A NOBLE, MAURANO ET A DUGUA
l'armée, en restant seul dans la province Fayoum pour recouvrir le reste du miri, et que cela lui a fait le plus grand mérite. J'ai invité les cheiks du divan par une lettre particulière de se rendre ici pour régler les affaires de la province. Prolltez de (la) bonne occasion pour venir. Emmenez avec vous cinq ou six janissaires qui resteront ici à Beni-Souef pour porter les dépêches qui pourraient y avoir pour Medinet et prenez en davantage si vous apportez de l'argent pour toute sûreté.
Zaj^czek au citoyen Maurano, commandant la barque
la Carinthie ^
(Beni-Souef), le 26 pluviôse an VII (14 février 1799).
Vous arrêterez toutes les barques qui descendent le Nil et vous les ferez raisonner afin d'avoir des notions de la division Desaix et vous m'en ferez le rapport. S'il y avait quelque chose d'intéressant, vous emmènerez chez moi ou les pièces ou les passagers. Vous ne laisserez passer aucune barque sans la faire raisonner et vous préviendrez l'officier où soit celui qui reste à votre barque en votre absence, de ne point négliger cet ordre dont vous êtes responsable et surveillez en même temps que ceux qui les feront raisonner, n'exigent rien des patrons sous aucun prétexte.
Pour faire raisonner les barques vous aurez soin de les faire aborder à terre.
Le général de brigade Zaj^czek S commandant les provinces de Fayoum et de Be nasse ^ au général divisionnaire Dugua^, commandant au Caire.
Au quartier-général de Beni-Souef, le 26 pluviôse an VII de la
République (14 février 1799).
Général, j'ose prendre la liberté de vous recommander le nommé Jacot Chorbagi, janissaire de cette province, qui se rend
2 A. h. de la G. En marge: Reçu le 29, recommandé sur-le-champ. 8 Benassé, Benhassé, Behnesé = Beni-Souef.
* Voir La Jonquière IV. 143. Ordre du jour du 9 février: «...Tous
au Caire pour des réclamations qu'il a (à) y faire, auprès de l'intendant général des finances i; cet homme s'est rendu digne de la place qu'il occupe ici et il s'est toujours comporté de manière à prouver qu'il était l'ami des Français. Sa présence étant bien nécessaire ici, je vous prie, général, de lui faire faciliter les moyens à s'en retourner promptement.
J'aurai l'honneur de vous écrire décade prochaine et de vous donner toutes les informations que j'aurai recueillies de la province; le général de brigade Veaux que j'ai remplacé ici, vous aura mis à même de connaître tous les mouvements qui ont eu lieu dans cette province 2. — Salut et respect.
Zayonchek.
Lazowski: Rapport^ sur les travaux exécutés dans la nuit du 25 au 26 pluviôse (13 au 14 février).
Le 25 pluviôse, à 7 heures du soir, le chef de brigade Sanson et moi ouvrîmes la tranchée avec 50 sapeurs, à 60 toises du village qui se trouve au pied du fort, et suivant le tracé que nous reconnûmes de jour.
Les travaux furent poussés pendant la nuit jusqu'aux premières maisons du village, dans un terrain sablonneux. La tran-
les généraux et les officiers commandant les provinces de la basse Egypte, ainsi que le général commandant les provinces de Beni-Souef, Fayoum et Minieh, préviendront le général Dugua de ce qui se pourrait passer d'intéressant dans leurs provinces, et obéiront à tous les ordres qu'il pourrait leur donner; ils continueront cependant de correspondre avec l'état-major général» ...
1 Girgès-el-Ghouary {Corr. IV. 2895).
2 Biffé: et qui paraissent absolument terminés.
3 Joint à la lettre de Sanson au général Caffarelli (El-Arich, le 25 pluviôse an VII): «...Je suis arrivé hier au soir avec 300 hommes dont le général Kleber m'avait donné le commandement. J'ai été attaqué à la citerne de Mesoudiah... J'ai reconnu aujourd'hui le château d'El-Arich, il paraît qu'il est impossible d'y entrer que par la grande porte: nous sommes maîtres des maisons qui se trouvent en avant. Je vais faire faire une communication pour y aller en sûreté: et, de ces maisons, il sera facile de construire une galerie pour deux ou trois fourneaux, pour faire sauter un flanc et une partie de la courtine... Lazowski, Aymé, Crespin et Charbaud sont ici...» (La Jonquière IV. 164—5).