‹ Les PolynésiensChapitre 3 sur 47 · USO · texte numérisé non relu

USO

isa.

talii (hoe).

tahi .

dua.

Deux . .

dua.

dua.

dua.

rua (piti).

rua.

rua. !

Trois . .

oga.

tolo.

toro .

toru.

toru.

kalu, kau.

Quatre.

ampat.

upat.

apat.

acha (inaiia).

wha.

va.

Cinq . . .

lima.

lima.

rima .

rima (pae).

rima.

lima.

Six. . . .

anam.

onom.

onon .

ono (tenej.

ono.

ono.

Sept . . .

tugu.

pitto.

tiddo.

hitu.

whitu.

vitu.

' Huit.,.

dualapann .

gualu.

va ru .

varu (vau).

waru.

valu.

j Neuf. .

sambelann.

ciarn.

iva.

iva.

nva.

ciwa .

Dix., . .

sapolo.

polo.

polo.

aliuru.

ngahuru.

tini.

Il est évident encore que ces numérations, par les termes, se rapprochent les unes des autres ; mais il y a plus d’analogie entre les mots de celle des Philippines et les mots de la Polynésie, qu’entre ces derniers et les mots malais.

A cette occasion, nous devons dire que l’analogie des numérations était une des raisons qui portaient Crawfurd à regarder les Polynésiens comme s’étant transportés en Malaisie, et comme étant la source probable des désignations employées. a L’une des preuves les plus frappantes, dit-il, qu’on puisse donner de l’influence de la langue générale de la Polynésie sur la civilisation des tribus les plus sauvages de la Malaisie, est l’analogie que présente le système de numération dans leurs différents dialectes. » Et il ajoute même,

(1) On sait que cette coutume consiste à prohiber l’usage d’un mot ou d’une syllabe qui deviennent sacrés (tapu) quand un chef les adopte pour son propre usage, et à les remplacer par d’autres. Ainsi po et mare ont été remplacés par hui et hota , le jour ou Pômare adopta les deux premiers pour son nom.

un peu plus loin, que les noms de nombre des tribus les plus civilisées sont, à peu d’exceptions près, les mêmes chez toutes ; qu’on trouve également chez les autres des restes d’une numération générale identique, et qu’ enfin toutes tirent leur numération d’une même source, c’est-à-dire de la langue polynésienne.

Il faut bien en convenir, toute paradoxale que puisse sembler une pareille assertion, elle est probablement plus fondée qu’on ne le croit généralement. Pour que le lecteur en puisse juger, nous allons mettre sous ses yeux quelques tableaux de numération, où les désignations sont aussi exactes que possible. Il ne pourra guère s’empêcher de remarquer, que les désignations des numérations des tribus les plus sauvages en Malaisie, sont celles qui offrent le plus d’analogie avec la numération des Polynésiens.

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