‹ Les Polymyosites PrimitivesChapitre 16 sur 28 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Presque tous les auteurs qui ont consacré une étude à la polymyosite ont insisté sur la gravité du pronostic de Paffection. Seul, M. Gouget, en 1894, faisait observer que la guérison est non seulement possible, mais même assez fréquente. I1 semble que, en réalité et dans l’état actuel des choses, on puisse dire avec Lorenz que le pronostic dépend essentiellement de l’atteinte ou de l’intégrité des muscles nécessaires à la vie : rous avons déjà vu, en effet, que la mort peut survenir par asphyxie ou par broncho-pneumonie de déglutition. Mais le pronostic dépend aussi de la période de la maladie à laquelle a lieu cette atteinte ; pour Lorenz, en effet, si ces muscles spéciaux ne sont pas atteints, l'affection, après un début aigu, prend une allure subaiguë ; la chronicité est généralement due à des rechutes successives. Enfin nous avons vu la oravité toute spéciale de la polymyosite hémorragique.

Quoi qu’il en soit, d’ailleurs, et dans tous les cas, ce qui est très fréquent, pour ne pas dire constant, c’est l’atrophie secondaire nette, et au surplus peu intense des muscles précédemment atteints.

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