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La Presqu'ile du Cap Vert
6 km. environ)
Répartition des différents villages (1 cm
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l’action des Alizées-et-à celle de la Mousson. Aussi longtemps que le soleil est à une latitude plus basse que celle du Cap Vert, la bande des basses pressions se trouve au Sud de la presqu'ile et cette dernière est soumise à l'influence des vents du Nord : les Alizées. Une fois qu'il franchit le parallèle local (fin avril), ü se produit, avec un certan retard, un changement et dans la direction des courants aériens et dans le régime des précipilations. Le front des Alixées recule progressivement devant l'extension de celui de la Mousson, la saison sèche fait place à la saison des pluies. Après son deuxième passage (mi-Aogt), el toujours avec un cerlain relarïd le phénomène inverse se produit : les Alizées refoulent la Mousson, les pluies prennent fin et la saison sèche ne tarde pas à s'installer. C’est aux courants aériens qu’il faut impuler, au moins en parlie, l'allure spéciale que revêt à Dakar la courbe des maxima mensuels, comparée à deux localités de l'intérieur se trouvant sensiblement à la même latitude
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Pendant une bonne partie de l'année, de Novembre à Juin, quand le soleil réchauffe davantage les régions situées au Sud de l'Afrique, les Alizées du Nord ou Nord-Est balaient une étroite bande côtière, large de quelques dizaines de kilomètres à peine.
C'est aux Alizées que Dakar doit, tout le long de la saison sèche, son climat agréable.
Les eaux des côtes de la presqu'île ont depuis longtemps été renommées poissonneuses.
Moxop et Vicriers [65] rapportent un certain nombre de faits décrits par le naturaliste Apaxson : ce dernier assista, dans la baie de
Hann, à
un coup de senne, en 1850 :
. J'ai été témoin oculaire d'une péche extraordinaire qui fut faite dans le même mois, sur le rivage de Ben, à une lieue de l'isle de Gorée par les gens de l'équipage d'un vaisseau de la Compagnie, mouillé dans la rade. Ils n'avaient qu'une senne d'environ soixante brasses, qu'ils jetèrent à tout hasard à la mer, car ils n'eurent pas le bonheur de rencontrer un banc de poissons ; cependant ils firent une pêche si abondante que le rivage fut couvert dans toute l'étendue de la Senne par les poissons qu'elle y ramena, quoique bien maltrailée. J'en comptais une partie, qui me fit juger que le nombre total était de plus de six mille, dont les moindres égalaient la grosseur d'une belle carpe. On y voyait des sardes, des vieilles, des argentines, des mulets ou cabots de deux espèces, des lunes, carengues, et d'autres poissons peu connus. Les nègres du village voisin en prirent chacun leur charge, el les malelots du navire en remplirent leur chaloupe à couler bas, abandonnant le reste sur le rivage. Dans toute autre pays une pêche semblable aurait sans doute passé pour miraculeuse.
Moxop et Vizuiers citent aussi le Chevalier de FrémNvizce (1) qui, Premier Lieutenant de « La Néréide », en station à Gorée, écrivait en
.… De tous les pays que j'ai visités dans mes voyages, je n'en connais aucun où la mer soit aussi poissonneuse qu'au Cap Vert. C'est une chose vraiment prodigieuse, il nous est arrivé plus d'une fois, en nous rendant du bord à terre, de passer au milieu de bancs de poissons, si considérables ef si épais que la marche du canot en élait sensiblement retardée quoiqu'il fût nagé par douze vigoureux rameurs. Nous péchions d'ordinaire à la senne, dans l’anse sablonneuse de Dakar ; dans deux coups de senne on prenait assez de poissons pour en combler à moitié charge la grande chaloupe de la frégate et encore était-on obligé d'en laisser la moitié sur le rivage et de l'abandonner aux nègres. Ces poissons étaient en général des carangues, une espèce de Scombre peut-être inédites des Spares, des Liches, des Labres, des Baliates, la Fistulaire-pipe et la Raie Rhinobate, dont plusieurs individus avaient six pieds de longueur.
Inédit : ms. 661, Bibliothèque Museum Nat. Hist. Nat.
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Notre père nous a signalé, d'autre part, avoir assisté, en Avril 1924, à une pêche d’un genre spécial et inusité
Dans l’anse de la station de pompage d'eau de mer, entre la Cité d'Esculape et l'Hôpital Militaire, il y avail, un soir, vers 17 heures, un banc de Clupéidés probablement chassé du large vers la côle par de plus gros poissons, requins ou Serranidés: Là, nos indigènes en pirogue prenaient le poisson de la surface en plongeant dans l'eau une calebasse et remplissaient leur esquij en quelques minules.
Nous avons eu l'occasion, sur la plage de l’anse Bernard, d'assister à une pêche identique en 1938. Après nous être baignés tout l'après-midi, nous avons vu vers cinq heures du soir l’eau se mettre à clapoter. Nous avons pu alors, les pieds dans l’eau jusqu’à mi-mollet, passant nos serviettes de bain au ras du fond, faire une magnifique pêche d’anchois. -
L'étude systématique des poissons des côtes de l'Ouest africain a été entreprise par FowLer [46], puis, plus récemment, par le personnel du Laboratoire de Biologie Marine de l’Institut Français d'Afrique Noire et le Service des Pêcheries dépendant de l'Inspection Générale de l’Elevage de, L'A" OF:
La plupart des espèces sont bien déterminées.
Se basant sur la dernière classification de BEre [15], qui divise les poissons en quatre classes :
— Elasmobranchü (raies et requins),
-— Holocephali (chimères),
— Dipnoi (dipneustes),
—— Teleostomi (Crossopterigii et Actinopterygü), CADENAT [25] énumère ainsi les principaux ordres des Teleostei (sousclasse des Actinopteryqu), représentés sur les côtes du Sénégal. Ils forment
d’ailleurs, comme partout, la majorité de la faune ichtyologique pêchée en ces lieux
[. — ISOSPONDYLES. = Avec les Clupeidae, Engraulidae, Eloptidae, Albulidae, etc.
el de nombreuses espèces pélagiques el bathypélagiques telles que celles appartenant aux Astronesthidae et Stomiatidae.