‹ Les Polymyosites PrimitivesChapitre 11 sur 28 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

Nous avons établi précédemment l’existence de certaines formes chniques différant un peu de la polymyosite type dont nous venons de voir l’allure clinique et l’évolution. Ce sont ces formes dont il nous reste à étudier maintenant les symptômes et la marche.

Deux types spéciaux peuvent d’abord être distingués suivant la prédominance de l’élément inflammatoire sur la peau ou sur les troncs nerveux : ce sont la dermatomyosite d’une part, la neuromyosite d’autre part. Enfin l’existence d’un élément hémorragique doit faire décrire à part une troisième forme : la polymyosite hémorragique.

Lépine, dans la Revue de médecine de 1901, s’élève contre ces dénominations ; se basant d’une part sur la fréquence des hémorragies musculaires, d’autre part sur la faible atteinte habituelle de la peau, il propose de supprimer les termes de dermatomyosite et de polymyosite hémorragique et de réunir dans une même description ces deux formes sous le nom d’angiomyosite. Il voit à cette dénomination l’avantage de rappeler les altérations des vaisseaux. Cette classification, ingénieuse à coup sûr et peut-être plus rapprochée de la vérité au point de vue anatomo-pathologique, est moins avantageuse au point de vue clinique : la polymyosite hémorragique a un tableau assez spécial qu’on doit décrire à part et ne pas confondre avec la dermatomyosite.

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