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A DESAIX, BELLIAUD FT A DUGUA

lazaret un endroit facile à isoler, qui renfermait beaucoup de bâtiments dont on pouvait disposer sur-le-champ, et dont l'enclos à faire se trouvait défendu par les ouvrag-es de la place etc. Mais en faisant cette distribution oénérale. je ne me suis point exclus et je ne pouvais point m'exclure la faculté de faire à ces maisons et îles de maisons les changements que nécessiterait la défense de la place, ni me priver des ressources qu'elles pouvaient me présenter pour la fortifier et économiser par leurs moyens le temps et les dépenses qu'entraîneraient d'autres constructions. Cependant, tandis que l'officier qui commande ici l'artillerie \ vous demande d'un côté que je suspende une démolition qui m'empêche de fermer la principale batterie qui domine la rivière, et que j'intervertisse l'ordre que j'avais cru devoir établir dans le progrès du travail; de l'autre il ordonne sans me prévenir la démolition d'une maison d'enceinte extérieure qui devait faire partie d'une caserne crénelée, destinée à défendre toute la face d'un mur ou d'une ligne de palissade le long de la rivière, ainsi que la face d'une batterie qui masque la porte d'entrée de ce côté. 11 n'a point de bras pour faire une chose utile à l'activité exigée par le général en chef pour les travaux de Lesbé, et il en trouve pour en fidre non seulement d'inutiles mais même de nuisibles. Je dois encore vous dire, pour obvier à toutes allégations qui pourront être faites à cet égard, que cette caserne reste à la disposition de l'artillerie qui fera de son intérieur tout ce qu'elle jugera convenable à son service, mais malgré la répugnance que j'ai de vous importuner des détails de mon service, je ne puis me dispenser, Général, de vous soumettre les observations précédentes, afin que par la suite, les ordres que vous croirez devoir donner dans cette circonstance, s'opposent à tout ce qui pourrait entraver le bien du travail en général, et occasionner des dépenses en pure perte. — Je vous prie encore de suspendre l'ordre que vous avez donné au fournisseur de chaux d'en livrer aux particuliers. Cet ordre ou permission qui est du 17 brumaire 2, est sans doute mal interprété, ou bien on en abuse. Vous n'ignorez pas que le général en chef a mis particulière-

1 Anthouard {Corr. V. 3493), * 7 novembre 1798.

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ment en réquisition cette matière pour les travaux que je suis obligé de suspendre dans ce moment, parce que le particulier qui la fabrique n'en pouvant faire qu'une quantité très limitée par jour, la partage avec ceux qui se présentent pour en acheter et nous en laissent, par cette raison, manquer. Il en est de même des cendres. Cette suspension ne serait que momentanée et seulement pour nous donner le temps de faire quelques approvisionnements en avance. — Salut et respect.

tazowskî, chef de bataillon du génie, au général de division Dagiia, commandant à Damiette^.

Le 5 frimaire de l'an VII (25 novembre 1798).

Général, je réitère les demandes d'ouvriers que je fais^ sanscesse, sans bras on ne peut rien ^. Depuis 8 jours, 34 ouvriers

^ Arch. h. de la Guerre. Armée d'Orient, aut.

2 «j'ai fais»,

3 Caffarelli au chef de bataillon Lazowski, 9 novembre: »Je présume, mon cher Camarade, que les lettres que vous m'avez écrites, se sont égarées. Je n'en ai reçu aucunes depuis votre départ. Je crainds surtout que vos projets sur Lesbé n'ayent éprouvé le même sort et qu'attendant ma réponse vous aurez perdu un temps précieux pour des travaux pressants. Je vous prie à la réception de l'écrit que je vous donne de m'envoyer vos projets d'estimation ainsi que l'état de vos approvisionnements et de vos ressources. Il est inutile que je répète ici ce que je vous ai dit dans mon instruction du 23 vendémiaire (14 octobre). — Le capitaine Sabatier m'a rendu compte que la dépense des travaux faits sous sa direction excédait les fonds faits d'une somme de 26144 parats. Vous voudrez bien l'acquitter sur les fonds mis à votre disposition. II est de principe dans notre service que le changement de la personne ne change rien à la morale du travail et à celle de la comptabilité. Sur cette somme «de 26144 parats il est dû à Sabatier pour avance de reconnaissance deux mille parats... Je vous prie de m'écrire au moins une fois par décade; dans la position où nous sommes il est de plus grand intérêt pour le général d'avoir des notions certaines sur la situation de toutes les parties du service. La nature de nôtre exige une communication fréquente d'idées et de résultats entre ses divers coopérateurs. Je vous prie de me donner des nouvelles de vos camarades, des citoyens Girard et Pottier. — Vous avez reçu d'Alexandrie une malle qui a éprouvé le même sort de tous les effets que renfermait ma maison; le général a accordé à tous les officiers leurs gratificîitions de campagne. Le payeur de Damiette a ordre depuis le premier

Ai; GWNÉKAl. DUGI'A \?j7

nous sont arrivés, ce matin seulement, ce ([ui iKrns lait en total 88 man(0uvres du pays; jamais il n'y en a eu tant sur le travail qu'aujourd'hui. ~ J'ai demandé au commandant de \ix IW''^ en garnison à Lesbé, combien il pouvait me fournir de travailleurs, je vous fais passer la réponse. Tous les sapeurs qui peuvent travailler sont sur les travaux sans exception. Ils ont été notre principale ressource jusqu'à présent.

Je vous ai prévenu dernièrement que le premier manque ou retard de payement nous priverait de la chaux que nous employons. Cela est arrivé. On ne nous fournit plus et le maîtreouvrier Turc 1 que l'on a payé sans cesse jusqu'à présent et auquel on ne demande qu'un terme de 4 à 5 jours, dit que quand on lui payera sa chaux il en fournira d'autres. Cependant il a l'impudence de demander qu'on paye d'avance l'espèce de pouzzolane - qu'il envoie et qui ne lui coûte que la peine de la ramasser partout où il la trouve; je lui ai donné i une autorisation qui le met à même de faire les recherches librement et il en doit encore 70 couffes environ sur les avances qui lui sont faites.

Depuis 12 jours je ne puis avoir 45 outils en fer que j'ai commandés, et que je n'aurai pas, j'en suis certain, parce que je n'ai pas voulu les payer d'avance. Je suis confondu de voir, que malgré les ordres du général en chef, qui met tous ces objets en réquisition, de voir surtout que dans un pays où nous commandons on nous met le poing sous la gorge d'une manière aussi révoltante, dans une circonstance qui est impérieuse. I Je crois avoir déjà eu l'honneur de vous le dire, Général, le ! divan seul devrait être responsable de tous les ordres qu'il rej çoit à cet égard et dont il se décharge sur des malheureux i vauriens qu'il nomme scheik, lorsqu'il pourrait nous donner des I notables du pays, qui par leur état et leurs moyens auraient à I craindre de l'inexécution des ordres qu'ils recevraient, et ne se î mettraient pas à la tête des fuyards quand ils auraient gagné i 3 à 4 piastres.

; jour de la décade de vous délivrer une somme de quatre mille livres. — ; Je vous avais demandé des renseignements sur les meules, je vous prie de i ne pas l'oublier. Sabatier m'a dit qu'il y en avait à Damiette quatre* . . . ! * «Turque».

I 2 Terre volcanique rougeàtre qu'on rencontre près de Pouzzoles en Italie.

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Malgré le peu de moyens que j'ai eu et les entraves dont je ne vous donne qu'une faible esquisse, nous avons dans ce moment plus de cent toises de revêtements au trois quart sur la hauteur totale (9 pieds); le remblai d'un terre-plein sur 3 toises Y2 ^® largeur, 40 toises de longueur et une toise de hauteur, dans la partie qui commande et découvre la rivière jusqu'à son embouchure en mer. Si je n'avais point été arrêté par cette suspension que l'officier qui commande l'artillerie, vous a demandée, cette batterie serait entièrement faite et fermée; je la pressais parce qu'elle est la plus importante, et qu'en cas de besoin il était facile d'en faire une redoute isolée, c'est à dire indépendante de la perfection du reste de l'enceinte. Si nous avions des approvisionnements et des bras, dans 10 jours tout le front, qui fait face à l'embouchure de la rivière, serait fini; ce serait plus du tiers de la totalité de l'ouvrage, parce que cette partie est la plus difficile à travailler. Pour accélérer de beaucoup la besogne et diminuer considérablement les dépenses, je n'ai retranché du village que la portion qui m'était nécessaire pour fournir aux remblais et des briques: c'est à dire que je n'ai fait abattre que le 10*^® des maisons, environ, que je devais faire abattre à la droite de la mosquée, suivant Tordre du Caire. Je crois d'ailleurs que la défense en sera meilleure, et que nous aurions été fort embarassés d'employer tous les déblais que cela aurait fourni. On n'aurait eu d'autre ressource que de les répandre au loin dans la plaine marécageuse qui environne le village, pour ne laisser aux environs de la place aucun commandement, d'autant que la crête d'un parapet n'aura que 15 pieds de hauteur au-dessus du terrain. Ces déblais auraient fourni d'ailleurs les moyens de former des batteries contre les ouvrages, avantage que l'ennemi n'aura pas dans une plaine où l'on trouve l'eau à un pied au-dessous de sa surface.

Si je n'ai pas eu le quart des ouvriers et des moyens qui étaient nécessaires pour pousser vigoureusement les fortifications et la fermeture de Lesbé, vous sentez qu'il a été de toute impossibilité de s'occuper de la munitionnaire, de l'hôpital etc. Cela deviendra d'autant plus impossible maintenant que l'artillerie va partager les modiques ressources que présente Damiette pour les constructions, en s'occupant d'un arsenal qui

AU GÉNÉRAL UUQUA 139

ne se fait jamais dans une place que lorsqu'elle est fermée. Il en va résulter que les travaux de fortifications et de l'artillerie vont chômer^; vous voyez cependant, Général, par la lettre du général en chef, si l'inquiétude que je témoignais sur l'impossibilité d'exécuter les ordres qui m'ont été donnés au Caire, était fondée, vous voyez aussi si les fortifications de Lesbé doivent être accélérées de préférence à tout autre travail.

Dans ce moment je fais remettre au divan une lettre que je vous soumets, pour qu'il me fasse connaître tous les fours et magasins de chaux qui sont à Damiette. Et une fois connus, je crois nécessaire d'y placer un sapeur ou deux qui veilleront à la confection de la chaux et à ce qu'elle soit totalement transportée à Lesbé. Je demande aussi qu'on me livre enfin les outils et ouvriers demandés depuis si longtemps. Il y a beaucoup de fers à Damiette et nous ne pouvons pas nous occuper de sa recherche. C'est au commissaire et à l'agent français de faire ces perquisitions avec les moyens que leur donnera le divan. Si nous parvenons à avoir beaucoup de monde, il faudra plus d'outils que nous (n')en avons. J'ai remis l'état des magasins au citoyen Laugier, il n'y a que de très légères augmentations depuis.

Les plans de l'hôpital, de la munitionnaire, du lazaret et des magasins sont déterminés; on les mettra à exécution aussitôt que nous serons en mesure de pouvoir le faire.

Je dois encore vous dire, général, que lorsque je suis parti du Caire on m'avait donné l'assurance que je trouverais à Damiette beaucoup de coopérateurs, cependant les ingénieurs géographes sont retournés malgré l'ordre donné à cet égard, d'autres sont malades et, sans me plaindre du travail dont je suis chargé, je ne crois pas inutile de vous faire cette dernière observation 2. — Salut et respect.

* «chaumer».

2 Caffarelli du Falga à Lazowski, Caire, le 13 novembre 1798. {Beg. y, p. 75): Ordre au capitaine Bachelu de se rendre sur le champ à Belbeis pour des travaux urgents que deux officiers du génie viennent être obligés quitter pour soigner leur santé. Il n'a reçu aucune lettre de lui depuis son départ. Craint qu'il ne soit pas encore assez rétabli pour suffire à un grand travail. Fera partir un autre officier pour prendre la conduite des travaux urgents à Damiette, s'il ne reçoit de nouvelles par le premier courrier. Eloge

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Lazowskî, chef de bataillon du génie, au général de brigade Verdier^.

Le 7 frimaire an VII (27 novembre 1798).

Nous avons aujourd'hui, Citoyen Général, les ouvriers militaires que vous avez commandés hier pour les travaux de fortifications. Je les ai employés à la tâche, à raison de 150 paras^ la toise cube et je suis certain qu'à ce prix ils auront une forte journée, le transport des déblais n'étant qu'à une très petite distance de leurs ateliers, mais je n'ai point reçu les outils que j'ai commandés depuis 15 jours à Damiette, et c'est pour la seconde fois que le payeur ne peut solder le complément du premier payement que le général en chef a fixé pour les travaux par 3^ lettres de change, dont la première ^ n'est point encore totalement acquittée.

Le commis, que j'avais envoyé depuis trois jours à Damiette pour diverses acquisitions indispensables à la continuation du travail, est revenu sans pouvoir même apporter des clous faute de moyens; de manière que la plupart des ouvriers militaires n'ayant pas les outils que depuis longtemps on me promet à Damiette, et que le manque d'argent m'empêche d'acheter d'ailleurs, le travail va considérablement souffrir de cette pénurie. Si le payeur ne donne point l'argent que depuis 15 jours il promet en vain, je ne pourrai faire la paye du jour aux paysans. J'ai employé totalement ce que j'ai pu avancer de ma

des lieutenants Buzet et Morlet. Ces officiers et ceux des sapeurs peuvent l'aider; ménagement à avoir pour ceux derniers. Instructions sur les travaux ... de Lesbeh. Vues à soumettre au général en chef. Projets, plans et rapports d'envoyer. (En marge : Cette lettre est écrite pour le commandement actuel du génie à Damiette quelqu'il soit). — Caffarelli à Lazowski,, Caire, le 23 novembre [Reg. y, p. 100): Il lui envoie le capitaine Deponthon pour l'aider. Méthode à employer envers les ouvriers du pays. Ouvriers pris parmi les troupes. On est content des uns et des autres au Caire. Ordre de clore promptement Lesbeh et de construire et armer sans délai la batterie de côte. Secours à donner au besoin aux astronomes et ingénieurs qui se rendent à Damiette.

* Arch. h. de la Guerre, Armée d'Orient, aut.

2 Biffé: des.

^ Biffé: aucune.

AUX GÉNÉRAUX VEllDIKR F.T BONAPARTE 141

poche, pour ne point suspendre l'ouvrac^e; les délais du payeur sont bien contradictoires aux ordres du g-énéral en chef, et il est impossible d'aller plus loin s'il y a absolument manque de fonds ^ — Salut et respect.

Zaj^czek au général en chef Bonaparte '^.

Chawbak ^ le 25 nivôse an VII (14 janvier 1799).

Votre lettre du 24^ m'a trouvé à Chawbak, sur les bords du Nil. Conformément à vos ordres j'y ai laissé un détachement de 110 hommes, composé de la 2r demi-brigade d'infanterie légère et de la 88®, et je marche avec les 50 hommes à Fayoum, où je ferai mon possible pour envoyer au Caire l'argent que j'y trouverai provenant du miri.

P. S. Le détachement est commandé par le citoyen Desmaret, capitaine de la 2P demi-brigade.

^ Gruardet, chef de bataillon à la Tô*" demi-brigade, au général de brigade Verdi er, Lesbé, le 29 novembre 1798. «Les soldats ont réclamé leur dû auprès du chef du génie; s'y trouva avec un adjoint qui leur tient des propos, au sujet du payement; un volontaire d'entr'eux se permit de dire que s'il ne voulait pas les payer qu'il pouvait garder l'argent. L'officier de corvée le fit conduire en prison de suite. En ce moment le chef du génie ordonna à l'officier de renvoyer le dit travailleur à leur quartier. Vous voyez . . . que les soldats sont toujours prêts à travailler d'après les ordres que vous avez donnés, il s'en présentait journellement 120 et il n'en occupait que 65 en observant qu'il n'avait d'outils».

2 Ms. Oss. 2582.

3 «Shoubac» dans le texte original.

* Berthier, chef de l'état-major, au Caire, le 24 nivôse an VII [13 jan- Tier 1799). Arch. h. de la Guerre. Beg. Ee. /« 61 v^. Ordre au général Zayonschek (en route pour le Fayoum) de laisser à la couchée d'aujourd'hui une 1 partie de sa troupe pour y attendre la commission et un détachement conduits par le chef de b*"' Brun avec qui il continuera leur route pour la ! haute Egypte. — Ordre d'envoyer au Caire aussitôt son arrivée à Fayoum, ; l'argent provenant du miri. — Voir La Jonquière III. 577.

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Zaj^czek au général en chef Bonaparte ^

(Medinet-el-Fayoum), le 29 nivôse an VII (18 janvier).

Je me suis rendu à Medinet, capitale du Fayoum ^, le 28 nivôse. J'ai fait expédier aussitôt pour le Caire tout l'argent que j'y ai trouvé provenant du miri l L'adjudant-général Boyer en a envoyé 20 mille pataquès de 90 parats * la pièce. Il y en a encore 14 mille à tirer de la province. Je les ferai passer au Caire le plutôt possible. La province du Fayoum est bien la plus belle de l'Egypte ^.

L'adjudant général Boyer ^' me donnera 2 ou 3 jours pour me mettre au courant des affaires.

Zaj^czek au général Berthier\

(Medinet-el-Fayoum), le 4 pluviôse an VU (23 janvier 1799).

J'ai l'honneur de vous envoyer l'état de situation du bataillon qui se trouve en garnison à Medinet du Fayoum et qui se comporte parfaitement bien. La province est fort tranquille. J'active tant que je puis la rentrée du miri, ainsi que celle des chevaux. Il me faudrait quelque expert^ de la cavalerie pour examiner cette remonte à mesure qu'elle arrive.

Relativement à l'ordre du jour du 25 passé 9, j'ai passé la revue de la pièce de 8 qui est ici, et je vous en remets l'état de situation. Veuillez me dire, si je dois faire remplacer ici les.

1 Ms. Oss. 2582.

2 Le commandement de cette province fat confié à Zayonchek par ordre du 8 janvier (La Jonquière III. 579).

3 myry, contribution due au sultan [Gorr. V. 3812).

^ parât = médin = 9 deniers V? ; le denier de cuivre valait un douzième de sou.

5 Voir Reclus X. 97-100, Denon L 251—6, Savary IL 42-6.

6 Commandant la province d'après l'ordre du 7 décembre {Corr. V. 3718); désigné pour commander la province de Minieh par l'ordre du 12 janvier, rappelé au Caire le 20 janvier et remplacé par Détrès.

7 Ms. Oss. 2582.

8 Biffé: officier.

» Corr. V. 3851.

A BONAPARTE, BRRTHIER, MALLEM IBRAHIM, ETC. 143

objets qui y manquent, selon cet ordre, ou si je dois attendre ceux que le général divisionnaire Domnnartin enverra.

Je vous observe, générai, que le bataillon qui est ici, n'est payé que jusqu'au 10 nivôse et qu'il est dû aux officiers frimaire et nivôse.

Zaj^czek à l'intendant copte de la province du Fayoam Mallem Ibrahim ^.

(Medinetel-Fayoum), le 6 pluviôse an VII (25 janvier 1799).

Ordre à lui donné pour payer au détachement du 2™^ bataillon de la 18™^ demi-brigade, qui est venu joindre à Fayoum, la somme de cent treize livres, due au dit détachement; la dite solde payée en vertu de l'ordre du jour du général en chef, qui autorise les commandants de province à faire payer sur le miri les décades ordonnées par lui.

Zaj^czek à l'officier commandant le détachement pour la perception du miri dans le Fayoum '^.

(Medinet-el-Fayoum), le 11 pluviôse an VII (30 janvier 1799).

A lettre reçue, vous vous mettrez de suite en marche pour vous rendre à Medinet. Tâchez de partir encore cette nuit pour venir de suite, le bataillon devant se mettre en marche pour le Caire.

Zaj^czek au général Berthier^.

(Medinet-el-Fayoum), le 11 pluviôse an VII (30 janvier 1799).

Votre lettre du l-r pluviôse ne m'est parvenue que le onze à 5 heures du soir. J'ignore ce qui a pu occasionner ce retard, mais il ne sera pas de ma faute, si je ne me rends pas pour le 12 à Gizeh, comme cela m'est ordonné. Je quitte Medinet à Fayoum le 12 et je ne pourrai être que le 13 ou le 14 à Gizeh.

1 Ms. Oss. 2582.

2 Ibid.

' Ibid.

144 ZAJACZF.K

J'apporte ^ avec moi presque tout le miri et 12 chevaux. Les 18 2 chevaux qui sont encore à percevoir, seront recommandés au divan et nous les aurons plus tard.

J'assemble dans ce moment le divan, à qui je donne ordre^ tous les cheiks des villages de déclarer le plutôt possible les canons, qu'ils peuvent avoir appris*, et de les conduire à Gizeh, sous peine de mort, et je leur recommande également une bonne conduite pendant mon absence, aussi bien que les 4 chevaux pour l'artillerie ^

Zaj^czek au général en chef Bonaparte ^

A Gizeh, le 15 pluviôse an VII (3 février 1799).

J'arrive à Gizeh avec le 2"^^ bataillon de la 18^ demi-brigade. Je m'y suis rendu à marche forcée, votre ordre (du) 1-r pluviôse ne m'étant parvenu que le 11 à 5 heures du soir.

1 Biffé: J'emmène.

2 Biffé: Le reste des...

3 Biffé: ordre d'avertir.

4 Voir: Qorr. V. 3885, Ordre du jour, 1 pluviôse (20 janvier 1799). Les généraux commandant les provinces feront une lettre circulaire en arabe aux différents cheiks-el-beled des villages de la province: il y a des canons enterrés dans les maisons appartenant ci-devant aux Mameluks ; qu'ils accordent dix jours pour faire les déclarations, et que, passé ce délai, les cheiks des villages où seraient trouvés des canons seront punis de mort. Dans les provinces de Menouf, Charqyeh, Mansourah et dans quelques provinces de la haute Egypte, les généraux commandant ces provinces ont découvert des canons qu'ils ont laissés dans les villages: le général en chef leur ordonne de prendre tous les moyens pour faire conduire ces canons à Gyzeh, et ce, dix jours après la réception du présent ordre.

^ Qorr. V. 3881. Bonaparte au général Berthier, 20 janvier 1799: Vous ordonnerez au général Zajonchek, commandant la province du Fayoum, de régler ses mouvements de manière à être rendu à Gyzeh avec toute sa colonne le 12 au soir. Vous lui recommanderez d'activer de tous ses moyens le recouvrement en entier du myry et la levée de tous les chevaux que doit fournir sa province. Il lèvera dans sa province quatre bons chevaux que doit fournir sa province. Il recommandera, en partant, au divan de maintenir une bonne police dans la province, et aux cheiks d'Arabes de se bien comporter; sans quoi, à son retour, qu'il annoncera être dans quinze jours, il les punirait.

6 Ms. Oss. 2582.

A BONAPARTE ET AU CHEIK-EL-BF:LED d'eL-ZAWIEH 145

J'emmène 12 chevaux de la réquisition; à qui les remettrai-je? Quant au miri, en voici l'état:

La province devait payer . . . 34,238 pataquès On a expédié au Caire le 29 . . 20,000 On a payé au bataillon .... 1,901

J'apporte avec moi 6.000

27,901 Reste 6,337

L'intendant copte et citoyen Noble, agent français, sont restés à Medinet en Fayoum, mais il leur faudra un détachement de 40 hommes pour achever le miri.

Si vous me faites la grâce de m'employer dans l'expédition \ je vous demanderai celle d'être payé du mois de frimaire, ainsi que des avances que j'ai faites et que j'ai eu l'honneur de vous présenter avant mon départ.

Zaj^czek au cheik-el-beled et seraph d'El-Zawieh ^,

Beni-Souef, le 26 pluviôse an VII (14 février 1799).

A lettre reçue vous vous rendrez tous les deux au quartier général à Beni-Souef pour venir rendre compte de ce que vous devez, au janissaire aga, lieutenant de police du Caire ^ Je vous préviens que le moindre retard que vous apporterez à vous rendre, sera sévèrement puni.

^ de Syrie. Voir: Corr. V. 3923. Ordre du 30 janvier. Article 1*^ La province de Beny-Soueyf et celle du Fayoum seront sous les ordres du général Zajonchek. Art. 2. Ce général se rendra sur-le-champ à Beny-Soueyf; les agents et intendants des provinces du Fayoum et de Beny-Soueyf se tiendront près de lui. Il se portera alternativement dans l'une et dans l'autre de ces provinces pour y faire sa tournée, et suppléra au nombre par l'activité et le mouvement: il fera dans l'une et l'autre la levée du myry et des impositions.

« Ms. Oss. 2582. Voir Estève: Mémoire p. 54: «Le qobtte percepteur appelé sserrâf dans la basse Egypte, prend le nom de a' âmel dans le Ssa'yd».

' Hassan-aga.

Les Polonais en Egypte. -^-O

Zaj^czek aux membres composant le divan de Fayonm \

Beni-Souef, le 26 pluviôse an VII (14 février 1799).

Je vous annonce avec bien du plaisir que sur le rapport avantageux que j'ai fait au général en chef Bonaparte de votre bonne conduite, du zèle que vous mettez à administrer votre province, ainsi que de l'intérêt que vous prenez à l'armée française, le général en chef m'a chargé de venir vous en témoigner sa satisfaction. C'est une commission bien agréable pour moi. J'invite dans ce moment-ci le président du divan de venir le plus promptement auprès de moi à Beni-Soaef pour régler les affaires de la province du Fayoum; il annoncera aux membres du divan, ses collègues, que le général en chef m'a ordonné de leur faire payer leur traitement ^ et que dès l'instant qu'il y aura ici de l'argent, je les ferai payer de suite.

Zaj^czek an citoyen Noble, agent national an Fayoum ^.

Beni-Souef, le 26 pluviôse an VII (14 février 1799).

Le général en chef ayant ordonné que l'agent français et l'agent copte de la province du Fayoum résideraient à Beni- Souef auprès du général commandant les provinces réunies de Fayoum et de Benhasse, c'est avec bien du plaisir que me rappelant au bon souvenir du citoyen Noble, je viens lui annoncer que, conformément au dit ordre, il vienne ici auprès de moi avec Mallem Ibrahim à lettre reçue. J'aurai le plaisir de jouir de sa présence. Le citoyen Noble, ainsi que Mallem Ibrahim, agent copte, apporteront ici le montant du miri qu'ils auraient pu ramasser. Il voudra dire bien des choses de ma part aux membres du divan et particulièrement aux cheiks et leur témoigner, combien le général en chef est satisfait de leur bonne conduite.

J'annonce au citoyen Noble que le général en chef a été très satisfait, ainsi que le citoyen Poussielgue, lorsque je leur ai annoncé le sacrifice que faisait l'agent français en faveur de

1 Ms. Oss. 2582.

' Corr. IV. 3B06 (traitement des membres du divan).

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