TRADUCTION DE DE FREYCINET
Nom de Mauae fils de Para.
Comment pourrai-je dignement vous louer,
O Mauae, femme habile à l’Holua,
Femme versée dans l’agriculture?
Que le pêcheur soit uni
(1) Nom d’une localité, d’après de Freycinet.
(2) Tuaivi , montagne escarpée.
(3,1 Huna , cacher, chose cachée.
(4) Nalovale. caché, hors de vue, perdu, oublié ; ino, tempête. Tirauea , ainsi écrit par de Freycinet, est, d’après le savant navigateur, le nom du grand volcan d’Hawaii. Ellis écrit Kiro-ea , mot qui, aux Sandwich, doit se prononcer Kilo-ea : kilo, magicien, sorcier ; ea , souffle, boue, poussière.
(5) Pele , aux Hawaii, déesse des volcans.
(6) Tahu , allumer ; mau , constamment, continuer durer, conserver ; ana , souffrance, peine, temps, antre, caverne ; lua , trou, tuer.
(7) Voyage de V Uranie, t. II, p. 590.
A la femme qui cultive le sol :
Heureuse sera la terre qui les portera Quand le mari s’occupe de la pêche Et que l’épouse cultive le sol,
La nourriture est assurée aux vieillards ainsi qu’aux jeunes hommes.
Et elle est assurée à la troupe aimée des guerriers.
On a pensé à la vie de l’ami ;
On cultive pour Tuitelani.
Les bois intérieurs de Tapapala ayant été brûlés. Longtemps le prépicice fut en feu lui-même.
La terre de Tuaheu devint solitaire ;
L’oiseau fut obligé de se percher sur les rochers d’Ohalahala.
Pendant huit nuits et pendant huit jours
Ceux qui s’occupent de la culture ne purent respirer ;
Fatigués de planter sans succès,
Défaillants sous le soleil,
Ils regardaient avec anxiété tout autour d’eux.
Le vent rapide de la tempête
Porta au loin vers Hiona des parcelles de terre ;
La prunelle devint rouge à cause de la poussière.
O Tauaï, ô Tauaï, pays aimé,
Terre au centre des eaux,
Tu demeures tranquille au milieu de la mer.
Et ta face est rafraîchie par une brise agréable.
Rouge était la prunelle à la suite du vent,
De ceux dont la peau était tatouée.
Le sable de Tau se reposa à Pohatuloa,
La lave à Ohiatalani.
Il fallut faire route par mer
Vers la plage sablonneuse de Taïmu ;
A l’intérieur, par les pitons de la montagne,
Dont le sentier avait disparu,
Tirauea était caché par l’orage.
Pele habite dans Tirauea,
Au fond de l’abîme, au milieu des feux éternels.
TRADUCTION ITELLIS (1).
Nom de Mawi, fils de Para.
Comment vous célébrer O Mawi, femme célèbre dans l’Hovoua,
Femme habile dans l'agriculture !
Marions le pêcheur A la femme qui cultive la terre.
Heureuse la terre qui vous appartiendra !
Si le mari est pêcheur,
Et si la femme cultive la terre,
Les vivres sont assurés pour les vieillards et les gens,
Comme pour nos guerriers chéris.
On songe à la vie de l’ami,
On cultive pour Toui-te-Lani.
Les vastes forêts de Tapa-pala ont été brûlées,
Le précipice même a été embrasé.
La terre deToua-Ehu, était- solitaire.
L’oiseau se perchait sur les rocs d’Ohara-liara. Durant huit nuits, durant huit jours,
Ceux qui cultivent furent essoufflés,
Fatigués de planter les herbes,
Succombant sous le soleil.
Autour d’eux ils regardaient avec inquiétude.
Par le vent, par la tempête chargés de pluie,
Le sable a été jeté sur Hoïna :
Les yeux en étaient tout rouges.
O Taouaï, ô Taouaï, sois chérie !
Terre au milieu de la mer,
Qui reposes paisiblement au sein des ondes,
Et tournes ton visage aux vents agréables.
Le vent avait rougi les yeux
Des hommes dont la peau est tatouée.
(1) Voyage aux îles Sandwich,
Le sable de Taou est à Poha-touaa ;
La lave à Ohia-ota-lani.
La mer était la route pour arriver
A la plage sablonneuse de Taïmou ;
A l’intérieur, par la cime des monts,
Le sentier était cacbé.
Kiro-ea était cacbé par la tempête.
Pele réside à Kiro-ea,
Dans le volcan, et se nourrit toujours de flammes.
On voit, par les quelques remarques linguistiques que nous venons de faire, que la traduction d’Ellis est un peu confuse et que plusieurs mots ont été mal orthographiés ; mais il ne saurait y avoir de doute pour Maui et Tawaï.
Nous n’essaierons pas de développer ces remarques, qui exigeraient d’ailleurs d’autres connaissances que celles que nous avons en linguistique, et qui, à notre avis, ne pourraient hêtre, avec avantage pour les savants, que par quelque Hawaiien érudit. Mais, quand on aura pris connaissance des traditions et des idées religieuses des habitants de la Nouvelle-Zélande, nous ne doutons pas qu’on ne soit frappé, comme nous,, du rapprochement qu’un pareil chant permet de faire. Nous y reviendrons du reste, quand nous parlerons du peuplement de la Nouvelle-Zélande.
Ici, il doit nous suffire de répéter que c’est surtout des îles de la Société que paraissent être venus, d’après tous les documents précédents, les premiers émigrants qui se sont fixés dans les îles Sandwich. Nous disons « surtout », parce que nous croyons qu’ après eux sont arrivées d’autres colonies qui provenaient d’îles différentes, soit du même groupe, de Borabora, par exemple, soit des Tunga, des Samoa, ou, ce qui est plus probable, des Marquises. Paao n’était pas, comme on a vu, de la contrée des premiers occupants, et Manihini n’était pas non plus de la contrée de Paao ; mais les uns et les autres étaient presque certainement Polynésiens. Si on les a appelés « blancs, » ce n’était, nous le répéterons, que comparativement à la couleur des premiers colons, puisque tout le reste témoigne en faveur
de leur origine polynésienne commune. On sait, du reste, que les prêtres et chefs polynésiens présentent généralement, de nos jours même, une couleur beaucoup moins foncée que celle du reste de la population, ce qui est du aux circonstances que nous exposerons, en parlant des habitants des Paumotu.
Evidemment , Paao , Manihini et, leurs compagnons , étaient de la même race et avaient les mêmes usages ; ils possédaient dans leur pays les mêmes productions alimentaires, ainsi que le montrent les traditions que nous avons empruntées à Jarves (1). Ce serait à tort, croyons-nous, si l’on pensait qu’ils ne parlaient pas une même langue : il est* dit, dans la légende, qu’Opili, à la grande surprise, il est vrai, de son peuple, put converser facilement avec les étrangers. Mais Opili était grand-prêtre ; il connaissait par conséquent la langue sacerdotale, qui, au contraire, était ignorée du peuple, et qui n’avait même été conservée que pour l’empêcher de comprendre. Ce serait donc tout au plus cette langue qu’il aurait employée pour causer avec le chef étranger ; or, si ce dernier la connaissait, il faut, à plus forte raison, conclure qu’il était de la même race et, presque sûrement, de la même religion, s’il n’était pas d’un même archipel.
Sans doute, quelques ethnologues ont cm reconnaître, dans la population déjà fixée dans les Sandwich à l’arrivée de Paao, une race différente, la race mélanésienne, ou encore une population micronésienne (2) qui y serait arrivée d’une autre contrée : c’est cette race qu’ils appellent primitive. Mais quand on remarque qu’il n’existe, dans le langage des Sandwich, aucun débris de la langue qu’aurait parlée cette race, il semble difficile d’accepter cette manière de voir, qui repose seulement sur cette croyance si longtemps générale, que les îles polynésiennes avaient été d’abord occupées par une race plus noire que les Poly-
(1) Yoy. ci-dessus, p. 165, 170.
(2) Yoy. de Quatrefages, les Polynésiens , etc., p. 153.
nésiens, en un mot, par la race mélanésienne. Nous ferons voir que cette assertion est inexacte.
Les Hawaiiens, il est vrai, sont plus bruns que les autres Polynésiens, mais tous leurs caractères physiques sont les mêmes, et leur langage n’est qu’un pur dialecte de la langue polynésienne.
11 est donc fort probable que les habitants trouvés par Paao, à son arrivée, n’étaient qu’une colonie de Polynésiens débarqués à Hawaii plus ou moins longtemps avant lui. Ce qui vient tout particulièrement à l’appui de cette opinion, c’est, avons-nous dit, que ces premiers habitants, avant d’accepter le culte de Maui, apporté par Paao, avaient celui de Maru, et que toute leur cosmogonie semblait être polynésienne. Pourtant, il faut bien le reconnaître, la démonstration est loin d’être complète ; d’autre part, on s’expliquerait mieux l’épithète de Blancs, appliquée à Paao et à Manihini, si les premiers habitants rencontrés à Hawaii eussent été des Mélanésiens, ou tout au moins cette partie de la population micronésienne, que M. de Quatrefages dit être plus noire que l’autre. On comprendrait parfaitement, dans ce cas, que les nouveaux venus eussent paru blancs, comparativement, et que Opiri eût pu appliquer ce qualificatif à Manihini et à ses compagnons. Mais ils étaient si peu des Blancs qu’ils portaient des noms polynésiens, qu’ils avaient les mêmes croyances polynésiennes et qu’ils adoraient les mêmes idoles que les Polynésiens.
Tout ce qu’il est permis d’en conclure, en dernier résultat, c’est que Paao et Manihini n’étaient pas de la même île polynésienne. Lequel des deux était des îles de la Société ? Peut-être le premier, parce que le nom du dernier a été prononcé comme le font d’ordinaire les Tahitiens ; mais nous n’oserions le soutenir.
Quoiqu’il en soit, quelle que fût la distance séparant les îles de la Société de l’archipel des Sandwich, environ 40 degrés, elle n’était, par le fait, pas aussi difficile à franchir qu’on pourrait le croire, car des îles étaient disséminées presque tout le long de la route.
Iles existant entre les Sandwich et Tahiti. — 1° La première île indiquée sur les cartes, en allant des Sandwich h Tahiti et aux Marquises, est l’île dite Manuel Rodriguez, dont l’existence est mise en doute aujourd’hui, et qui figurait dans le Sud de l’île San Francisco sur la carte du galion de Manille, saisie et publiée par Anson. On croit qu’elle est le groupe Smith, découvert en 1807 par le capitaine Johnson, de la frégate anglaise Cornwallis , et quia été revu depuis. Ce sont de petites îles coralligènes, inhabitées, d’environ neuf milles de circuit, gisant par 16°53’ lat. N, et 171°52’ long. O.
2° — La seconde, Palmyre, découverte par l’américain Fanning en 1798, et revue depuis, est une île basse, de trois lieues d’étendue, avec deux lagons intérieurs et de gu-ands brisants extérieurs. Elle est déserte et gît par 5°50’, lat. N. et 164°45’ long. O.
3° — Par 4°45’ lat. N. et 162° long. O. se trouve l’île Washington, découverte également par Fanning, la New- Year des cartes d’Arrowsmith : c’est une terre élevée et couverte de verdure, mais déserte et hérissée de brisants.
4° — Plus près de l’Equateur est le groupe Fanning, du nom de son découvreur : ce groupe se compose de trois îlots boisés et ceints de brisants, au dedans desquels est un bon mouillage. Les deux îlots du Nord ont chacun neuf milles de long ; celui de l’Est en a six. M. Le Goarant y relâcha en 1828, et y rencontra vingt-cinq bâtiments occupés à la pêche des holothuries.
Ce petit groupe est au N. -O. de Christmas et à mi-chemin à peu près des Sandwich à Tahiti. On y a trouvé des traces nombreuses d’anciens habitants, telles que pavés de maisons, haches en pierre, etc., tout à fait semblables aux mêmes objets dans les îles polynésiennes. Le capitaine Mackay y a vu des pierres régulièrement taillées, et, dans une fouille pratiquée à deux pieds de profondeur, il a rencontré un caveau maçonné rempli de cendres, de fragments d’os humains, d’instruments en pierres, en coquilles et en os* d’ornements divers, de pointes de lances et de flèches.
Cette île est l’América de quelques navigateurs ; elle gît par 3°48’ lat. N. et 161° 25’ long. O.
5° — Christmas, découverte par Cook en 1777, gît par 1°59’ lat. N. et 159° 50’ long. O. C’est une île basse, boisée et déserte, d’environ quinze lieues de circuit. Elle est tellement échancrée d’un côté, que sa configuration est celle d’un croissant. Ce fut la seule vue par Cook, depuis son départ de Borabora jusqu’à son arrivée aux Sandwich.
6° — Jarvis est une île basse, placée par 1°30’ lat. S. et 162°18’ long. O.
7°. — Malden, découverte par le capitaine Byron, en 1825, alors qu’il ramenait aux Sandwich les restes de Riorio, mort à Londres, est une île basse, coralligène, ne s’élevant pas à plus de trente pieds au-dessus de la mer. Elle est placée par 4° lat. Sud et 155e ou 157°20’ long. O.
Fait bien curieux et peu connu, on a trouvé sur Malden de nombreux vestiges attestant qu’une population assez nombreuse a dû y séjourner assez longtemps ; et, fait peutêtre plus curieux encore, on a constaté que quelques-uns de ces vestiges avaient la forme de nos monuments mégalithiques. Encore aujourd’hui, cette île présente un grand nombre d’autels élevés et distincts. Le capitaine Goddard, qui la visita en 1861, en a vu sept, et plus de cent plate-formes disposées en croix et entourées de coraux. D’Urville a dit, avec raison, que leur forme rappelait les maraë de Nukuhiva et de Tahiti (1).
Le capitaine Goddard y a vu aussi d’autres constructions, consistant en trois blocs de corail, plantés droits, avec un quatrième placé au sommet. L’ensemble ressemblait, dit-il, à une boite ayant une issue à chaque bout ; enfin il y examina plus de 30 puits ayant 5 à 6 pieds de profondeur et creusés dans le corail. Ces puits étaient à sec dans le mo-* ment et ne contenaient qu’un peu d’eau salée. Il remarqua en outre un grand nombre de fosses profondes contenant un certain nombre d’os humains.
(I) Voy. Voyage pittoresque, voL II, pl. I.
Certes, en voyant ces pierres levées, il ne viendra à personne l’idée de les attribuer à des émigrants de nos populations préhistoriques ; mais, si l’on se rappelle que les Sandwich ont possédé quelque chose d’analogue, il est permis, du moins, de croire que la colonie qui a vécu si longtemps sur cette petite île sans ressource, provenait probablement de cet archipel, ou s y rendait.
En effet, on a trouvé à Hawaii une ancienne route ou chemin en lave, attribué à Umi, qui régnait il y a 500 ans, disent les uns, il n’y a que 200 ans, disent les autres. Cette route s’est conservée parfaitement intacte ; elle est bornée de chaque côté par une bordure de pierres. Le long* de cette route, et près d’elle, sont dressés de véritables dolmens : trois pierres debout et penchées en supportent une quatrième qui les recouvre ; leur hauteur au-dessus du sol est de trois à quatre pieds environ.
8° L’île Starbuck, plus stérile que Malden, g*ît par 5°58’ lat. S. et 157°26’ long-. O.
9° Par 9°55’ lat. S. et 152°20’ long’, O., se trouve l’île Caroline, terre basse, déserte, qui a offert, elle aussi, des traces d’industrie primitive, quoiqu’elle n’ait pas plus de six à sept milles de longueur sur très peu de largeur.
10° Par 9°2’ lat. S. et 159°55’ long*. O. se trouvent les îles Penrhyn, découvertes par Sever et visitées par Kotzebüe ; elles sont basses, couvertes de cocotiers et d’autres arbres.
Le commandant du Rurick , remarqua que les habitants nombreux de ces îles ressemblaient aux naturels de Nuku- Hiva, mais qu’au lieu de se tatouer comme eux, ils se sillonnaient le corps de cicatrices régulières. Ils n’avaient qu’un Maro ou allaient tout nuds, et leurs ongdes étaient fort longs, surtout chez les chefs : ce qui est un des caractères de la race polynésienne.
11° Enfin l’île Flint, par 11°30’ lat. S. et 154 °30’ long\ O, parait être l’ancienne Perégrino de Queiros.
Comme on voit, quelle que fut la route suivie, à l’aller ou au retour, les étapes ne manquaient pas plus dans un sens que dans l’autre, et elles étaient assez peu distantes les unes
des autres, puisqu’il n’y avait que les différences suivantes de position entre chaque île :
De Flint à Penrhyn
De Penrhyn à Caroline
De Caroline à Starbuck. . .
De Starbuck à Malden ....
De Malden à Jarvis. ......
De Jarvis à Christmas. . . .
De Christmas à Fanningu.
De Fanning à Washington
De Washington àPalmyre
De Palmyre à Smith
La différence est surtout grande entre ces deux dernières (l), et c’est peut-être à cela que les Sandwich doivent d’être restées, en apparence, assez longtemps avec une faible population. Mais, si les colonies n'y ont pas été portées seulement par des entraînements involontaires, c’est un témoignage de plus en faveur de l’esprit d’entreprise et de la hardiesse des navigateurs polynésiens.
Inutile de dire que de Tahiti à Flint, il n’y avait aucune difficulté, quoique la distance soit de 5 à 6 degrés, puisque les Tahitiens s’y rendaient souvent et facilement, comme le montre la carte de Tupaia, et qu’ils allaient même de ce coté de la Ligne jusqu’aux Marquises.
Quand donc les Polynésiens n’auraient pas été aussi habiles navigateurs qu’ils l’étaient, ils auraient même pu, comme on voit, atteindre les Sandwich, à l’aide des îles intermédiaires.
Si nous n’avons pas placé les îles Marquises parmi les étapes citées, c’est qu’elles se trouvent beaucoup plus à l’Est delà route directe, du Sud au Nord, qu’il fallait faire, en partant de Tahiti, pour arriver aux Sandwich. Mais, malgré leur
(1) Plusieurs cartes modernes indiquent, à égale distance entre Smith et Palmyre, mais en le faisant suivre d’un point d’interrogation, l’emplacement d’une île qui ne serait pas encore dénommée.
2° en lat. et 4° en long.
0°50’ en lat. et 2° en long.
4° en lat. et 5° en long.
1° 55’ en lat. et 0° en long.
2° à 3° en lat. et 2° en long.
3° en lat. et 2° en long.
2° en lat. et 2° en long.
2° en lat. et 1° en long.
1° en lat. et 2° en long.
10° en lat.
position, il est au moins très probable, d’après les quelques souvenirs traditionnels conservés dans les Mele (1), qu’elles ont envoyé quelque colonie, ou simplement des visiteurs aux îles Sandwich.
Nous allons donc nous arrêter à ces îles avant d’arriver à Tahiti, et nous examinerons ce que disent les traditions touchant l’origine de leurs habitants, et leurs rapports avec les autres archipels.
(1) Les Mele sont les chants traditionnels indigènes.