‹ Les Poissons VénéneuxChapitre 8 sur 42 · SEA · texte numérisé non relu

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considérables. Aussi, bien que les essais de Moreau, de Jonnès pour faire manger des Polypes par des Poissons, n'aient pas donné de résultats, cela n’est pas une raison suffisante, suivant nous, pour rejeter une des causes d’une importance secondaire, c'est vrai, mais néanmoins réelle de la toxicité des Poissons.

Un facteur de la vénénosité dont il faut aussi tenir compte, ce sont les diverses maladies dont ces animaux peuvent être atteints. ;

Des-observateurs déjà anciens recherchaient là, l’origine de la toxicité des Poissons. Après avoir éliminé par des expériences dont quelques unes n’avaient peut-être pas toute la rigueur désirable les diverses causes dont nous avons parlé tout à l’heure, Moreau de Jonnès en arrivait à attribuerles effets vénéneux uniquement à un état pathologique. Cette opinion trop exclusive ne doit pas cependant être complètement rejetée. Plée, au sujet des Sphyrénes des Antilles, attribue aussi leurs propriétés dangereuses à un état maladif. |

Les découvertes modernes ont montré que les Poissons étaient soumis à des infections microbiennes variées qui causaient ces épizooties si redoutées des pisciculteurs. Ces micro-organismes divers produisent naturellement des toxines, qui, dans certains cas peuvent être invoquées comme déterminant les empoisonnements signalés. Ces affections,qu'on commence à étudier chez nos espèces comestibles d’eau douce, doivent, sans nul doute, exister parmi les espèces marines et ne peuvent pas être négligées dans l’étiologie des cas observés.

Mais jusqu'ici nous n'avons eu affaire qu'a des causes que nous qualifierons volontiers de secondaires; restent les causes principales de la majorité des empoisonnements par les Poissons.

Ces animaux deviennent toxiques par altération de leur chair. Celle-ci, commetoutes les matières organiques, est sujette à se putréfier, à se décomposer. Cette putréfaction se fait sous l’influence de certains ferments, de divers microbes, mais contrairement à ceux dont nous parlions tout à l'heure, ceux-ci ne se développent, avec plus ou moins de rapidité, qu'après la mort. J1s élaborent des toxines de putréfaction ou ptomaïnes qui ingérées produisent des accidents analogues à l’empoisonnement par les saucisses, par les viandes avariées, au « ZJotulisme » en un mot,

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