‹ Les Polonais en Egypte, 1798-1801Chapitre 79 sur 115 · A BONAPARTE KT A BERTHIER · texte numérisé non relu

A BONAPARTE KT A BERTHIER

le commandant du bataillon a dressé le procès verbal^ que j'envoie à l'état-major général pour qu'il le fasse parvenir au conseil de guerre. A la première occasion sûre je ferai descendre les prévenus l

P. S.^ La pièce de 3 que j'ai ici se trouve dans un bien mauvais état. Le général Dugua m'avait promis de m'en envoyer une de huit, mais ne l'ayant point reçue jusqu'à ce jour -ci, je vous prie, général de vouloir bien ordonner qu'on me la fasse passer à la première occasion.

Les Arabes de la tribu de Geamma que le général Priant a poursuivis jusqu'à six lieues dans la province de Benhassé, se trouvent campés dans le désert à la hauteur de Sédiman. Ils ont envoyé ce soir pour négocier leur paix avec moi. Je leur ai répondu que les Français ne refusent jamais la paix à ceux qui la demandent sincèrement, mais que je ne la leur accorderai qu'à condition qu'ils restitueront tous les vols faits aux habitants de la province de Siout en cas que ces derniers en réclament.

Zaj^czek au général divisionnaire Berthier^.

(Beni-Souef), le 4 messidor an VII (22 juin 1799).

J'ai l'honneur de vous remettre ci-joint. Général, le procès verbal dressé par le citoyen Casanier, du l"" bataillon de la 22""^ demi-brigade d'infanterie légère, relatif à une sédition qui qui a eu lieu dans ce corps et qui est apaisée. Je vous prie, mon Général, d'ordonner que ce dit verbal soit renvoyé par devant le conseil de guerre. Les prévenus descenderont à l'occasion sûre.

1 Biffé: la plainte au conseil de guerre.

2 En marge: Renvoyé à la suite de la lettre du général Berthier en date du 5.

s Du 5 messidor, (23/VI 1799).

* Ms. Oss. 2582.

266 ZAJACZEK

Zaj^czek au général divisionnaire Berihier\

(Beni-Souef), le 4 messidor (22 juin 1799).

J'ai l'honneur de vous remettre ci-joint l'état de situation des troupes que je commande.

Zaj^czek aa chef de bataillon Sacrost'K

(Beni-Souef), le 4 messidor (22 juin 1799).

J'ai reçu vos deux lettres du 4. Je vous prie de me mander dans la suivante bien distinctement le nom des villages d'où vous m'écrivez ou que vous me portez dans vos lettres.

Quant aux Arabes que vous avez vus aujourd'hui sur votre droite, ce sont les mêmes que le général Priant a chassés de Siout, de Miniet, et qu'il a poursuivis jusque dans notre province. Si vous pouvez les surprendre cette nuit, vous ferez fort bien de disperser ces vagabonds, le général Friant m'ayant mandé qu'il n'avancerait pas plus loin dans notre province et qu'il me coulait le soin de poursuivre ces Arabes.

J'écris à tous les cheiks arabes nos amis, pour qu'ils aient (le soin) de les chasser, j'écris en même temps à Fayoum pour qu'on y soit sur ses gardes.

Le général Davout est encore au Caire, c'est l'adjudant général Boyer qui est passé dans le Fayoum avec une centaine d'hommes, mais j'ignore encore l'objet de sa mission. Je n'oublierai pas de vous passer la pièce aussitôt qu'elle me sera parvenue. Je vous demande surtout de n'avoir pas l'air de vous retirer devant ces Arabes. Cela les enhardirait. Le parti de les attaquer est le plus sage.

1 Ms. Oss. 2582.

2 Ms. Oss. 2582.

A BERTHIKR, SACROST, NOBLE, FRADIN ET A BOYER

Zaj^czek au citoyen Noble ^.

(Beni-Souef), le 4 messidor (22 juin 1799).

Les Arabes de la tribu Geamma, chassés de la province Siout, de celle de Miniet, et poursuivis jusque dans la nôtre par le général Priant, se trouvent aujourd'hui au nombre de 200 hommes à Sédiman. Je vous en avertis afin que vous fussiez sur vos gardes. Prenez des mesures en conséquence avec Osman Soborgi et instruisez moi de tout ce que vous pouvez apprendre au sujet de ces Arabes. Le chef de bataillon Sacrost doit les attaquer cette nuit, si toute fois il peut les atteindre. Mon avis serait que vous préveniez nos amis Arabes dans le Fayoum afin qu'ils leur donnent une chasse, ainsi que je l'ai fait dans la province de BeniSouef.

Zaj^czek au citoyen Fradin ^

(Beni-Souef), le 4 messidor (22 juin 1799).

Deux cents Arabes d'une tribu ennemie se trouvent aujourd'hui à Sédiman. Le commandant Sacrost doit les attaquer cette nuit. En cas qu'ils se sauvent sans l'attendre, soyez sur vos gardes afin de ne pas compromettre le détachement. J'écris au citoyen Noble pour qu'il m'instruise du mouvement de ces Arabes.

Zaj^czek à V adjudant général Boyer^

(Beni-Souef), le 5 messidor (23 juin 1799).

J'ai reçu. Citoyen, votre lettre du 4. Je suis enchanté de vous avoir pour témoin de mes opérations passées et futures.

1 Ms. Oss. 2582.

2 Ms. Oss. 2582.

» Ms. Oss. 2582. Voir aux Arch. h. de la Chuerre: Begistre G. p. 60. Berthier à Boyer, Caire, 15 mars 1799. Ordre de se rendre dans le Fayoum

268 ZAJACZEK

Tous les renseignements que je pourrais vous donner sur la perception du miri de Fayoum, vous les trouverez chez le citoyen Noble qui en a été chargé. Vu les villages affermés if y n'aura que quelques mille pataquès à recevoir, ce que je crois, mais il n'en est pas de même dans la province de Benhassé, ainsi je serai bien aisé, que vous acheviez le plutôt possible le miri de Fayoum pour travailler à celui d'ici où le paysan est très récalcitrant et on a besoin de la force pour le contraindre.

Votre détachement est presque plus fort que le mien. Je n'ai que 240 hommes de disponibles, le reste est malade.

Je vous ai envoyé les deux boulangers que vous me demandez. Comme le détachement que j'avais à Fayoum n'y a été que momentanément et que la manutention d'aujourd'hui va par entreprise, je n'ai point cherché à y faire aller leli forces, d'ailleurs le détachement étant toujours en tournée n'aurait pas pu en profiter.

La province de Fayoum a toujours été très pacifique, le < divan agit avec beaucoup de sagesse. Le vieux cheik, homme d'un caractère doux et tranquille, Osman Soborgi, que j'ai ; placé dans le divan depuis que vous avez quitté le Fayoum, est un homme sage, ferme et actif. C'est à lui que l'on doit | la dernière défense de Medine contre les Mameluks. — J'ai mandé hier au citoyen Noble, ainsi qu'au commandant du détachement que j'avais laissé dans le Fayoum, que 200 Arabes de la tribu de Geamma, poursuivis et chassés de la province de Siout et de celle de Minieh par le général Friant, et poursuivis par le même général jusque dans la province de Benhassé, se sont trouvés hier à midi à Sédiman, que le chef de bataillon Sacrost devait les attaquer cette nuit; en cas qu'ils se retirent ve^'s le Fayoum, ne les laissez pas. Général, en repos, prévenez tous les cheiks Arabes qui ont fait la paix avec nous, pour qu'ils aient à courir dessus. Il ne me reste rien à vous dire pour le moment, si non de vous répéter que je suis bien

et en suite dans la province de Beni-Souef avec des détachements de la 88" demi-brigade pour y lever le miri et autres impôts. Il est, à son arrivée à Beni-Souef, sous les ordres du général de brigade Zayonchek, commandant des deux provinces.

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