‹ Les poissons du basin du CongoChapitre 52 sur 463 · ELOPS LACERTA · texte numérisé non relu

ELOPS LACERTA

Cuvier et VALENCIENNES, Hist. Poiss. XIX, p. 301, pl CCCCCLXXV (1846); STEINDACHNER, Sitzb. Akad. Wien, LXI, [, 1870, p. 571. Elops congicus, Boucenc. Ann. Mus. Congo, Zool. I, p. 21, pl. X, fig. 1 (1808).

La hauteur du corps est comprise 4 3/4 à 5 1/3 fois dans la longueur totale, la longueur de la tête 4 à 4 3/4 fois. L'’œil, dont la paupière adipeuse est fort développée, égale le museau en longueur, excède un peu la largeur interoculaire et est compris 4 fois dans la longueur de la tête; la mâchoire inférieure dépasse le museau; le maxillaire s'étend un peu au delà du bord postérieur de l'œil, son diamètre maximum est compris 4 à 4 1/3 fois dans sa longueur ; les dents sont extrèmement petites; l'espace interorbitaire est concave, avec deux paires

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d'arêtes assez saillantes ; les rayons branchiostèges sont au nombre de 24 à 26; la plaque gulaire, ou os de l’isthme, est allongée, sa plus grande largeur étant comprise près de 5 fois dans sa longueur; les râtelures branchiales ou branchiospines sont plus longues que les filaments branchiaux, on en compte 17 à 19 à la branche inférieure du premier arceau ; les pseudobranchies sont longues et très développées. La nageoire dorsale est située à égale distance de la tête et de la racine de la nageoïire caudale et commence un peu en arrière du premier rayon de la ventrale; elle a 18 à 21 rayons, dont 14 à 17 branchus, e: son bord est fortement échancré. L’anale a 17 ou 18 rayons ; sa base égale presque sa distance de la caudale. L’appendice écailleux à la base de la ventrale est très allongé, parfois presque aussi long que celle-ci. La nageoire caudale est fourchue, à lobes étroits et pointus. La hauteur du pédicule caudal est comprise 1 2/3 ou 1 3/4 fois dans sa longueur. Les écailles, fortement striées en éventail, sont au nombre de 74 à 83 le long de la ligne latérale, de 2 en série transversale (1); 6 ou 7 séries entre la ligne latérale et l’appendice écailleux à la base de la ventrale, 20 ou 22 autour du pédicule caudal.

Coloration argentée, sauf sur le dos, qui est noirâtre ou d’un bleu d’acier ; la dorsale et la caudale sont d’un jaune pâle à la base, noirâtres à l’extrémité, le noir formant une tache trés distincte sur la dorsale; les autres nageoires sont jaunes ou grisâtres ; il n’y a pas de tache noire sur l’anale chez les individus du Congo.

Longueur totale : 56 centimètres.

Le spécimen que j'ai décrit sous le nom de Æ. congicus est indiqué comme provenant du bief de Manyanga, région des Cataractes. Comme son congénère Æ. saurus, ce poisson doit être considéré comme espèce marine remontant assez loin les rivières. Delhez en a rapporté deux exemplaires, mesurant 31 et 33 centimètres, de Banana, où les indigènes lui donnent le nom de M'veni; j'en ai examiné un du Gabon et plusieurs du Sénégal et de la Gambie.

La figure de Æ. lacerta. dans Cuvier et Valenciennes, indique une soixantaine d’écailles le long de la ligne latérale, mais elle est très inexacte, ainsi que M. le professeur Vaillant a eu l’obligeance de m'en informer et comme j'ai pu men convaincre plus tard par l'examen des spécimens conservés au Muséum de Paris. E. saurus, L., type du genre, répandu dans toutes les mers tropicales et subtropicales, a 95 à 100 écailles à la ligne latérale; il diffère, en outre, par le maxillaire s'étendant beaucoup plus loin en arrière.

(1) 80-83 2 chez les individus du Congo. La formule 74 <- est celle du type du 12 10 Sénégal figuré par Valenciennes (ide Vaillant).

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