A DUGUA ET A FRIANT
et des environs qu'Osman-bey et Hassan-bey au nombre de 300 cavaliers se trouvaient sur leur passage, sont revenus à Beni-^ Souef. Ce qui a déterminé le plus leurs commandants, c'est la lettre du citoyen Ravier, commandant à Minieh, écrite à moi, et qu'ils ont ouverte, dans laquelle il me mande que les deux beys ont 400 tant mamelouks qu'Arabes.
J'informe de ce retard le général Priant et vous prie, Général, de vouloir bien lui taire passer ma lettre. Aussitôt que je saurai le chemin libre, j'enverrai les mêmes dromadaires avec la dépêche. J'attends aujourd'hui la nouvelle de Mourad-Bey et des autres; celle d'hier m'annonçait le premier à Ellahoun et les deux autres à Cherfîat. Mais il est très difficile d'avoir des rapports sûrs, avec la crainte qu'ont les habitants des Arabes et (des) mamelouks. — J'ai l'honneur de vous saluer.
Zayonchek.
Le général de brigade Zaj^czek aux généraux divisionnaires Priant et Dugua ^
Au qu. gén. de Béni -Souef, le 5 pluviôse an VIII (25 janvier
Général, le cinq du courant à trois heures du matin nous avons surpris Mourad-Bey dans son camp de Sédiman. Nou& avons pris^ sa tente, tout son bagage, ses timballes, soixanteet dix chameaux et quinze chevaux. Il y a eu sur le champ de bataille un bey de tués qu'on nomme Manfouk, deux kachefs 3 et huit mamelouks. Le grenadier Simonet, de la 88® 1^^' bataillon, avant de savoir que la tente dont il parlait, était à Mourad-Bey, car il y en avait plusieurs, assure que lorsqu'il entrait dans la tente un homme corpulent et barbu en sortait et que lui, Simonet, a donné à ce personnage un coup de baïonnette dans le ventre. Je souhaite que ce personnage soit Mourad-Bey. Nous n'avons point pris de belles armes, toutes^
1 Arch. h. de la Guerre, copies. Les petites différences entre les deux textes sont marquées dans les notes. Voir l'analyse de cette lettre dans le Courier de VEgypte du 9 pluviôse VIII, N° 55.
2 prîmes.
' cheiks.
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celles qui sont tombées entre ^ nos niains, sont très communes, mais les effets d'habillement sont assez beaux, surtout quelques pelisses. Parmi les effets nous avons trouvé beaucoup de lettres d'une grandeur immense. Je vous ferai passer tous ces papiers par la première occasion. J'en ai montrées quelques unes aux Coptes qui m'ont dit être des lettres de monsieur Smith. Je ne peux que me louer du zèle et de l'activité des officiers et de la troupe. Ils ont montré autant de valeur que de bonne volonté. Nous avons eu malheureusement un homme tué et un de blessé. J'espère que cet échec de Mourad-Bey nous donnera la tranquillité pendant quelques jours ^ — J'ai l'honneur de vous saluer. Zayonchek.
Le général de brigade Zaj^czek au général divisionnaire Priant^.
Au quar. gén. de Beni-Souef, le 9 pluviôse an VIII (29 janvier 1800).
Général, je n'ai encore rien de positive à vous apprendre de Mourad-Bey. Mes émissaires sont en contradiction; les uns
1 en.
* Registre B. p. 413. Dugua à Zayonchek, commandant du 2^ arrondissement de l'Egypte, à Beni-Souef. — Caire, 28 janvier 1800. Réception d'une dépêche annonçant un avantage remporté sur Mourad-Bey et de surprise dans sa tente. Avis qu'elles ont été transmises au général en chef. Conjecture que Mourad-Bey n'avait pas été prévenu de la trêve et que le grand vizir n'était pas fâché qu'il rassemblât des forces pour faire une diversion en sa faveur dans le cas où les négociations se terminèrent par la reprise des hostilités. Dépêches pressantes pour le général Belliard. Il regarde l'évacuation de l'Egypte comme définitivement arrêtée.
Lettres de L. Reynier à Zayonchek (i?e^^s<re Z. p. 99, 101— 2, 104). Fechn, 28 janvier: Avis que Mourad-Bey a quiti;é El-Meçourah («Nesoura») et est allé se réunir à Osman -Bey à Saft-Horufe. Positions de Sélim et Hassan-beys. Espions envoyés pour les observer. Résolution de continuer sa tournée malgré la présence des ennemis.— Fechn, 29 janvier: Nouveaux mouvements des beys. Alerte donnée à Fechn par le retour soudain de Selim-Bey qui est reparti au bout d'une heure. — 29 janvier: Avis que le général Belliard est remonté à Minieh pour apaiser une insurrection. — Beni-Souef, 2 février: Manquant de barques pour le transport des grains, U n'en a point de disponible pour les bagages du général Friant.
» A. h. de la G., aut., donation Friant, 21^ et dernière.