‹ Les Polonais en Egypte, 1798-1801Chapitre 44 sur 115 · LX XX VIII PREFACE · texte numérisé non relu

LX XX VIII PREFACE

sulmans de la plus grande importance. Certains n'osaient plus aller en pèlerinage à la Mecque; principalement les Arabes de Tunis, d'Alger, du Maroc, les plus fanatiques de tous, qui se crevaient les yeux, quand ils avaient vu le tombeau du prophète. Car en allant se purifier, ne se souilleraient-ils pas au contact des infidèles? — Ainsi les vieux antagonismes ne désarmant pas devant les forces français désunies «l'on vit des changements de fortune et des signes de calamité».

Zajc|czek fut l'un des pardsants du nouveau générai en chefi; la mort de Kleber, «un coup de foudre» pour l'armée ^^ n'avait été pour lui qu'un pas dans sa carrière. Menou le mit au fait de la situation politique^, r« autorisa à venir passer quelques jours au Caire*», lui confia un poste des plus importants^. Ses adversaires le qualifièrent dès lors de «soliveau»,

1 Reynier, Mém., pièces justif., 372.

' Friant à Zajaczek, le 29 juin 1800 (Arch. h. de la Guerre).

3 Arch. h. de la Gu.^ reg. B. 2. Menou à Zajaczek, commandant le 2^ arrond., le 1 août 1800. Lui annonce qu'un préposé du Malem Jacob, intendant général, se rend dans son arrondissement, qu'il devra lui fournir les secours nécessaires pour la levée des contributions. Que le grand vizir est en guerre ouverte avec les Naplousains, auxquels s'est réuni Djezzar-Pacha. Que le Capitan Pacha croise devant Alexandrie, mais qu'il a peu de troupes de débarquement. Lui recommande d'aider dans leur mission les citoyens Reynier et Baude qui se rendent dans la haute Egypte pour l'arrivage des grains.

^ 4; août 1800. (Lui recommande de régler avant son départ tout ce qui a rapport à la digue de Zaoué).

5 1 octobre 1800. Le général de brigade Lagrange, chef de l'étatmajor général, à Zajaczek: Ordre de se rendre auprès du gén. de d''*' Friant, dans la division duquel il est employé (Reg., lettres, 0, f. 76). De cette époque, de son commandement à Rosette, datent les ordres suivants. Reg., lettre C. 2, f. 141: 13 novembre 1800. Menou à Friant et à Zajaczek. S'étonne de ce que les cheiks de Foua n'aient pas la ferme des octrois de leur ville. Soupçonne quelque intrigue cachée. Donne l'ordre que les cheiks de Foua soient mis en possession et que le juif Valenzin qui a obtenu cette ferme soit arrêté et conduit au Caire, s'il continue ses intrigues. — Ibidem, f. 146: 16 novembre 1800. Menou à Zajaczek. Lui recommande particulièrement le révérend Gabriel, archimandrite grec à Rosette, qui a toujours été l'ami des Français. Ibidem, f. 180: 1 décembre 1800. Menou au g. Zajaczek, commandant la province de Rosette. Ordre de fournir aux adjudants généraux Devaux et Gilly vieux et au chef de brigade Aug. Damas les moyens de se rendre le plus promptement à Alexandrie. Beg., corresp. D. 2: 7 novembre 1800. Lagrange, chef de l'état-major, au g. Za-

Page 1