A ROCHEBRUN, DUMONT ET A DUGUA
Zaj^czek au capitaine Dumont ^
Le 9 irerminal an VII (29 mars 1799).
Si à l'arrivée de la présente l'expédition que j'ai ordonnée contre Gibebat, village situé de l'autre côté du Nil, vis-à-vis de El-Zawieh, n'a pas été encore mise en mouvement, vous l'activerez le plus promptement possible. Ne laissez à Beni- Souef que 40 hommes, y compris les malades, et dvec le reste de la troupe, allez attaquer les Mameluks qui se trouvent à Gibebat.
Si c'est le même village qui s'est rendu coupable en attaquant les barques qui passaient sur le Nil, vous amènerez avec vous le cheik et tout ce que vous pourrez attraper de leurs bestiaux. Vous (vous) ferez accompagner dans cette expé dition par un Copte et par l'interprète du Copte que j'ai laissé à Beni-Souef.
Si au contraire le village qui attaqua les barques est un autre que^ celui où se trouvent les Mameluks, vous commencerez par les Mameluks, et soit que vous les punissiez soit qu'ils se dispersent à votre arrivée, vous vous porterez de suite contre le village qui attaque les barques.
Les Mameluks commencent à se rassembler dans le Fayoum. Je suis forcé de m'y porter. Peut être y aurai-je besoin de la troupe que vous commandez; ainsi tâchez de faire votre coup sans différer.
Zaj^czek au général Dagua ^
Le 9 germinal an VII (29 mars 1799).
Je viens d'être assuré qu'il n'y a que 40 Mameluks à Gibebat. La capitaine Dumont qui commande la petite garnison de Beni-Souef, est chargé d'aller dissiper cette bande.
Salah-Bey est entré dans le Fayoum. Il y est à Medine
' Us. Oss. 2582.
^ Biffé: différent de.
" Ms. 06S. 2582.
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avec 60 des siens. Je cours pour Ten chasser. Je serais déjà en route pour Fayoum sans ces nrialheureux Coptes qui traînent après eux des troupeaux et au delà les 100 paysans en otage retardent ma marche et me forcent de faire un détour pour aller les déposer dans un lieu de sûreté.
Zaj^czek au citoyen Pierre, aide de camp^.
Le 10 germinal an VII (30 mars 1799).
Mon cher Pierre, j'ai écris hier au capitaine Dumont de laisser 40 hommes de garnison à Beni-Souef et d'aller avec le reste de la troupe contre le A^illage nommé Gibebat où se trouvent les Mameluks. Dans le moment que j'expédiais cet ordre, Moailem Bortho prétendait que les affaires exigeraient que je fusse tout de suite de retour de Fayoum. Comme depuis il a mieux calculé et qu'il me dit que je pouvais rester à Medine sans porter préjudice à la perception du miri de cette province, je me vois dans la nécessité de partager la troupe que j'ai avec moi, et comme je ne lui laisse que 40 hommes, je serais inquiet qu'il n'arrive quelque chose à ce petit détachement, ainsi vous manderez au capitaine Dumont, s'il est parti, de presser son expédition et aussitôt après vous enverrez trente hommes pour renforcer le détachement de Fechn où les Coptes se proposent de rester quelques jours; si au contraire le capitaine Dumont est encore à Beni-Souef, vous diminuerez son détachement de 30 hommes que vous enverrez incessamment à Fechn.
Comme je resterai quelque temps à Fayoum pour percevoir le miri, dites, je vous prie, au citoyen Noble de venir me trouver le plutôt qu'il pourra, c'est-à-dire aussitôt qu'on pourra lui donner une vingtaine d'hommes pour l'escorter.
Salah Bey est à Medine et je cours pour l'y surprendre, s'il est possible.
Après l'expédition contre les Mameluks, le détachement du capitaine Dumont ne doit être que de 90 hommes ou 100 tout au plus.
1 Ms. Oss. '2582.