‹ Les Polymyosites PrimitivesChapitre 13 sur 28 · AT · texte numérisé non relu

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opinion est, en particulier, soutenue par Bonnet. Le plus souvent ces éruptions se présentent sous forme d’urticaire ou de roséole. Assez souvent aussi, c’est un simple érythème ou une rougeur plus ou moins étendue avec sensation de prurit ou de cuisson, véritable placard d’aspect érysipélateux, présentant même sur sa périphérie le bourrelet classique : parfois cet érythème est suivi d’une fine desquamation ; on a même cité un cas où, à la suite d’une poussée érythémateuse, avait persisté une pigmentation brunâtre qui n'avait disparu qu’à lalongue. Enfin on a rapporté quelques cas d’érythème noueux ou d’herpès labial au cours de la dermatomyosite.

Ces éruptions, accompagnées d’hyperesthésie de la peau à la piqûre, sont généralement peu étendues et se localisent au niveau des tuméfactions musculaires et cela surtout aux extrémités puis à la face.

Cependant Marinesco dit qu’elles peuvent s’étendre à tout le tégurnent externe, et même, sans se généraliser ainsi, apparaître en des points correspondant à une musculature saine. Plehn a rapporté un fait plus singulier encore, à savoir la succession chez un même malade de différents types d’éruptions : après une période de vingt-quatre heures où le patient

présenta de la rougeur érysipéloïde des mains et des avant-

bras, apparut de l’herpès lobial auquel succédèrent à leur tour tour des macules roséoliques sur le ventre et sur le thorax ; enfin au bout de deux jours se montrèrent sur le tronc et les cuisses des taches purpuriques.

Cet élément inflammatoire cutané n’est pas le seul fait important de la dermatomyosite : assez souvent 1l s’y surajoute uneinflammation plus ou moins accusée des muqueuses; aussi Oppenheim a-t-il proposé pour cette affection le nom de dermato-muco-myosite. La muqueuse buccale, en particuher, est souvent d’un rouge vif, au point qu’on peut se demander s’il ne s’agit pas du début d’un énanthème de maladie mfectieuse. Hepp a méme observé une sorte d’angine, et Lewy, de véritables ulcérations des amygdales.

Comme la polymyosite normale, la dermatomyosite peut

présenter de l’hypertrophie de la rate, des sueurs abondantes, en un mot tous les symptômes généraux et accessoires que nous avons déjà décrits ; comme elle, elle peut évoluer suivant les types aigu, subaigu ou chronique, le type subaigu, le plus habituel, ne comportant pas l’atteinte des muscles respiratoires ou masticateurs ; ici encore le type chronique relève fréquemment de poussées inflammatoires fébriles, séparées par des périodes d’accalmie.

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