A BONAPARTE, GUIOHAKD ET A DESAIX
J'envoie à i'hôpitai du Caire une trentaine de malades qui I ne peuvent pas être guéris ici.
Zaj^czek au citoyen Guichard, commandant de la
flottille \
(El-Zawieh), le 12 brumaire an VII (2 novembre 1798).
Le général Desaix m'a donné ordre, en date du 11 brumaire, de vous charger, Citoyen Commandant, de la levée des chevaux dans tous les villages de la province de Beni-Souef, qui se trouvent sur la rive du Nil et voici les expressions de sa lettre: «votre flottille étant vigoureuse, écrasant et détruisant le premier village qui fera feu sur elle, peut vous faire venir tous les chevaux du bord du Nil».
En conséquence de cette ordre, Citoyen, je vous prie de requérir dans tous les villages en question pour les chevaux, à mesure que vous en aurez quatre ou cinq, vous mes les ferez passer soit à Beni-Souef soit ailleurs où vous me trouverez. Je vous envoie des lettres en arabe pour chaque village dans lesquelles le nombre des chevaux que l'on requiert, est spécifié. Exécutez cette commission, mon cher commandant, avec tout le zèle possible et vous vous en ferez un mérite auprès du général en chef qui demande à grands cris des chevaux pour Tarmée.
Zaj^czek au général Desaix ^.
(El-Zawieh), le 14 brumaire an VII (4 novembre 1798).
Un domestique de l'intendant copte fut hier, le 13, dans les villages de Bouch, situés à trois heures de chemin de El-Zawieh; il y rencontra deux domestiques de Mourad-Bey; les villageois, à qui il a demandé ce que faisaient ces gens là dans le village, lui ont répondu qu'ils étaient venus de la part de
1 Ms. Oss. 2582.
2 N-ro 4t. Ms. Oss. 2582.
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Mourad-Bey demander des provisions de bouche en ajoutant qu'il était présentement avec son armée au Pont d'Ei-Lahoun i. Le même domestique prétend avoir rencontré un chef des Arabes s'entretenant avec un espion des mameluks. Le résultat de leur conversation doit^ avoir été que l'espion de Mourad- Bey envoyé à El-Zawieh s'en retourna pour rejoindre son patron et qu'il croyait que ce dernier viendrait attaquer El-Zawieh dans quelques jours, aussitôt que les chemms seront praticables.
Les bâtiments armés des Mameluks sont à Keneh au-dessus de Girgeh; c'est le commandant de notre flottille qui me donne cette nouvelle.
Un écrivain copte d'un village peu éloigné d'El-Zawieh, venant d'arriver dans ce moment, m'a fait part qu'une partie de Mameluks se trouvent à Maijané, village situé sur ^ l'autre rive du canal Joseph; ce village n'est éloigné de Beni-Souef que de trois heures et de huit d'El-Zawieh.
Vu toutes ces nouvelles j'ai pris le parti de suspendre mon départ d'El-Zawieh pour Beni-Souef, jusqu'au moment que je vous saurai rapprocher de nous.
Il me vient d'arriver un des espions que j'avais envoyé au camp de Mourad-Bey. Les nouvelles qu'il m'en donne, sont tout à fait contraires à celles que je vous ai mandées plus haut. Selon le rapport de cet homme qui a quitté le camp de Mourad-Bey d'hier dans la matinée, les Mameluks se trouvent à Sédiman. Mourad-Bey ayant été instruit par ses espions que vous deviez faire partir quelques détachements de votre armée pour aller chercher des chevaux dans des villages de la province de Fayoum, a détaché deux beys avec un certain nombre de troupes pour tomber sur vos détachements. Du reste les Mameluks n'ont pas fait de mouvement, selon ce que nous assure le même espion. Mourad-Bey publie toujours dans son armée qu'une armée turque viendra bientôt les secourir.
* Pont en Pierres (Carte top. de l'E. levée par les Ing. géogr.
2 Biffé: est.
^ sur le canal Joseph, rive opposé à nous du Oa...