A LA COMMISSION DES GRAINS, DUGUA KT A REYNIER
I celle du Zaoée. Toutes ces courses nous font perdre du temps I et empêchent la perception du miri qui ne peut pas être ache- ! vée cette année.
La nouvelle de la descente a beaucoup changé ou plutôt dévoilé les esprits des habitants à notre égard. Le divan de Fayoum a déclaré positivement que nous ne devons pas compter sur eux toutes les fois qu'ils nous verront agir contre leur souverain Sélim. Ils sont cependant étourdis de notre victoire et ont peine à la croire ^. Les Arabes de la province avaient déjà commencé à remuer, leurs intentions étaient de s'unir à Mourad-Bey, si le pacha n'avait pas été battu. La célérité avec laquelle l'armée débarquée a été défaite, nous a épargné beaucoup d'embarras.
f Demain, j'expédie pour Gizeh la pièce de train que vous tn'avez envoyée à la place de celle de huit, et qui est toute ruinée; je vous prie, mon Général, de vouloir bien donner des ordres pour qu'elle soit réparée le plus promptement possible. Salut et respect. Zayonchek.
Le général de brigade Zajqczek au citoyen Reynier ^.
Si le citoyen Reynier n'a rien de mieux à faire, il me ferait plaisir de venir passer un moment avec moi. Nous avons reçu hier des nouvelles ^ La France est en guerre contre l'empereur, Schérer a été battu en Italie, Moreau a gagné une bataille en Allemagne. Mantoue est bloquée. Rewbell est sorti du Directoire. Sieyès y est entré. Le général en chef va partir ces jours-ci pour la haute Egypte. Il faudrait bavarder de tout cela, je ne puis sortir parce que je dois garder 24 heures
1 Arch. h. de la Guerre {Registre B. p. 118): Dugua à Zayonchek, commandant à Beni-Souef, 30 juillet. Il lui annonce la victoire d'Aboukir. Voir La Jonquière V, 486.
2 Arch. h. de la Guerre, A. d'Orient, aut. Date présumée: 28 thermidor VII (15 août 1799). L'indication du bulletin analitique aux archives («antérieure au 12 juillet>) est tout à fait fausse.
' Voir La Jonquière V, 460—5, Corr. V, 4341.
318 ZAJACZEK
les arrêts 1, ainsi venez consoler un prisonnier. Salut et bon jour.
Le général de brigade Zajqczek au général en chef
Bonaparte ^.
Au quar. gén. de Béni - Souef, le 3 fructidor an VII (20 août 1799).
Général, un des commissionnaires de Beni-Souef ayant été expédié hier du Caire avec des lettres de l'état-major, a été attaqué ce matin par les habitants d'un village nommé Soll, situé sur la rive droite. Il a perdu le paquet; comme ce paquet pouvait contenir des ordres, je m'empresse d'en avertir. — Salut et respect. Zayonchek.
* Voir: Ordre du jour du 25 thermidor an VII (12 août 1799) (imprimé). cLe général en chef est mécontent du général Zayonchek qui a mis de la négligence dans l'exécution de l'ordre réitéré de faire partir pour le quartier général le 3^ bataillon de la 22* demi-brigade d'infanterie légère; le général Zayonchek, commandant une province directement sous ses ordres, n'a aucune excuse à alléguer. Le général en chef ordonne au général Zayonchek de garder les arrêts pendant vingt quatre heures. Immédiatement après la réception du présent ordre, il lui est ordonné de faire embarquer et partir pour le Caire le 3® bataillon de la 22® demi-brigade d'infanterie légère. Signé: Alex. Berthier».— u4rcfe. h. de la Guerre [Begistre M. p. 38). Berthier à Zajq,czek, à Beni-Souef. Caire, 24 thermidor VII. Ordre de faire embarquer de suite sur le Nil le bataillon de la 22* légère qu'il a avec lui pour se rendre au Caire. — Corr. V, 4340. La Jonquière V, 540, 543.
* Arch. h. de la Guerre, aut. Voir: Begistre B. p. 189 et 203: Dugua, général commandant au Caire, à Zaj^czek. 23 août 1799: Avis qu'il a transmis au général en chef sa lettre relative au courrier à qui des paysans ont enlevé ses dépêches. — 28 août: Rodoan, aga des janissaires de la province d'Atfieh, affirme que ce n'est point par les habitants de Soll, mais par ceux de Couremad que le courrier à qui on a enlevé ses dépêches, a été attaqué.