AUX GÉNÉRAUX DUGUA ET DESAIX
médicaments nécessaires nous soient envoyés sur-le-champ.
I Deux ou trois paysans à pied pourront les transporter à Beni-
! Souef sans aucuns risques. D'ailleurs de tous les malades que j'ai envoyés au Caire, personne ne m'est revenu, et cette diminution de force est très sensible. Si vous pouviez, Général, ordonner pour que soixante et quelques hommes du bataillon de la 22^ légère qui se trouvent au dépôt au Caire, viennent me joindre, cela réparerait la perte que je vais faire du dé-
: tachement laissé par le général Davout, et qu'il va sûrement
I reprendre à son passage. Salut et respect.
Zaj^czek au général Desaix ^
Le 5 prairial (24 mai 17S9).
Je viens de recevoir l'avis que les Mameluks, ainsi que les Mecquains, qui avaient fait quelque séjour dans la province
1 d'Atfîeh, remontent par la rive droite vers la haute Egypte.
' C'est apparemment l'approche du général Davout qui les à délogés.
Les deux provinces que je commande, sont totalement purgées de Mameluks, Mecquains et Arabes, mais les paysans de la province de Behnesé sont très récalcitrants et le payement du miri va on ne peut pas plus lentement. Je doute que nous puissions faire le recouvrement de cet impôt avant le débordement du Nil.
Le général de brigade Zajqczek au général divisionnaire Dugua, commandant la Basse Egypte^.
Au qu. gén. de Beni-Souef, le 6 prairial an VII (25 mai 1799).
Général, j'ai eu l'honneur de vous mander le 2 du courant^ l'attaque de Medine par les Mameluks et les Arabes de la tribu
1 Ms. Oss. 2582.
' Arch. hist. de la Guerre, Armée d'Orient. Ms. Oss. 2582.
' Ms. Oss. : dans ma dernière lettre que les Arabes Bagout unis aux
252 ZAJACZEK
de Benouafi 1. lis furent repoussés par les habitants et ga-' gnèrent le désert à mon arrivée, mais à peine ai-je quitté Fayoum qu'ils revinrent sur leurs pas, attaquèrent Medine pour la seconde fois, furent encore repoussés et perdirent trois Mameluks et un kachef. Aujourd'hui retirés sur le bord du désert, ils menacent Medine d'une nouvelle incursion. Cette circonstance me force à tout (instant de)^ quitter ici pour délivrer Fayoum, et j'y marche demain.
Je laisse la province de Behnesé tranquille, mais il est à craindre que les Mameluks qui sont sur la rive droite, et qui commencent à remonter vers la haute Egypte, ne repassent de ce côté-ci, le sachant dégarni par mon éloignement dans le Fayoum.
Quant à l'argent volé et son recouvrement que vous n'approuvez que conditionnellement, en disant que le moyen de la répartition ne peut être juste que d'après une certitude que les villages contribuants recelèrent le vol ou les voleurs, j'ai l'honneur de vous observer que c'est précisément sur le même principe que cette opération sera conduite, et que nous n'avons fait contribuer que les villages qui recelèrent les voleurs d'El- Meïmoun ou leurs effets. D'ailleurs tous ces villages qui pillent les passants sur le Nil, sont tellement accoutumés à se réfugier chez leurs voisins lorsque la justice les poursuit, et ils sont tellement protégés par ces derniers, que si le gouvernement ne prend pas le parti de punir les uns comme les autres, il n'y aura point de sûreté pour les voyageurs sur le Nil^.
J'ose vous réitérer ia demande des souliers. Il se peut que le bataillon a été plus favorisé que le reste de l'armée par l'en-
mamelouks avaient attaqué Medine, qu'ils furent repoussés par les habitants et qu'ils gagnèrent le désert à mon arrivée. Ils retournèrent sur leurs pas
avant hier et attaquèrent Les habitants se défendirent encore et
tuèrent Cette circonstance me force à marcher dans le Fayoum plutôt
que je ne l'aurai fait
1 «Bagouse» dans la minute.
' Un mot manque.
3 Ms. Oss.: parce que les criminels échappent à la justice par la fuite, et leurs voisins se faisant payer la protection que leur accordent, on ne parviendra jamais à détruire le mal, si on ne punit également les voleurs comme les receleurs.
A DUOUA ET A CHOLLEÎT 253
•voi de 150 paires que nous avons reçues, mais je puis vous assurer que la plupart des volontaires vont les pieds nus. Il y a quatre naois que nous courons sans discontinuer. Salut et respect. Zayonchek.
Zaj^czek au citoyen Chollet, agent français^.
r Le 8 prairial (27 mai 1799).
J'ai reçu votre lettre du 8 prairial. Pour donner à l'administration générale les renseignements nécessaires au sujet <l'El-Meïmoun, je croirais qu'il faut lui mander tout l'historique du vol de l'argent de la république commis par ce village. Le 11 floréal, la barque qui portait l'argent au Caire fut attaquée par une bande de Mecquains marchant sur la rive droite du Nil. Pressés par ces malheureux les nôtres ont cherché à gagner la rive gauche, comptant ^ de trouver quelque secours de la part des habitants d'ElMeïmoun. Tout le contraire arriva, les habitants d'El-Meïmoun prirent les armes contre les Français et furent les premiers à entrer dans la barque. C'est eux qui enlevèrent tout l'argent et les Mecquains n'eurent point de part à la prise. La garnison française de Beni-Souef fut le 13 à El-MeïmouD, mais elle n'y trouva point d'habitants. Cinq ou six Coptes furent les seuls êtres que l'on y rencontra. On a mis le feu au village, mais le lendemain la garnison de Beni-Souef marcha sur Fayoum contre les Mameluks, et nous avons remis à un autre temps la poursuite de l'argent volé.
Pendant ma course dcms le Fayoum j'avais chargé Moallem Bortho^ intendant copte de la province de Behnesé, de faire parler sous main aux cheiks d'El-Meïmoun, pour chercher à faire leur paix, mais ils ne voulurent point attendre à aucun accommodement. On prétend qu'ils comptaient dans cette occasion sur la protection de Moallem Jacob, dont le neveu en passant avec le général Davout a dû les avoir assurés qu'ils n'avaient rien à craindre. Pendant les dix jours que nous fûmes
' «contents> dans texte original.
» On a écrit bien souvent: Borson, Bourson, Barsoin ou Barsom.
254 ZAJACZEK
dans le Fayoum, les habitants d'p]l-Meïmoun revinrent à leur village et travaillèrent jour et nuit à en emporter le blé.
Le 25, nous retournâmes à El-Meïmoun et alors nous nous sommes emparés du restant de blé dont le soin est confié à l'intendant copte. Il n'est pas certain ce que peut valoir ce blé; l'intendant copte voulait le vendre aux cheiks des villages voisins pour dix mille pataquès, mais ces gens-là n'en offraient pas seulement cinq.
Alors je pris la résolution de faire battre le dit blé et de le faire transporter au port de Bouch, pour y être vendu aux premiers acquéreurs.
Vu les impositions que nous avons établies sur les villages complices du vol, la république n'aura à rechercher que mille pataquès sur le blé, pour avoir la somme volée complètement restituée. Ainsi tout ce qui reviendra de la vente de plus pourra être employé à l'indemnisation du miri, mais on ne peut pas encore deviner la somme.
Les habitants en se sauvant emmenèrent avec eux tous leurs bestiaux. Reviendront-ils? demanderont-ils la paix? C'est ce que j'ignore. Ce village a été mauvais de tout temps, mais il l'est devenu beaucoup plus encore depuis qu'il se sentait fort de la protection de Moallem Jacob.
Voilà les informations que je puis vous donner. Vous pouvez en demander encore à Moallem Bortho, qui est beaucoup plus au fait que moi.
Le général de brigade Zaj^czek au général divisionn, Dugua, commandant la Basse^ Egypte^.
Au qu. gén. de Medine, le 10 prairial an VII (29 mai 1799).
Général, j'ai l'honneur de vous envoyer, les dépêches que j'ai reçues du général Desaix.
Les Arabes et les Mameluks, qui avaient attaqué Medine, et qui menaçaient la province de Fayoum d'une nouvelle in-
A. h. de la G., A. d'Orient, Ms. Oss. 2582.
AUX GÊN. DUGUA ET DRSAîX 255
vasion, ont enfin quitté cette contré, ils ont pris le chemin de Bahireh.
Au reste rien de nouveau dans les deux provinces que je commande. Salut et respect. Zayonchek.
Zaj^czek au général Desaix ^
(Medinet-el-Fayoum), le 10 prairial (29 mai 1799).
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le deux prairial. Rien de plus flatteur pour moi que votre approbation, mais, Général, ce n'est que l'ombre des Mameluks que j'ai combattus; depuis qu'il vous connaissent, ils ont perdu tout leur courage.
Les 50 Mameluks qui parcouraient la province de Benesé, entre Abou Girgé et Fechn, se sont réunis, il y a quelques jours, aux Arabes de la tribu de Benouafi ^ qui descendaient comme eux de la haute Egypte. Après cette réunion ils firent attaquer Medine. Les habitants prirent les armes, se défendirent, tuèrent plusieurs Mameluks et blessèrent un kachef. Averti de leur position je me suis empressé de venir à leur secours. A mon approche l'ennemi a fui, il a pris le chemin de la province de Bahireh par le désert. Dans le moment que je vous écris, les deux provinces que je commande sont parfaitement tranquilles. Je m'occupe à percevoir le miri qui va on ne peut pas plus lentement.
Je ne doute point que les expéditions que vous allez entreprendre, ne soient couronnées d'un succès complet. Puisse-t-il vous accompagner partout.
Elfi-Bey a été, dit-on, battu par le général Davout dans le Charkieh, mais ce n'est qu'un bruit que je vous rapporte, le général Dugua ne m'ayant rien dit à ce sujet, si non que le général Davout a marché dans le Charkieh. Je ne puis non plus vous dire au juste le nombre des ennemis qui se trouvent dans la province d'Atfîeh, mais d'après tous les rapports de nos espions on peut les évaluer à 1500 hommes y compris la bande d'Elfi-Bey.
1 Ms. Oss. 2582.
2 «Bagouase» dans la minute.
256 ZAJACZEK
J'ai eu l'honneur de vous mander, il y a quelques jours, qu'une partie de ces vagabonds avait commencé à remonter par la rive droite du Nil vers la haute Egypte, mais ayant quitté Béni Souef depuis le 6 je n'ai pas pu suivre leurs mouvements. Aussitôt que j'en saurai quelque chose de positif, je m'enpresserai de vous en faire part.
Zaj^czek au général DesaixK
Le 11 prairial (30 mai 1799).
Votre lettre du 29 floréal arrive trop tard pour l'exécution du plan d'opération que vous y prescrivez sur la rive droite du Nil. Les Mameluks ont déjà commencé leurs mouvements, ils remontent depuis quelques jours, et le général Davout doit arriver incessamment à Beni-Souef. D'ailleurs pour que ce plan eut tout le (succès), il aurait fallu garnir la rive gauche des troupes. Sans cela les Mameluks qui sont toujours instruits de ce que nous faisons, n'auraient pas manqué de repasser le Nil, ce qui nous aurait encore beaucoup embarassés, les paysans dans la province de Behnesé étant très enclins à la révolte. Ces courses continuelles de Mameluks finiraient peut être par mettre les habitants en train, ce qui pourrait devenir très dangereux. Au reste. Général, si à l'arrivée du général Davout, il y a quelque chose à faire conformément aux ordres que je suppose que (vous) lui avez donnés, je m'y porterai avec tout le zèle imaginable et possible.
Le général Dugua me mande en date du 7 qu'il n'y a rien de nouveau de la Syrie depuis le 16.
Zaj^czek au général Desaix^.
Le 14 prairial (2 juin 1799).
Je viens de recevoir la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 5 du courant.
* Ms. Oss. 2582.
2 Ms. Oss. 2582.
Je VOUS envoie la copie du dernier rapport que j'ai eu de la rive droite du Nil. Le général Davout que le général Dugua m'avait annoncé devoir marcher dans la province d'Atfieh aussitôt qu'il aurait fini dans celle de Charkieh, s'est arrêté au Caire pour deux ou trois jours, après avoir fait sa tournée dans le Charkieh. Il doit remonter incessamment par la rive droite. Si ce général pouvait séjourner une dizaine de jours dans Atheh, les Mameluks seraient alors réduits à périr de misère ne pouvant s'arrêter nulle part, mais s'il ne fait que traverser la province, les Mameluks feront semblant de remonter, et puis ils feront un crochet dans le désert pour rentrer dans Atfieh. Courir après eux c'est fatiguer inutilement la troupe, comme (vous) l'observez parfaitement bien. Général. Aujourd'hui ça devrait être l'affaire des commandants des provinces d'achever les Mameluks en les chassant de partout, mais malheureusement nous avons trop peu de force et la fatigue continuelle nous donne beaucoup de malades. Rien de nouveau du Caire ni de la Syrie.
Zaj^czek au général Desaix ^
Le 17 prairial (5 juin 1799).
Les Mameluks qui avaient commencé à remonter, sont retournés dans Atfieh aux mêmes endroits d'où ils étaient partis. On les avait avertis du Caire que la troupe qui devait agir contre eux, avait reçu un contre-ordre.
Le général Dugua dans sa lettre du 15 me mande que la province de Charkieh et celle de Bahireh sont innondées de Mameluks. C'est apparemment la raison qui retarde la marche du général Davout. Du reste, rien de nouveau dans les deux provinces que je commande, mais le miri va bien lentement.
Ms. Oss. 2582.
258 ZAJACZEK
Zaj^czek au général Dugua^.
Le 19 prairial (7 juin 1799).
Je reçois votre lettre du 15. Je suis dans le Fayoum depuis le 6. Je profite du moment de tranquillité dont jouit cette province, pour percevoir le miri, mais cela va bien lentement.
Quant à la plainte du janissaire-aga, c'est précisément le village le plus coupable. Il est l'entrepôt de tous les vols qui se commettent sur le Nil. J'ai déjà relâché les cheiks de ce village parce qu'ils ont effectué le payement.
Zajqczek au général divisionnaire Dugua^.
(Beni-Souef), le 24 prairial an VII (12 juin 1799).
J'ai reçu votre lettre du 24 prairial. Je suis à Beni-Souef depuis hier. J'ai 22 ou 23 mille pataquès que j'enverrai au Caire au retour de la Vénitienne. J'espère que d'ici à ce temps -là, il rentrera quelque millier de pataquès de plus. J'ai laissé la perception du miri dans le Fayoum assez en train, mais il est à craindre que la nouvelle de la non réussite en Syrie qui sera certainement exagérée parmi les Turcs, ne ralentisse le mouvement des contribuants, qui sans cela s'attendaient tous les jours à nous voir forcés de quitter l'Egypte. Les habitants de la province Benhassé surtout sont très susceptibles de mauvaises impressions contre nous.
Les impositions pour le vol commis à El-Meïnoum sont finies. A l'exception de 12 cents livres tout est rentré, mais nous avons du blé qui surpasse de beaucoup la valeur du déficit.
L'adjudant général Rabasse^ a passé hier par ici. Il m'a laissé 14 dragons pour être montés. Je m'en occuperai incessamment.
1 Ms. Oss. 2582.
2 Ms. Oss. 2582.
' Rabasse remplissait les fonctions du chef d'état- major de Davout Parti du Caire le 9 juin, il amenait 200 hommes démontés.
Les médicaments n'arrivent pas. J'aurai cru les recevoir par le convoi qui vient de passer, mais mon attente a été vaine. Je vous demande en grâce, Général, d'ordonner pour que l'on m'envoie tout ce qui est nécessaire à l'établissement d'une ambulance. J'ai fait arranger un local, des lits de bois et des paillasses pour les malades, mais il me manque le préposé de l'administration. J'ai détaché un sergent pour en remplir les fonctions. L'envoi des médicaments est surtout de la dernière urgence.
Zaj^czek au général divisionnaire Dugua ^
Beni-Souef, le 26 prairial (14 juin 1799).
La pièce de 3 que j'ai, est toute disloquée. Je vous demande en grâce de me renvoyer celle de 8 le plutôt possible.
Je manque de cartouches. Outre les 60 coups par homme, je n'en ai que 6,000 en magasin. Je vous prie, mon Général, de m'en faire passer 30 mille, ainsi que 7 à 800 pierres de fusil.
Mille contes plus absurdes les uns que les autres sont débités par les Turcs sur l'expédition de la Syrie 2. Cependant il est à espérer qu'ils s'entiendront purement à des propos.
Des 14 dragons qu'on m'a laissés, il y en a déjà onze de montés. Ils le seront tous dans 5 à 6 jours.
Le général de brigade Zaj^czek, commandant les provinces de Fayoum et de Benhassé, aux membres composant la commission des grains à Miniet^.
. Au qu. gén. de Beni-Souef, le 29 prairial an VII (17 juin 1799).
Citoyens, je viens de recevoir la lettre que la commission a bien voulu m'écrire le 17 prairial (5 juin). Il est très possible,
1 Ms. Oss. 2582.
2 Voir lettre de Desaix à Belliard (Siout, 13 juin): « On fait courir
1 mille bruits extravagants > (La Jonquière V. 265): Nakoula el-
! Turk 125.
3 j^rch. h. de la Gu., A. d'Orient, Ms. Oss. 2582.
260 ZAJACZEK
il est même très probable qu'il existe des rapports entre les habitants de quelques villages de la province de Benhassé et les Mameluks errants, mais je ne puis poursuivre les premiers sans des preuves certaines de leur infidélité. Le rapport des Coptes employés par la Commission se trouve d'ailleurs en contradiction avec celui des Coptes intendants de la province, qui prétendent que les habitants de Fechn n'ont rien à se reprocher. Toute fois je ferai surveiller de près le village de Fechn et je ferai publier une proclamation par laquelle il sera ordonné à tous les cheiks de respecter et favoriser les employés de la Commission.
Quant à la protection que je dois au citoyen ChoUet, j'en appelle à lui même, qu'il dise, si jamais il a éprouvé une contradiction de ma part, à moins que ce qu'il a demandé, n'ait été de toute impossibilité. Salut et considération.
Je remercie les citoyens Reynier et Colbert de s'être rappelles de moi, je suis très sensible à cette marque de leur bontés Zayonchek.
Zaj^czek au général Dugua ^.
(Beni-Souef), le 29 prairial an VII (17 juin 1799).
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 24 courant. J'avais écris le 5 au général Desaix que les Mameluks séjournant dans Atfieh commencèrent à remonter, parce qu'en effet ils avaient fait un mouvement, mais le lendemain ils s'en sont retournés et quelques jours après j'en ai encore instruit le général Desaix. Je ne vous l'ai pas mandé, mon Général, parce que je me suis imaginé que vous ne pouviez pas ignorer ce mouvement que j'ai attribué à l'approche du général Davout de Gibebat^
1 In fine quelques mots de la main d'aide de camp Pierre: P. <S. Je vous prie de remettre l'incluse au chef de brigade Detrès pour qu'il la fasse passer par première expédition. Je suis très sensible au bon souvenir des citoyens Reynier et Colbert et je les prie d'en agréer mes remerciments.
2 Ms. Oss. 2582.
^ «d'Elcoubebat» dans le texte original.