‹ Les Polonais en Egypte, 1798-1801Chapitre 95 sur 115 · A LA COMMISSION DES GRAINS ET A KLBBER · texte numérisé non relu

A LA COMMISSION DES GRAINS ET A KLBBER

me mettraient dans la possibilité d'augmenter d'autant un détatachement trop faible qui est après le miri. Je vous demande cette grâce seulement pour quinze jours. Vous savez la bonne volonté avec laquelle je me suis toujours empressé à satisfaire à vos demandes, ne refusez pas la mienne, si elle ne dérange en rien vos opérations. Salut et considération.

En cas que vous consentiez à ma demande, instruisez en le commandant de la place.

Le général de brigade Zaj^czek au général en chef

Kleber \

Au qu. gén. de Medine, le 30 fructidor an VII (16 septembre 1799).

Général, rien de nouveau dans la contrée où je me trouve. he g*^ Priant me mande que Mourad-Bey se trouve à Balan-

1 cura 2, village de la province de Miniette, et qu'il se mettra à le poursuivre à la fin du mois, vu que ses dromadaires ne peuvent pas être prêts plus tôt. Le chef de brigade Conroux va me joindre aujourd'hui. Medine est une position centrale d'où nous pourrons nous porter où le besoin exigera. Celle d'illahoun est

'trop malsaine dans cette saison, d'ailleurs nous pouvons y être dans quatre heures, si jamais les circonstances le demandent. J'ai eu l'honneur de vous mander, mon Général, que je travaille à la construction d'une redoute, qui est nécessaire à la

I sûreté de la garnison de Beni-Souef. Le payeur refuse de fournir l'argent nécessaire pour faire aller cet ouvrage; daignez or-

! donner pour que cette difficulté cesse quant à cet article, qui

ine peut pas être de conséquence, dont cependant on ne (peut) pas déterminer d'avance la quantité. Salut et respect.

Zayonchek.

* Arch. h. de la Gu., A. d'Orient, au t. ' Belansourat.

330 ZAJACZEK

Le général de brigade Zaj^czek au général en chef

Kleber \

Au qu. gén. de Medine, le complémentaire an VII (18 septembre 1799).

Général, le chef de brigade Conroux m'a rejoint hier. Mourad-Bey est toujours à Balançura dans la province de Miniette. Selon le dernier avis que j'ai reçu, il ne doit avoir que 30 mamlouks et 25 Arabes avec lui. La même lettre porte que Mourad-Bey a envoyé après tous les siens qui ont passé de l'autre côté du Nil, de venir le rejoindre à Behnesé, village situé sur le canal de Joseph, à trois journées de marche d'ici, et qui donne le nom à la province. Deux cheiks arabes sont venus m'avertir que Mourad-Bey a envoyé dans le Fayoum quatre émissaires pour engager les Arabes à s'unir à lui. Je ne vous garantis pas toutes ces nouvelles, on débite tant de mensonges dans ce pays-ci, mais ce qu'il y a de certain, c'est que l'inondation a fait refluer dans cette province pour le moins neuf à dix mille Arabes sur la foi de qui il n'y a pas à se fier '^.

Profitant du séjour du chef de brigade Conroux ^ j'ai partagé mes 130 hommes de la 88^ en deux détachements, et je

1 Arch. h. de la Gru,, A. d'Orient, aut.

2 Dugua, commandant du Caire et du l^'' arrondissement, au général Zajaczek, à Beni-Souef. 25 septembre {Registre B. p. 237). Demande l'aman et la permission de cultiver leurs terres en sûreté pour deux cheiks d'Arabes Daafs qui viennent d'être présentés par l'aga des janissaires au général en chef qui en est très content.

s Voir [Registre M. 59, 62) lettres du général de division, chef de l'étatmajor général Damas à Zajaczek, commandant les provinces de Minieh et de Beni-Souef, à Medinet-el-Fayoum. Caire, 20 septembre 1799). Avis que le chef de la 61*^ demi-brigade reçoit ordre de revenir au Caire avec sa troupe. Invitation de faire relever, s'il se peut, la partie de ce corps employée près de la Commission des grains. On rassemble des forces pour combattre le Grand Vizir qui s'avance avec une armée. Avis que le général Menou reçoit ordre d'en envoyer dans le Bahireh contre Mourad-Bcy. — 26 septembre (à Z., commandant la province de Beni-vSouef, à Beni-Souef) : Avis que le chef de brigade Conroux reçoit ordre de revenir sur le champ au Caire avec sa troupe. Ordre d'y joindre celui qui accompagne la commission des grains, ou, dans tous les cas, de le faire relever et partir en suite. Avis des menaces de l'ennemi par la Syrie.

A KLEIiER ET A FRIANT

les ai envoyés courir après le miri; la province de Fayoum I n'étant pas étendue, nous pourrons ravoir ces détachements au premier bruit de l'approche de Mourad.

Comme il me tient à cœur de remplir votre ordre au sujet de l'envoi de 150,000 1., j'ai averti le payeur de suspendre le payement de toutes assignations qui pourraient lui venir, jusqu'à ce que nous ayons complété ce que vous demandez. Salut et respect. Zayonchek.

Kleber\

Au qu. gén. de Medine, le 4 complémentaire an VII (20 septembre 1799).

Général, Mourad-Bey est positivement à Behnesé. village situé sur le canal de Joseph, à trois grandes journées de marche d'ici. Les Arabes prétendent qu'il veut se porter sur la petite Oasis, mais son trésorier, accompagné d'Abdalla Bachy, Mau- «rabin, et de quatre Arabes, a filé hier à côté d'un village de cette province nommé Abou-Gandir 2, ils ont pris le chemin de Beheré. Comme cet homme précède habituellement Mourad- Bey dans toutes ces courses on pourrait prendre sa tournée vers Beheré pour une indication de celle que son patron va faire, et j'ai cru devoir vous en informer. Salut et respect.

Zayonchek.

Le g-al Desaix m'a écrit le 26^ de Siout, il va ces jours-ci S8 mettre aux trousses de Mourad-Bey.

Le général de brigade Zaj^czek au général divisionnaire Priant, commandant les provinces de Behnesé, de Fayoum et de Miniette^.

Au qu. gén. d'Illahoun, le 1 vendémiaire an VIII (23 septembre 1799).

Général, peu sûr que ma lettre écrite de Medine vous soit

parvenue, j'ai l'honneur de vous l'envoyer par duplicata.

* Arch. h. de la Gu., A. d'Orient, aut. 2 «Abougoundire» dans texte original.

' fructidor (12 septembre).

* Arch. h. de la Gu., A. d'Orient, aut.

332 ZAJACZEK

Nous avons reçu l'avis que Mourad-Bey avait fait un mouvement vers le Fayoum, et aussitôt nous nous sommes portés" vers Illahoun, nous y sommes depuis le 2. Aucune nouvelle postérieure ne nous est parvenue de ce vagabond.

J'ai toujours laissé la 88® pour courir après le miri.

Vous allez être tourmenté, Général, pour accorder une diminution de miri à un village nommé Besifîé^ mais n'en faites rien; c'est le plus puissant de tous les villages, et il peut payer, mais son cophte, le plus intriguant de sa nation, remue le ciel et la terre pour obtenir ce bénéfice qu'il ne faut point accorder.

Je vous rappelle, Général, la redoute de Beni-Souef, je me suis engagé vis-à-vis le payeur de lui rembourser les 40,000 parats, en cas que vous n'obteniez l'ordre d'achever cet ouvrage 2. Salut et dévouement. Zayonchek.

Le général de brigade Zaj^czek aux membres de la Commission, à Beni-Souef^.

Au qu. gén. de Medine, le 5 vendémiaire an VIII (27 septembre 1799).

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, en me prévenant sur votre tournée et l'impossibilité où votre détachement se trouve d'aider à la garnison de Beni-Souef. Que la pauvre garnison s'arrange comme elle pourra, je ne puis l'augmenter tant que Mourad ne prendra un parti, ou tant que le g al Priant n'obtiendra quelques troupes. Salut et considération. Zayonchek.

1 Probablement il s'agit de Beléfîéh, au nord de la vIHq Beni-îSouef.

2 Voir: Registre I. p. 39. Lettre de Kleber à Zajaczek, à Beni-Souef. Caire, 25 septembre 1799: Il l'invite à lui faire connaître approximativement ce que coûtera la redoute qu'il veut y faire construire, afin de mettre à sa disposition les fonds que le payeur de la province lui a refusés.

3 Arch. h. de la Gu., A. d'Orient, aut.

Page 1