‹ Les Polonais en Egypte, 1798-1801Chapitre 90 sur 115 · A DES A IX, FRIANT ET A RAMFON · texte numérisé non relu

A DES A IX, FRIANT ET A RAMFON

a paru hier au soir devant Tamieh. Cette tribu venait au devant de Mourad - Bey. Ne l'ayant pas trouvé, ils (se) préparent à s'en retourner.

La tribu Geamma a été vue ce matin à la hauteur d'Abuu- Goundir et de Nezleh tenant route dans le désert du côté de Bahireh.

Le général Desaix est à Behneseh. Je vous envoie une de ses lettres.

Je vous demande la grâce, mon Général, de me faciliter de renvoi au Caire du bataillon de la 22^ Je ne puis le faire avant que le détachement de 88*" qui est auprès de vous, ne se rend à Beni-Souef.

J'ai l'honneur de vous saluer. Zayonchek.

Zaj^czek au général Rampon^.

(Medinet el-Fayoum), le 24 messidor (12 juillet 1799).

I J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'é-

I crire le 22 du courant. Elle m'a trouvé à Medine en Fayoum.

' Les détachements de gens non montés que vous m'avez fait passer à Beni-Souef, sont attendus par le général Desaix qui m'a écrit hier de les expédier de suite à Miniet. C'est ce que

! je m'empresserai de faire. Votre présence dans Atfieh a été, on

! ne peut pas plus, nécessaire. C'était le refuge de tous les scélérats qu'a ce pays. C'est de dessus sa rive que se sont commis tous les vols sur le Nil. Le village de Courimont^ est

, spécialement méchant, voleur, et mérite une punition exem-

j plaire.

Mourad -Bey a filé dans la province de Gizeh, la nuit du 20 au 21. Le général Priant l'a poursuivi jusqu'à El-Zawieh. Il a dû vous avoir écrit, pour vous offrir ses services, mais je vois avec plaisir que vous n'en avez pas besoin.

1 Ms, Oss. 2582.

* Ce nom paraît être une altération de Korim-Adruich. \

302 ZAJACZSK

Zaj^czek au commandant de la place à (Béni- Souef)

(Rochebrun) ^

(Medinet el-Fayoum), le 24 messidor (12 juillet 1799).

Je suis fort content de tout ce que vous avez fait, mais pas du tout de vos commissionnaires. Imaginez vous que c'est la première lettre que je reçois de vous. Ayez l'habitude de marquer l'heure dans les dépêches que vous expédiez.

Vous avez bien fait d'avoir envoyé tout ce que le général Priant vous a demandé.

Vous ferez partir sur-le-champ les trente sept' hommes démontés pour Miniet. Le général Desaix m'écrit de leur dire d'y attendre ses ordres. Vous enverrez au Caire la lettre cijointe pour Creuzel. Vous ferez également passer à El-Zawieh (à) Priant la lettre ci-jointe.

Le général de brigade Zaj^czek au général de brigade

Priant l

Au quar. gén. de Medinet, le 24 messidor an Vil (12 juillet 1799).

Le général Rampon dans sa lettre du 22, datée d'Atfieh, me mande que les mamelouks à son approche ont évacué le pays et ont remonté dans la haute Egypte. Il n'aura donc plus besoin de vos services et vous pourrez par conséquent vous passer bientôt du détachement de la 88*". L'ordre du général en chef dont j'ai eu l'honneur de vous envoyer la copie, me donne ce détachement pour garnison à Beni-Souef, en m'enjoignant dé renvoyer au Caire le bataillon de la 22'' que j'avais auprès

» Ms. Oss. 2582.

« Hampon à Friant, Atfieh, 23 messidor. « J'ai envoyé ce matin

3H cavaliers au général Zayonchek, pour aller en remonte dans la province de Siout. — Je l'ai instruit dans ma lettre du mouvement de l'eanemi». (La Jonquière V, 298).

» Arch. h. de la Gii., A. d'Orient. Ms. Oss. 2582.

A ROCHEBRUN, FRIANT ET A DESAII 303

de moi. Daignez, Général, me mettre le plutôt possible dans le cas d'exécuter cet ordre. — J'ai l'honneur de vous saluer.

Zayonchek.

Zaj^czek au général Desaix ^

(Medinet-el-Fayoum), le 25 messidor (13 juillet 1799).

J'ai reçu votre lettre du 14 messidor. Vous m'y engagez à faire droit aux réclamations de Moallem Jacob au sujet du du village liuman^, affermé par lui et qui a éprouvé cette année une grande perte sur la culture de ses terres '. Je ne suis pas le maître de décider dans cette affaire; toutes celles d'un genre semblable ont été portées au Caire. L'administration générale m'a demandé des renseignements et puis elle a statué. C'est la marche que doit suivre Moallem Jacob '^.

Le général de brigade Zaj^czek au général de brigade

Priant ^

I Au quar. gén. de Medine, le 25 messidor an VII (13 juillet ! 1799).

Général, je viens de recevoir votre lettre du 24 messidor. j Mourad-bey a passé la nuit du 23 au 24 à Sahara, à une lieue ' de Gizeh.

Les Arabes El-Balgouchi sont encore dans le désert à une demi-lieue de Tamieh. Ceux de Geamma ont quitté la position I de Nezleh pour retourner à Garah. Cette manière de rôder fait i entrevoir leurs mauvaises intentions sur le Fayoum.

Je suis bien fâché de ne pouvoir pas me trouver à Beni- I Souef à votre passage; daignez au moins accepter ma mau- ' vaise chambre.

ï » Ms. Oss. 2582.

* Probablement il s'agit du village Ellahoun.

» Biffé: Je connais la digue rompue; mais il m'est enjoint....

* Biffé: et lorsque je serai requis par l'administration de lui donner des renseignements....

» Arch. h. de la Guerre, A. d'Orient, Ms. Oss. 2582.

304 ZAJACZEK

Je vous demande la grâce de ne pas oublier de laisser un© pièce.

J'espère que conformément à l'ordre du général en chef, le détachment de la 88' restera en garnison à Beni-Souef. J'ai eu l'honneur de vous envoyer ce matin un ordre i tout récent qui m'enjoint de faire partir le bataillon de la 22^ Comme la lettre a été adressée à El-Zawieh, je vous envoie une autre copie du dit ordre.

Quant aux moutons d'Embaché, tous les villages surent qu'ils sont au cheik, mais je conviens avec vous que cette tribu est composées des plus grands coquins de la terre . — Salut et considération.

En 2 cas que vous me laissiez, Générai, le détachement de la 88^ je vous prie de remettre la lettre ci-incluse au chef de bataillon qui le commande. Dans le cas contraire, vous aurez la bonté de me renvoyer la lettre.

Zayonchek.

Zaj^czek au chef de brigade Piat^.

Le général Priant m'ayant mandé dans sa lettre du 24 que^ conformément aux ordres du général en chef, il va laisser en garnison à Beni-Souef le détachement de la 88^ je vous préviens qu'il est indispensable qu'aussitôt que vous serez arrivé à Beni-Souef, vous détachiez 180 hommes de votre troupe pour aller relever la même quantité d'hommes du bataillon de la 22^ qui se trouve dans le voisinage de Behneseh. L'officier commandant cette troupe remettra l'ordre inclus au chef de bataillon Sacrost, ainsi que la lettre au général divisionnaire

* Voir La Jonquière V, 300—1. Lettre adressée par le général Friant à Desaix, datée à Medinet-el-Fayoum, le 14 juillet. «Demain matin, 180 hommes de la 88^ se mettront en marche pour aller relever les hommes de la 22« légère qui sont avec le chef de bataillon Sacrost. Le général Zayonchek m'a montré une lettre du général en chef qui prescrit impérativement ce mouvement »

' Ce post-scriptum ne se trouve pas dans le Ms. Oss.

3 Ms. Oss. 2682.

A PRIANT, PIAT, SACROST ET A DKSAlX 305

Desaix. Vous enjoindrez à ce commandant de rester sous les ordres du chef de bataillon Sacrost. Quant à vous, Citoyen, vous viendrez me joindre à Medine en Fayoum avec le reste de votre détachement. Plus vous mettrez d'empressement à exécuter cet ordre, mieux cela sera, parce que le général en chef demande le retour du bataillon de la 22^ Vous ordonnerez en conséquence au commandant du détachement pour Behneseh (de) forcer la marche.

Zaj^czek au chef de bataillon Sacrost'^.

(Medinet-el-Fayoum), le 25 messidor (13 juillet 1799).

Je vous préviens. Citoyen, que l'ordre du général en chef est que le bataillon de la 22^ s'en retourne au Caire. J'en ai déjà prévenu le général Desaix et l'en informe encore par la ci-jointe. Ainsi aussitôt que le détachement de la 88^ composé de 180 hommes vous joindra, vous demanderez au général Desaix la permission de faire partir de suite pour Beni-Souef le capitaine Carier avec sa troupe, le détachement de la 88® ayant été désigné pour garnison à Beni-Souef. J'espère que le général Desaix ne trouvera pas mauvais que ces 180 hommes que je vous envoie, restent tous sous vos ordres.

Zaj^czek au gén. Desaix^.

(Medinet-el-Fayoum), le 25 messidor (13 juillet 1799).

J'ai déjà eu l'honneur de vous mander que l'intention du général en chef est que 320 hommes de la 88^ qui ont été dans le Fayoum avec l'adjudant général Boyer, restent en garnison à Beni-Souef, et que le bataillon de la 22^ parte pour le Caire.

La dernière lettre du général en chef me presse encore à cet égard et j'ai l'honneur de vous en envoyer la copie ^ En

1 Ms. Oss. 2582.

2 Ms. Oss. 2582.

' Lettre non conservée.

306 ZAJACZEK

conséquence de ces ordres le général Priant m'ayant laissé le détachement de la 88% j'envoie 180 hommes de cette troupe pour relever le bataillon de la 22^ qui (y) est présentement, en vous priant, Général, de vouloir bien permettre que le chef de bataillon Sacrost exécute l'ordre du général en chef pour ce qui est du renvoi au Caire du bataillon de la 22^ et que les 180 hommes de la 88^ restent sous son commandement, comme faisant partie de la garnison de Beni-Souef.

Zaj^czek au commandant de la placer à (Beni-Souef)

(Rochebrun).

Le bataillon de la 22^ devant partir pour le Caire, vous aurez soin de préparer de suite autant de barques qu'il en faut pour transporter commodément les malades du dit bataillon au Caire.

Pour ne point retarder la marche de ce bataillon, vous ferez embarquer les malades la veille du retour du détachement qui est avec le citoyen Sacrost. Ce retour, selon mon calcul, doit avoir lieu le 30 au plus tard, ainsi réglez vous en conséquence, et que le commandement du bataillon trouve cette besogne faite.

Cependant il ne faut point que les malades descendent avant l'arrivée du commandant du bataillon, parce que c'est à lui à régler l'escorte nécessaire pour les dits malades.

Vous remettrez au capitaine Carier l'ordre du départ cijoint.

Zaj^czek au capitaine Carier^,

(Medinet-el-Fayoum), le 26 messidor (14 Juillet 1799).

Conformément à l'ordre du général en chef en date du 19 messidor, vous marcherez. Citoyen Commandant, avec (le) bataillon

* Ms. Oss. 2582.

> Ms. Oss. 2582.

A UOCHKBRUN, CARIER ET A POUSSIBLGUB 307

de la 22*, qui est sous vos ordres, au Caire. Vous dirigerez votre route par la province d'Atfieh en passant le Nil à Beni- Souef. Vous exécuterez ce mouvement aussitôt que vous aurez reçu la présente.

J'ai ordonné au commandant de la place à Beni-Souef de tenir prêtes les barques nécessaires pour la troupe et les malades. Vous réglerez l'escorte de ces barques. Chemin faisant vous vous logerez toujours militairement et vous maintiendrez toujours la plus stricte discipline parmi les individus qui composent votre troupe.

Vous mettrez la plus grande diligence tant pour ce qui concerne votre départ que votre marche.

Zaj^czek au citoyen Poussielgue ^

(Medinet-el-Fayoum), le 26 messidor (14 juillet 1799).

La province de Fayoum est jusqu'à aujourd'hui sans intendant. Celui que Moallem Girgès-el-Gouhary a nommé provisoirement pour en remplir les fonctions n'a pas assez de capacité. Je reçois des plaintes à tout instant des villages surchargés des fournitures pour les passages différents de nos troupes. Tous les habitants me demandent de remettre en place Moallem Ibrahim dont ils étaient plus contents. Moallem Girgès (el-Gouhary) me dit dans une de ses lettres que c'est un des ces proches et qui effacera par sa conduite l'erreur qu'il a pu commettre. En effet Moallem Ibrahim a une qualité qui le rend recommandable, c'est qu'il est très actif et qu'il connaît bien la province. D'ailleurs on aura beau changer, on ne désaccoutumera pas les Coptes de voler. Cependant comme il ne me convient pas de décider dans l'affaire de Moallem Ibrahim, j'attends, Citoyen, que vous ayez prononcé à cet égard. Après la peur qu'il a eue, il est à espérer qu'il deviendra plus sage. J'attends votre réponse avec impatience parce que cette incertitude met du désordre dans les affaires.

1 Ms. Oss. :

308 ZAJACZEK

Zaj^czek au général en chef (Bonaparte)^.

(Medinet-el-Fayoum), le 26 messidor (14 juillet 1799).

Le général Priant me laisse enfin le bataillon de la 88^ Il doit arriver aujourd'hui à Beni-Souef. Aussitôt que j'aurai relevé le détachement de 200 hommes qui est en tournée du côté de Behnesé, à deux journées fortes de Beni-Souef, j'expédierai le bataillon de la 22^ pour le Caire 2. Son départ aura lieu le 30 du courant; il passera par Atfîeh comme vous l'avez ordonné.

Rien de nouveau dans les deux provinces. Les Arabes de Geamma et El-Balgouchi rôdent toujours autour du Fayoum.

Zaj^czek au général Desaix ^

(Medinet-el-Fayoum), le 26 messidor (14 juillet 1799).

Je reçois à l'instant votre lettre du 24 messidor. J'ai eu l'honneur de vous prévenir dans une des miennes écrite le 16 du courant de Beni-Souef qu'un détachement de 67 hommes composé de différents corps de votre division s'était rendu à Beni-Souef avec ordre du général en chef d'y attendre les vôtres. Ainsi, mon Général, je m'empresserai de vous les envoyer aussitôt que j'aurai été rejoint par le détachement de la 88* que j'attends. C'est avec cette troupe de 67 hommes que je suis à Medine. Vous me rendriez le plus grand service, Général, si vous voulliez bien permettre que le détachement reste avec moi pour une vingtaine de jours. Je vous les enverrai au bout de ce temps là. Cela m'aiderait beaucoup à percevoir le miri. J'ose attendre cette grâce de votre part et vous supplier de vouloir bien me dire quelque mot à cet égard.

1 Ms. Oss. 2582.

2 Arch. h. de la G. {Registre M. p. 9 et 18) 25 et 27 messidor (13 et 15 juillet). Berthier à Zayonchek, commandant à Beni-Souef: Ordre de faire partir un bataillon de la 22® légère pour le Caire. Voir aussi La Conquière V, 315, 328. Corr. V, é282.

» Ms. Oss. 2582.

A BONAPARTE ET A DKSAIX

Mourad-Bey est définitivement parti pour Bahireh. Il a couché la nuit du 23 au 24 à Sahara. Le général Priant remonte il est aujourd'hui à Beni-Souef. Les Arabes Geamma et El Balgouchi rôdent encore autour de Fayoum. — Quant à la ca Valérie que vous voudriez, Général, faire descendre au Caire je croirais qu'elle n'a rien à risquer en suivant le Nil ; j'en ai fait descendre au Caire ces jours-ci, 42 hommes que j'avais à Beni-Souef.

Quant à Osman-Bey, il a été question de sa jonction avec Mourad-Bey à Barmacha^, mais il n'y a pas de certitude à cet égard.

Je prie toujours le ciel de vous retenir le plus longtemps possible dans la province de Behnesé. Sans cela le miri court le risque de ne pas être permis. J'ai trop peu de force pour pouvoir y suffir.

Le général Rampon m'a écrit le 22 du courant d'Atfieh. Tous les Mameluks se sont sauvés à son approche, en grande partie du côté de la Syrie et quelques-uns du côté de la haute Egypte.

Zaj^czek au général Desaix\

(Médinet-el-Fayoum), le 26 messidor (14 juillet 1799).

La tribu Balgouchi vient de députer vers moi pour me demander la paix, et je la leur ai accordée ^ Le même député m'a informé que Cassim-Bey avec huit kachefs et 300 Mameluks que cette tribu a accompagnés de Bahireh jusque devant Tamieh, viennent de se séparer d'elle pour se porter à la hauteur de Nezleh. A en juger par cette première position qu'ils ont prise, on dirait qu'ils veulent se porter vers la haute Egypte. J'ai cru devoir vous en faire mon rapport.

1 «Bermeché» dans la minute.

a Ms. Oss. 2582.

» La Jonquière V, 301. Priant à Desaix, 14 juillet. <...La tribu arabe venue de la Bahireh au-devant de Mourad a fait hier la paix avec le général Zayonohek».

310 ZAJACZKK

Zaj^czek au général Desaix ^

(Medinet-el-Fayoum), le 27 messidor (15 juillet 1799).

J'ai eu l'honneur de recevoir vos deux lettres du 24 J'ai prévenu vos intentions pour ce qui est de relever le bataillon de la 22e et si toutes mes lettres sont parvenues au citoyen Sacrost, il attendra l'arrivée du détachement de la 88^ toujours en percevant le miri.

L'idée que vous avez que Mourad-Bey peut remonter, se rencontre avec celle du général en chef; il est du même sentiment.

Le général Destaing^ a complètement battu un rassemblement d'Arabes et de Mameluks dans Bahireh. Le général Priant est ici, il s'est rendu dans l'intention de couvrir cette province contre les incursions des Arabes et celle de Mourad-Bey qui peut revenir.

Quant à vos arrangements sur la perception du miri, ils sont parfaits. Puissiez vous seulement rester dans la province assez longtemps pour terminer la besogne.

Les 180 hommes de la 88^ partent d'ici demain matin pour relever le bataillon de la 22^ Je voudrais retenir ce dernier, j'en sens la nécessité comme vous, mais, mon Général, je ne l'ose pas, vu que le général en chef le demande avec trop d'empressement.

La tribu de Balgouchi que je vous ai mandé être tout nouvellement arrivée de Bahireh a fait hier sa paix avec moi. Ces Arabes sont au nombre de 900 cavaliers. Ils avaient avec eux 300 Mameluks qui se sont joints à la tribu de Geamma. Cette dernière campe toujours dans le désert à la hauteur de Nezleh.

» Ms. Oss. 2582.

» Voir Corr. V, 4254.

A DKSAIX, SACROST, ROCHEBRUN ET A COMM. DES GRAINS 311

Zaj^czek au chef de bataillon Sacrost^.

(Medinet-el-Fayoum), le 27 messidor (15 juillet 1709).

J'ai reçu votre lettre du 25. — 180 hommes de la 88^ partent demain d'ici pour vous rejoindre. Continuez, au nom de Dieu, à percevoir le miri. Faites tout ce qui est humainement possible pour accélérer cette besogne.

Zaj^czek au commandant de la place à (Béni- Souef)

(Rochebrun) ^

(Medinet-el-Fayoum), le 27 messidor (15 juillet 1799).

J'ai reçu votre lettre oii vous mandez l'arrivée du 7°^® d'hussards. Tâchez que cette troupe soit bien servie. Quant aux prisonniers Turcs, l'intention du général Desaix est qu'ils soient bien gardés, mais en même temps bien logés et bien nourris. Vous direz de ma part au payeur de faire son possible pour payer le mois de messidor au bataillon de la 22°.

Le général de brigade Zaj^czek aux membres de la Commission ^ (des grains).

A Medine, le 27 messidor (15 juillet 1799).

Citoyens, je reçois à l'instant votre lettre. Il ne dépend pas de moi d'empêcher que le bataillon de la 22^ ne remonte; on le demande avec chaleur au Caire. Quant aux Arabes, au lieu de les faire venir ici, j'écris à Moallem Barsan de négocier cette affaire avec eux, mais si son compte ne s'y trouve pas, il est capable de la déranger, mais tels sont les Coptes. J'envoie cent quatre vingt hommes pour relever le bataillon, mais le citoyen Sacrost reste toujours en tournée et vous pouvez nous unir à lui. — Salut et fraternité. Zayonchek.

J'embrasse le citoyen Reynier et Colbert.

' Arch. h. de la Guerre, Armée d'Orient, aut.

312 ZAJACZKK

Zaj^czek au chef de r état-major général Berthier ^

(Nezleh)2, le 29 messidor (17 juillet 1799).

L'ordre du 25 messidor, par lequel il m'est enjoint de faire partir de suite le bataillon de la 22^, m'est parvenu. Le retour de Mourad-Bey dans ces contrées ayant rendu la présence de ce bataillon très nécessaire pour garder quelque point par où il pourrait regagner la haute Egypte, l'avis du général Desaix, ainsi que du général Priant, est de retenir ce bataillon jusqu'à ce que nous soyons quittes de ces fugitifs. Ne pouvant agir contre la volonté de deux généraux qui me sont supérieurs, je m'empresse de vous informer, Général, du cas ^

Mourad-Bey est à Tamieh, village situé au nord de Fayoum, et il y est depuis le 27.

1 Ms. Oss. 2582.

2 Voir La Jonquière V, 322. Extraits des lettres de Friant à Desaix. Tamieh, 18 juillet. «....J'écris au général Zayonchek, qui est à Nezleh, pour le prier de se rendre ici; moi je me porterai sur Kaser, car il faut absolument garder ces deux lacs pour le faire sortir de cette position».

» Corr. V, 4301. Au général Dugua, El-Rahmânyeh, 21 juillet: < Que

tout ce qui appartient à la 22% même le bataillon qui doit être arrivé de

Beni-Souef..... part sans le moindre délai Je vous recommande de nous

envoyer, jour par jour et même deux fois par jour, les hommes qui doivent nous rejoindre; vous en sentez l'importance; toutes les heures il peut y avoir une affaire décisive, et, dans le petit nombre de troupes que j'ai, 300 hommes ne sont pas une faible chance».

Arch. h. de la Guerre [Registre M. p. 83, B. p. 88 et 93). Dugua, commandant au Caire, à Zayonchek, à Beni-Souef. 4 thermidor, 22 juillet 1799: Il lui envoie des duplicata des lettres aux généraux Friant et Desaix. Il l'invite à les leur faire passer, à accélérer le départ du bataillon de la 22* légère et à presser la marche des troupes de cavalerie du chef de brigade Detrès qui sont nécessaires au général en chef. — 23 juillet: Il le presse de nouveau de hâter l'arrivée du bataillon de la 22^ légère. —'24 juillet: Il voit avec surprise le retard du bataillon de la 22^ Rien n'est plus pressant que de chasser l'armée qui vient de débarquer, et c'est la compromettre que de retarder sous quelque prétexte que ce soit, les troupes qui doivent y contribuer.

A BERTHIKR, RKYNAUFr, FRUCTUS A ET DESAII 313

Zaj^czek au capitaine Reynauft^,

(Nezleh), le 29 messidor (17 juillet 1799).

J'ai reçu votre lettre du 27 messidor. Je suis bien content de ce que vous vouliez bien vous charger du commandement de la place à Beni-Souef. Faites, je vous prie, attention pour qu'au départ de la 22*" rien ne manque à l'hôpital de ce qu'on lui a fourni; 2° pour qu'aucuns des volontaires des autres corps ne partent avec ce bataillon; et pour cela vous m'enverrez un état de situation de tout ce qui peut se trouver dans cette place de militaires non appartenant à la 22^ 3"" vous veillerez sur les cartouches.

Zaj^czek au capitaine Fructus'^.

(Nezleh, le 29 messidor, 17 juillet 1799).

Comme le bataillon de la 22^ est encore pour quelque temps dans les contrées, vous aurez le temps nécessaire. Citoyen, pour m'envoyer vos états de dépense, pour être visés par moi. Mais il est nécessaire pour ne pas vous mettre dans l'embarras en cas d'un départ précipité que dès aujourd'hui vous fermiez vos comptes, et que le citoyen Reynauft dépense pour tout ce qui sera indispensable, comme l'envoi des courriers et d'autres choses. Mourad-Bey n'ayant pas pu passer est encore ici pour la seconde fois.

Zàj^czek au général Desaix\

(Nezleh), le 30 messidor (18 juillet 1799).

J'ai reçu votre lettre du 27. Questionné par le citoyen Poussielgue sur les moyens à employer pour que la république ne

1 Ms. Oss. 2582.

2 Ms. Oss. 2582.

» Ms. Oss. 2582.

314 ZAJACZEK

perdît rien du miri qui lui est dû d'El- Meïmoun, je lui ai répondu qu'après le recouvrement de la somme volée par le dit village, il nous restait pour 7 à 8 milles pataquès de grains, que cette somme unie à celle que Moallem Jacob avait retiré de ce village avant sa ruine, couvrirait à peu de chose près le miri. Je ne puis, mon Général, que vous donner la même réponse.

Quant à la lettre que vous m'avez fait Thonneur de m'écrire au sujet de l'intendant de Behneseh, je m'empresse de convenir avec vous de l'intendant, et, de l'incapacité de cet homme. Je m'en suis plaint à plusieurs reprises au Caire. On m'a promis (de) le changer, mais on se hâte lentement. Cependant il n'a pas tout à fait tort de ne pas faire droit aux réclamations des villageois au sujet des sommes payées aux Mamelouks. Le citoyen Poussielgue m'a recommandé de ne pas y avoir égard par la raison que la république pourrait y être fraudée et que par la grande difficulté que nous éprouvons à nous faire payer nous pouvons juger de ce qu'ont eu les Mameluks à tirer quelque chose des villages dans un temps où on les voyait malheureux. Les Coptes en général insistent beaucoup à cette indemnisation, mais c'est pour ce qu'ils y trouveraient leurs comptes.

Pour ce qui est de l'arpentage des terres, il y a de la négligence de Moallem Barsam, mais enfin il faut convenir que les incursions des Mameluks nous empêchaient de travailler.

Le général de brigade Zaj^czek au général Priant^.

Au quar. gén. de Beni-Souef, le 10 termidor an VII (28 juillet 1799).

Général, j'ai reçu la lettre où vous m'annoncez le changement de position, j'en suis bien aise, celle d'Ellahoun pouvait nous donner des maladies. J'espère vous joindre demain à Bisanné, si toute fois c'est là que vous allez, car avec ma

* Arch. hist. de la Guerre, Armée d'Orient, aut.

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