SCÈNE IV
PIERRE, ANDRÉ
ATNDRÉ
Eh b.en l la v'i;, pa.ùe • . . liens , frère ; elle a quelque oUose , Thérèse. ' •
C'est quelque lubie ! je „"" "'"pas. . . elle ne veut pas se
luariei",
ANDRÉ
Elle refuse de se T.arier? alors Vest qu'elle est amoureuse.
riERKE. ^
Tu crois ,
•.e crois que i'en ^^-^tu^'U:""? .Usàiritr.'" et
;;r.td.tXerr;.jr":/:!;n.'pa-e,s.f.èrequeuqu'-
ibis avec les femmes de sa class-e.
PIERRE
Que veux-tu , je n'ai jamais été amoureux , moi . . • mais on dit que l'amour, ça change le. caractère. . .
ATS'DRÉ.
Oh oui, que c;à le change... t'as ben raison ... ime femme douc^ comme un agneau . . çà devient qneuqu^io.s -e 1^|^, une tigresse, une panthère quoi... aussi frcre, au diable rhymen et les amours. . . Rapprochons-nous.
PIERRE
Volontiers.
Liijtout près l'un de l'autre.
PIEBRT.
r'te pauvre Thérèse, écoute donc, si nous la voyons un ,eu souLuse et pensive , ce n'est pas sa lau.e . . . elle n a pas, comme moi, un Irère ([u'eile puisse aimer.
ANDRÉ
Et comme moi donc. . . A la sanlc , Tici rc 1 . . •
rlERRE.
A la tienne , André !
( lî )
ANDHÉ.
Çii nie lend-il content de penser que nous ne nous quitterons jamais.
PIERRE
Non, jamais! ensemble pour toujours! nous vieillirons cote à côle, en nous aimant, en buvant, en chantant.
ANDRÉ
Sommes-nous heureux de nous aimer , de nous entendre si bien; eh bien! tu ne croirais pas, frère, si j'étais encore marié , çà pe serait peut-être plus çà , parce que vois-tu , les femmes, c'est la pierre d'achoppement... la pierre zizanique de l'amitié; çà s'rait des querelles, des disputes, peut-être Lien des z'horions.. . aussi, si tu m'en crois, nous resterons dans l'indépendance du célibat.
Tope ! . . . ç|i va î . . . toi , d'abord t'as jamais été bien partisan du mariage. . . t'es trop frivole. . .
ANDRÉ
Le fait est que je suis un peu frivole : un peu volatile
PIERRE
Moi 5 j'aurais encore plus grand tort d'y songer, car j'ai quarante ans sonnés, et une femme ne peut plus guère avoir d'amour pour moi ; ainsi pas de mariage î , . .
ANDRÉ
Kon , et celui qui se dédira . . . sera un je ne sais qui!
PIERRE
Un je ne sais quoi . . .
ANDRÉ
Bien plus, un je sais qu'est-ce! je le jure par notre amitié...
PIERRE
Sur la mémoire de not'père.
AIR : Tendres Echos,
Crois-moi, mon vieux, ton frère s.'y connaît, DNant Monsieur le maire gardons-nous d'com paraître. Avant d'dire oui, Thomm* sait bien ce qu'il est , "> Quand il Ta dit, il n'sait pas ce qu'il peut être.. . Jurons, jurons, D'j ester tous deux garçons, Et nous vivrons
( >5) Toujours en bons Lurons.
ENSEMBLE, eh se donnant la main.
Jurons, jurons, etc.
PIERRE
. Même Air.
Quand not* voisin , après huit jours d''hymen , Battra sa femm"", qui s'console en sourdine , Pour qu'cha^un d'nous n'soit pas comme le voisin , Pour que not^ femm' n'fasse pas comme la voisine , Jurons, jurons, etc.
( On entend crier Madeleine dans la coulisse : Salicoques ! oalicogues :
ANDRÉr
Tiens, v'ià Madeleine!... J' n'y pensions plus!... c'est égal j