A BOYER, NOHLE ET A D ETRE S
aise de vous avoir pour témoin de mes opérations passées et futures.
P. S. Je vous préviens, Général, qu'il est ordonné par le général en chef que le miri de la province de Fayoum soit versé dans la caisse du payeur résidant à Beni-Souef, vu que la province du Fayoum n'a point de payeur, ainsi quand vous aurez deux ou trois mille pataquès, envoyez les moi parce que j'aurai instamment l'occasion de les faire passer au Caire. Vous m'enverrez également onze chevaux qui restent à percevoir dans la province de Fayoum parce que j'ai des dragons que l'on m'a envoyés pour être montés.
Zaj^czek au citoyen Noble l
(Beni-Souef), le 5 messidor (23 juin 1799).
Je vous envoie la copie de l'ordre dont a été porteur l'adjudant général Boyer. Vous fournirez à ce commandant tous les renseignements nécessaires à la perception du miri dont il est chargé, vous m'instruirez au fur et à mesure de vos opérations. J'espère que le recouvrement ne sera pas long vu qu'il y a beaucoup de villages d'affermés.
J'ai reçu votre lettre du 3 messidor. J'écris au général Boyer au sujet de l'argent que vous désirez avoir ici pour envoyer au Caire.
Zaj^czek au chef de brigade Detrès ^
(Beni-Souef), le 5 messidor (23 juin 1799).
Les Arabes chassés par le général Friant s'étaint arrêtés hier à Sédiman. Le chef de bataillon de la 21', Sacrost, devait les avoir attaqués cette nuit. On a entendu le feu de canon et de la mousqueterie.
J'ignore le résultat du combat, mais je ne doute point qu'ils n'aient pas été battus.
1 Ms. Oss. 2582.
2 Ms. Oss. 2582.
270 ZAJACZEK
Si le général Priant est encore à Miniet, je vous prie de lui présenter mes civilités ^
Zaj^czek au général Berthier^.
(Beni-Souef), le 5 messidor (23 juin 1799).
L'adjudant général Boyer m'a envoyé aujourd'hui du Fayoum l'ordre du 27 prairiaP, par lequel il m'est enjoint de lui donner des renseignements nécessaires pour la perception du miri. Je l'ai fait aussitôt, d'ailleurs il y a trouvé l'agent français occupé de cette besogne. Si le recouvrement de l'impôt a tardé, la faute en est au peu de force que j'avais. Les habitants étant accoutumés à la contrainte, ne veulent rien payer de bonne grâce, d'ailleurs plusieurs irruptions de Mameluks que j'ai combattus et chassés des deux provinces, m'ont pris du temps. Au reste je suis bien aise d'avoir l'adjudant général Boyer pour témoin de mes opérations passées et futures.
Zajqczek à t adjudant général Boyer à Medine^.
(Beni-Souef), le 7 messidor (25 juin 1799).
Les Arabes de la tribu de Geamma, les mêmes que le général Priant a poursuivis jusque dans la province de Benhassé,
1 Priant, général de brigade, à Zayonchek, Minieh, le 30 prairial VII (18 juin) «...Je viens de me rendre ici sur ordre du général Desaix à la tête d'une colonne mobile dans l'intention de me joindre avec la garnison
de Minieh et de chasser de cette province les Arabes Je vous invite de
vous mettre en mesure de vous faire bien instruire de leurs mouvements afin de savoir de votre côté leur donner une nouvelle chasse. Les tribus d'Arabes Benouafi et Koraïm se sont réunies à nous>. (Arch. h. de la G-.). Voir LaJonquièreV. 258, 265, 267—8, 271—3.
2 Ms. Oss. 2582.
3 Arch. h. de la Guerre, Registre G. p. 60. Berthier au général Zajaczek, commandant des provinces de Fayoum et de Beni-Souef, à Beni- Souef. Caire, le 27 prairial VII (15 juin). Avis de la mission de l'adjudant général Boyer. Ordre de lui fournir tous les renseignements qui peuvent lui être utiles.
* Ms. Oss. 2582.
A BKRTHIER ET A BOYF.R 271
se sont portés à la hauteur du village de Zarech ^ qui est dans la province du Fayoum. Cette tribu est composée de mauvaises gens qui pillent, volent et refusent de faire la paix, ainsi il ne faut pas les souffrir dans notre voisinage. Mon cher Général, veuillez bien prendre vos mesures en conséquence ^. Les Arabes du Fayoum ayant tous fait la paix, prévenez les de s'unir à vous pour chasser ces malheureux. Osman Soborgi^ pourra vous être utile dans cette occasion.
Le citoyen Poussielgue vient d'écrire à l'agent français de la province de Benhassé: ('Quoique les villages de votre province soient affermés, cela ne change absolument rien à vos mesures et à la marche que vous devez suivre. Il faut continuer d'agir, comme si les villages n'étaient pas affermés. L'essentiel est qu'ils payent et que les grains descendent au Caire. Les fermiers ajouteront à vos moyens et à votre autorité tous les secours que leur intérêt personnel leur fera trouver. On comptera après avec eux». D'après la teneur de cette lettre nous serions obligés de percevoir le miri dans tous les villages affermés. Communiquez, je vous prie, cet article au citoyen Noble en l'engageant d'écrire à l'administration pour avoir à cet égard quelque éclaircissement quoique la lettre du citoyen Poussielgue soit très claire, mais dans une opération aussi compliquée on ne saurait prendre trop de précautions.
La partie de la province de Beni-Souef où l'on va percevoir à cette heure le miri est très revêche. Le détachement que j'y ai envoyé, n'est que de 130 h. Je ne puis les renforcer
1 II s'agit probablement du village Zarihéh qui se trouve sur la rive droite du canal Joseph, un peu au nord de Sédiman.
2 Voir faux Arch. h. de la Gu.) deux lettres du général Friant à Zayonchek. Mingotij (Mangatin), 2 messidor (20 juin). «J'ai l'honneur devons prévenir, que deux cents Arabes, composant la tribu Geamma, quatre kachefs
et une vingtaine à la poursuite desquels je suis, sont.... à Fedimone (?)
(Sédiman), village de votre province. Comme mes instructions de ne
point trop m'éloigner de Siout, je n'irai pas plus loin qu'ici et vous laisse le soin de les poursuivre de nouveau. Les Arabes de Zaïda doivent traiter de la paix aujourd'hui avec moi->. 3 messidor VII (21 juin) «La tribu Zaïda est maintenant dans les environs de Sédiman, composée de 150 Arabes. Celle de Geamma, environ 200, est maintenant dans le Fayoum.... Jq vous engage à poursuivre ces deux tribus». Voir aussi La Jonquière V. 271.
^ «Schorbadgi» dans le texte original.
272 ZAJACZKK
parce que je n'ai que des malades. Ainsi, mon cher Général, | arrangez vous de manière à m'envoyer cent hommes pour être unis au détachement qui est en tournée. Deux cents hommes ■ suffiront pour le Fayoum dont les habitants sont pacifiques, tandis que ceux de Benhassé sont très récalcitrants. J'aimerai encore mieux que vous vous y portassiez avec toute votre force, si le miri était achevé dans le Fayoum. Cela n'étant pas, ' je vous prie de m'envoyer cent hommes le plutôt que vous pourrez. Leur route doit être par Beni-Souef. Adieu, mon cher Général, je vous salue.
P. S. N'oubliez pas, je vous prie, de m'envoyer le plutôt possible cinq chevaux pour monter les dragons.
Fayoum n'a rien à craindre des Mameluks. Il n'en existe plus i dans la haute Egypte. Mourad-Bey a encore 150 hommes, mais le général Desaix le veille de près.
Zaj^czek à l'adjudant général Boyer \
(Beni-Souef), le 9 messidor (27 juin 1799).
J'ai reçu votre lettre du 8 messidor. Vous avez parfaitement bien fait d'avoir cherché à éloigner de la province les | Arabes voleurs en les attaquant. Cela était d'autant plus né- } cessaire que Mourad-Bey a quitté la retraite et qu'il pouvait * les réunir à cette troupe, comme vous le verrez dans la copie de la lettre du général Friant ci-jointe ^.
Je ne puis vous envoyer que 3000 cartouches; je partage avec vous ce que j'avais; il ne m'en reste que trois mille, mais j'en attends tous les jours du Caire. Pour des pierres à fusil je n'en ai point.
J'ai envoyé ce matin au citoyen Noble deux lettres de l'administration générale; je présume qu'il y sera informé de ce que l'on aura décidé à l'égard des fermiers.
1 Ms, Oss. 2582.
2 Lettre du 25 juin annonçant la descente de Mourad-Bey vers la basse Egypte. <I1 est indispensable que vous poursuiviez les Arabes de Geamma et de Zaïda pour empêcher la réunion de ces deux troupes».