‹ Les Polymyosites PrimitivesChapitre 17 sur 28 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Rien n'est plus variable que la thérapeutique de la polymyosite. Tous les analgésiques ont été préconisés et essayés, d’ailleurs sans succès véritable : le pyramidon et l’antipvrine notamment semblent n'avoir apporté aucun soulagement. Le salicylate de soude et l’aspirine ont eu de plus heureux résultats dans un certain nombre de cas, mais se sont montrés absolument inefficaces dans d’autres. Lewy a noté une amélioration passagère par l'emploi de la thalline.

S1 la médication interne reste sans résultats, en revanche les traitements externes semblent avoir eu plus de succès. On a préconisé les bains de vapeur et surtout le massage et même lélectricité.

Hepp dit s’être bien trouvé des enveloppements humides suivant la méthode de Priessnitz. Citons enfin, pour mémoire et sans prétendre l'indiquer comme traitement, que lincision des masses musculaires tuméfiées soulage la douleur ; M. Lyot rapporte même que le malade qu’il a observé avec M. Le Dentu insistait pour qu’on pratiquât une incision au niveau de toutes les tuméfactions douloureuses.

La neuromyosite relève du traitement des polynévrites.

Quant à la polymyosite hémorragique, la complexité et la gravité de ses phénomènes nécessitent une thérapeutique purement symptomatique, dans laquelle les médicaments toni-cardiaques devront avoir la première place.

Page 1