‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 51 sur 463 · PELOPIDÆS · texte numérisé non relu

PELOPIDÆS

Bouche bordée par les prémaxillaires et les maxillaires; ceux-ci les plus développés et fixés à l'extrémité de ceux-là. Os pariétaux formant une suture médiane et séparant le sus-occipital des frontaux; os operculaires au complet ; symplectique présent ; une plaque osseuse intergulaire ou sublinguale, située entre les branches de la mâchoire inférieure. Rayons branchiostèges très nombreux (plus de 20); membrane branchiostège non soudée à l’isthme. Des dents pharyngiennes. Côtes pour la plupart sessiles, insérées très bas sur le centre, en arrière d’une parapophyse ; des épineuraux, semblables aux côtes mais dirigés en haut, insérés à la base de l'arc neural. Nageoires pectorales insérées très bas, se repliant comme les ventrales, dont les rayons sont au nombre de 10 à 16.

Cette famille, comprenant les deux genres Elops et Megalops, est ‘ le dernier vestige d’un groupe très répandu à l’époque crétacée, remarquable par le passage qu'il opère des poissons dits Ganoïdes aux Téléostéens, ayant conservé la plaque intergulaire des premiers. La présence de dents sur le vomer, les palatins, les ptérygoïdes, le para- Sphénoïde et la langue indique aussi une grande généralisation.

La joue est presque entièrement recouverte par de grandes plaques osseuses minces (les sous-orbitaires). Le maxillaire est grand et formé de trois pièces. Les dents pharyhgiennes sont très petites, en velours ras. Les écailles sont cycloïdes; la ligne latérale est complète. La nageoire dorsale est courte, située au milieu du corps, au-dessus des ventrales, l’anale courte, la caudale grande et fourchue. La vessie natatoire est simple. Les appendices pyloriques sont nombreux. Les vertèbres sont au nombre de 57 à 83. Elops saurus en a 65 : 44 précaudales et 21 caudales (1); les parapophyses, les . neurapophyses et les hémapophyses ne font pas corps avec la vertèbre, comme chez la plupart des poissons osseux, mais constituent des os distincts, articulés au centre par gomphose, comme chez les Butirins, les Gymnarches et les Brochets. Les côtes ne commencent qu’à partir

(1) Je compte ici comme dernière précaudale la dernière vertèbre pourvue de côtes ; les parapophyses des trois dernières précaudales forment des chevrons fer-

més, et les côtes sont appliquées au bord postérieur de leurs branches, non pas à leur extrémité, comme dans la région nommée lombaire chez les Mormyres.

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de la 7me vertèbre chez Elops, de la 4m° chez Megalops, tandis que les épipleuraux et les épineuraux se montrent déjà sur la première ou la deuxième. Les épipleuraux, présents chez Megalops, manquent chez Elops ou ne sont représentés que sur les dernières vertèbres precaudales. Les coracoïdes, plus ou moins amincis en avant, où ils viennent aboutir aux claviculaires, après en avoirété largement séparés, forment une carène ventrale chez Megalops, mais pas chez ÆElops.

1, ELOPS:

LinNé, Syst. Nat. I, p. 518 (1766); GünrTuer, Cat. Fish. VII, p. 469 (1868).

Corps allongé, modérément comprimé. Écailles petites, cycloïdes ; ligne latérale droite, à tubes simples. Bouche grande, le prémaxillaire et le maxillaire armés de bandes de petites dents en velours, ainsi que le vomer, les palatins, les ptérygoïdes, le parasphénoïde et la langue. Plaque gulaire étroite. Nageoire dorsale au-dessus des ventrales, un peu moins développée que l'anale; ces nageoires se repliant dans une gaine écailleuse. 20 ou 21 rayons à la nageoire pectorale, 15 ou 16 à la ventrale. Un appendice écailleux à la base de la pectorale et de la ventrale. Rayons branchiostèges au nombre de 24 à 30. Pseudobranchies bien développées.

Poissons carnivores répandus dans toutes les mers tropicales et subtropicales. Une espèce remonte assez haut le Congo. Les jeunes subissent des métamorphoses analogues à celles des Murénides, passant par un stade hyalin et comprimé en ruban.

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