récente au Congo du Protopterus Dolloi. Par contre. certains auteurs ont voulu réunir Protopterus à Lepidosiren. Il est préférable de maintenir la distinction; bien qu’on ne puisse hésiter à accorder aux deux genres une origine commune, il n’est pas douteux qu'ils ont évolué parallèlement dans les deux parties du monde où ils se rencontrent aujourd’hui.

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