‹ Les Polynevrîtes Apioliques: Leurs rapports avec les autres variétés de polynévrites par le tri-ortho phosphate crésyle "ginger beer paralysis" (polynévrites phospho-créosotées)Chapitre 14 sur 42 · EN CU · texte numérisé non relu

EN CU

Le 12 août, l’état général s’aggrave et la malade tombe dans un coma terminal.

OBSERVATION de MM. Karl HELMUTH et Richard GRUN {Deutsche méd. Wchnschr, 29 avril 1932).

Il s’agit d’une femme de 24 ans, jusqu'ici bien portante. En 1929, accouchement normal, au début du mois de novembre 1931 retard de règles ; croyant être enceinte, <lle prend pendant neuf jours, le matin à jeun quatre, à midi après le repas trois, et le soir avant le coucher quaire, donc onze capsules d’apiol par jour (capsule de 0 gr. 10). Elle absorbe en tout cent capsules. d’apiol. Comme elle n’a pas observé le retour de ses règles, elle a pris pendant douze jours, quatre capsules d’emména- -guogues ; deux au repas et deux deux heures plus tard ; en tout cinquante capsules. Quarante de ces capsules contiennent d’après le fournisseur, différents produits, entre autre 0 gr. 40 d’extrait de persil.

Ces dernières capsules ne semblent pas jouer un rôle dans l’étiologie des phénomènes que nous allons décrire, étant donné la petite quantité de substance active contenu dans les capsules. Dans la suite de observation, nous ne tiendrons pas compte de ces capsules.

Fin décembre 1931, elle a cessé la médication étant donné le retour des règles ; à ce moment, il se produit “une sensation de faiblesse dans les membres inférieurs.

Le 8 décembre, la malade accuse une gêne à la marche à cause de douleurs au niveau du mollet, de tremblement des jambes et de faiblesse progressive des membres inférieurs. Elle a du abandonner son métier de fille de salle dans un restaurant. Quelques jours après, elle ne pouvait plus remuer les pieds.

Fin décembre 1931, apparition de douleur, tremblement et faiblesse dans les membres supérieurs plus à droite qu’à gauche.

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Au début du mois de janvier 1932, la malade présente une hémorragie de plus en plus forte. Elle entre à la clinique le 21 janvier 1932 ; cinq jours après, on l’envoie dans une clinique gynécologique pour un avortement imminent. | *

Les paralysies existaient un mois avant son entrée à la clinique. Elles ont persisté pendant toute la durée de l’hospitalisation sans grand changement. On a constaté une très légère amélioration au niveau des mains et plutôt une aggravation au niveau des membres inférieurs.

Etant donné que l’examen neurologique est identique à celui décrit par les auteurs qui ont déjà présenté des cas analogues (Stanojevic, Rechvitz, Reuter), nous ne les décrirons que très brièvement.

— Nerfs craniens normaux.

— Les réflexes (Mayer-Léri) achilléens plantaire sont abolis.

— Les autres réflexes sont normaux.

Diminution de la force musculaire des deux mains, plus à droite qu’à gauche (elle est droitière) avec participation de tous les groupes musculaires particulièrement de ceux innervés par le nerf cubital.

Atrophie des petits muscles de la main.

Les pieds et les orteils sont immobiles. Le mollet est hypo-tonique, la paralysie est plus accentuée à gauche qu’à droite.

Réaction de dégénérescence typique des muscles des deux mains des jambes et des pieds.

La musculature entre le pouce et le petit doigt et dans la région du mollet est très sensible à la pression.

La sensibilité et la sensation de position sont intactes.

Gynécologie : IL s’agissait malgré les hémorragies persistantes pendant plus de quatre semaines d’une grossesse intra-utérine normale de quatre mois. Deux mois après une période où l’hémorragie était variable, il s’est

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produit une expulsion spontanée d’un fœtus de 32 centimètres, pesant 800 grammes qui a fait l’objet d’un examen histologique: Late de

Les organes. nca Mani : rein,, foie, et muscle: cardiaque, ainsi que différents nerfs périphériques ont été examinés au point de vue microscopique par M. Schmidt, qui n’a rien trouvé de pathologique; aucune lésion au. niveau. des nerfs périphériques, aucune modification pathologique, aucune infiltration inflammatoire.

(LC auteur ne donne aucun renseignement : sur bévolution des paralysies de la malade.) Es

Observation de M. H. RocEer (Académie de Médecine, 31 mai 1932). ES ESS

Mme Marl.… (Marie), âgée de vingt ans, demeurant à Aix, nous est adressée le 20 août 1931 par son médecin traitant, le D’ Donnier, pour des troubles parétiques des quatre extrémités apparus une. es de jours auparavant.

La parésie s’est rs tallée assez ee aux deux pieds, rendant impossible les mouvements des orteils et du pied, gênant considérablement la marche. Elle s’est accompagnée de légères douleurs du pied et du mollet, douleurs spontanées et surtout à la pression. Cette. parésie est depuis quelques jours plutôt en voie de rétro- Cession. ; :: CR

Quelques jours après le début, la Malade a ÉDI ONE

quelque difficulté à se servir de ses mains, surtout de la droite ; cette gêne est. restée stationnaire depuis lors et ne s’est accompagnée d'aucune douleur.

La malade n’accuse aucun autre symptôme, en particulier aucun trouble sphinctérien.

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A l’examen nous constatons, aux membres inférieurs, un léger steppage, une paralysie complète des orteils et du pied, quoique le pied n’ait pas l’attitude tombante, un peu de difficulté à se soulever d’un fauteuil un peu bas, sans cependant de troubles parétiques nets de la racine du membre, une abolition complète des reflexes achilléens, des reflexes musculaires pédieux et interosseux, avec conservation des reflexes rotuliens, une légère douleur à la pression de la plante du pied et du mollet sans signe de Lasègue et sans troubles objectifs de la sensibilité superficielle ; aux membres supérieurs, une diminution de force du pouce et des trois premiers doigts, surtout pour l’opposition, une douleur au pincement du premier espace interosseux, avec conservation de la force musculaire des autres segments, avec sensibilité superficielle normale, des reflexes tendineux conservés.

En présence d’une pareille parésie des quatre extrémités avec abolition des reflexes achilléens, le diagnostic de polynévrite s'impose. Mais la recherche soigneuse des causes habituelles de polynévrite est négative. :

Nous ne trouvons aucune infection récente ni ancienne, en particulier aucune diphtérie ; la malade n’a eu d’ailleurs aucun nasonnement, aucun trouble de la déglutition des liquides, son voile du palais et son pharynx sont très contractiles ; les pupilles, égales et régulières, réagissent fort bien à la lumière et à Paccomodation. La syphilis, acquise ou héréditaire, n’est pas en cause, mari non spécifique, ayant eu d’un premier mariage une fille en bonne santé (première femme morte de tuberculose il y a trois ans), Bordet-Wassermann de la malade négatif : ‘père, mère et un frère en bonne santé. L’ examen des divers appareils montre des organes normaux ; urines, ni sucre ni albumine ; tension artérielle, 14-8. Bon état général.

Nous ne trouvons aucun antécédent toxique éthylique

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ni professionnel (la femme et le mari, Italiens, fabrt quent et vendent des statuettes en plâtre).

Recherchant avec opiniâtreté du côté d’une intoxication médicamenteuse et demandant si la malade n’a jamais pris ces derniers temps aucun remède, elle se souvient avoir absorbé, environ une dizaine de jours avant le début des troubles parétiques, six capsules d’apiol par jour, pendant six jours consécutifs... Fait le plus curieux, aux dires du mari et de la femme, qui paraissent de bonne foi, cette médication aurait été conseillée par une sage-femme, conseillée parce que le jeune ménage n’avait pas encore, depuis un an de mariage, l’enfant désiré ardemment, et parce que les règles, légèrement douloureuses, étaient plutôt en avance qu’en retard.

Quoique ne connaissant à ce moment aucune observation analogue, nous avons porté le diagnostic de polynévrite apiolique et conseillé un traitement par la strychnine et les bains galvaniques.

Nous n'avons malheureusement plus eu l’occasion de revoir cette malade et nos recherches pour la retrouver sont restées infructueuses. .

Observation de MM. GIRARD et GAMELLIA (Revue méilicale de l'Est, 1933).

L'observation que nous présentons est celle d’une femme de 34 ans qui, le 1° mai dernier, fait appeler l’un de nous pour une angine, de forme ulcéro-membraneuse. Les ulcérations, très petites, garnissaient tout le pharynx, le voile et la luette, et respectaient le larynx.

La dysphagie était absolue. Malgré l’intensité des signes locaux et fonctionnels, l’apyrexie était complète. Un examen bactériologique (D' Colson) a montré la présence exclusive de streptocoques.

Au début de cette angine se déclarent brusquement des

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phénomènes douloureux, et nous sommes appelés le 4 mai devant le tableau clinique suivant :

Subjectivement, cette femme se plaint de douleurs au niveau des membres, continues, intenses, coupées d’élancements aigus, empêchant tout mouvernent, et ayant entraîiné une insomnie complète la nuit précédente. Elles sont à la fois profondes, comparées à une brûlure interne de l’avant-bras et du mollet, et superficielles, sous forme de prurit féroce, prédominant à la plante des pieds et dans les espaces interdigitaux des mains. Les racines des membres sont indolores. Il existe en outre une dysphagie, qui n’est manifestement pas en rapport avec l’élément inflammatoire qui est nettement en voie de régression.

Objectivement, la pression des masses musculaires de la jambe et de l’avant-bras est extrêmement douloureuse, de même que celle du cubital, du radial et du sciatique broplité externe. Il y a une forte hyperesthésie cutanée au tact et à la piqûre. Les sensibilités profondes sont intactes. On met en évidence une petite zone d’anesthésie superficielle bilatérale, au niveau du tiers inférieur et postérieure des deux avant-bras.

La motilité est peu touchée. Tous les mouvements des bras et de la main sont possibles, sauf la supination qui est légèrement limitée. La préhension d’une épingle, l’opposition des doigts s’effectuent de façon correcte. La force musculaire est conservée. Il existe cependant une légère parésie du groupe péroniré latéral. Le pied est tombant et en légère rotation interne. La marche se fait en steffrant et d’une façon légèrement ataxique.

Les reflexes achilléens et rotuliens sont très vifs : les reflexes stylo-radiaux, cubito- -pronateurs et bicepétaux sont nettement exagérés.

Les reflexes sympathiques sont exagérés. L’effleurage

du dos de la main entraîne une érection rapide et intense des deux mamelons.

Le reflexe cutané-plantaire se fait en flexion des deux côtés, les reflexes abdominaux sont abolis. Il n’y a aucun trouble sphinctérien. L’apyrexie est complète, le pouls est à 120 pulsations par minute. L’examen clinique des autres appareils ne montre rien d’anormal. Il n’y a ni glycosurie ni albuminurie.

L'examen électrique, fait quelques jours après, a montré (D' Grégoire) :

1° Courant faradique.

Conservation de l’excitabilité faradique des groupes musculaires des racines des membres, mais les secousses musculaires se ralentissent au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la racine du membre.

2° Courant galvanique.

Secousse ralentie sans réaction longitudinale (augmentation de la réaction musculaire lorsque par une même intensité on éloigne l’électrode excitatrice du point moteur). |

La formule polaire est inversée

TFS > MFS

pour les petits muscles des extrémités, normale ou égale pour les muscles de la racine des membres.

En résumé : pas de R. D. totale. Présence de R. D. partielle pour les muscles des extrémités.

En résumé, cinq jours après l’apparition d’une angine à fausses membranes, s’installe rapidement un syndrome polynévritique, à forme surtout sensitive, prédominant aux extrémités.

Le premier diagnostic venant à l’esprit était celui de polynévrite diphtérique, maïs il était à écarter rapidement : apparition trop rapide, trop proche de l’angine, absence de tout phénomène oculaire, conservation de la

motilité et du reflexe du voile, et enfin absence de bacilles. de Lœffer dans l’exsudat pharyngien. Le tableau clinique. la localisation des troubles aux extrémités, l'intensité des troubles sensitifs, l’apyrexie, faisaient penser, malgré l’angine, à des phénomènes d'intoxication. En poussant. l’interrogatoire, on élimine l’éthylisme, la boisson habituelle étant l’eau, et on peut reconstituer les antécédents suivants :

En 1929, cette jeune femme subissait l'ablation de la trompe et de l'ovaire droit. Depuis elle menait à bien deux grossesses. Mais ses règles étaient difficiles, douloureuses, et à chaque période menstruelle, elle prenait des emménagogues divers, et à ce moment souffrait de pituites matinales et de cauchemars soopsiques avec asthénie extrême. Un mois avant l’angine, elle avait eu un retard de règles de 15 jours. Les règles attendues le l avril étaient venues le 15 avril, et on arrivait à préciser que les phénomènes nerveux étaient antérieurs à l'angine. Celle-ci avait débuté le 1° mai. Le 29 avril, la malade avait souffert d’un prurit de la plante des pieds et le 30 avril, au soir, survenait des crampes violentes des deux mollets. Durant les deux nuits correspondantes existaient des cauchemars Zoopsiques.

Nous avons été amenés, vu l'absence de toute origine apparente, le retard des règles, la notion que depuis deux ans l'usage d'emménagogues avait amené des troubles nerveux, à soupçonner une intoxication par l’apiol. Mais nous n'avons pu ce soir-là en obtenir l’aveu. Le lendemain, en tête-à-tête, cette femme nous révéla avoir absorbé 20 capsules d’apiol jaune à 0,10 en 48 heures, et Ÿ capsules d'apiol vert à 0,20 le lendemain, ayant alors obtenu le retour des règles pour une dose de 3,80 d’apiol, c'est deux semaines après cette ingestion que survenait la polynévrite.

L'évolution en a été très favorable. Un traitement à

= Al —

base de salicylate de soude et de gardénal, avec régimelacto-végétarien strict, a amené une régression rapide des troubles. Le 16 mai, une période menstruelle a produit une recrudescence des douleurs, qui, parties de la colonne vertébrale, s’irradiaient vers les épaules et les biceps, ceux-ci étant très douloureux à la palpation. Maïs les phénomènes ne durèrent pas et le 22 mai la guérison semblait complète, sauf une sensation permanente de: courbature et une extrême fatigabilité.

Observation de MM. TER BRAAK et CARILLO (Semana medica, 19 mai 1932).

Ter Braak et Carillo donnent dans la Semana Medica une observation typique que nous résumons :

Il s’agit d’une femme de 25 ans hospitalisée le 25 février 1931. Croyant être enceinte, elle avait pris quelques temps auparavant des gouttes vertes dont elle ne précise. pas la quantité. Elle en prend jusqu’à l’apparition de. troubles digestifs, douleurs gastriques sans vomissement ni diarrhée. Ces troubles disparaissent rapidement après la cessation de l’ingestion des gouttes vertes.

Quinze jours après, elle est prise de campes dans les jambes, puis de difficultés à marcher. Six jours après le début de ces troubles, elle éprouve de la difficulté à l’exécution des petits mouvements des doigts, elle entre alors à la clinique.

L'examen montre : une parésie des muscles de la main portant surtout sur l’adducteur du pouce et les interosseux. Les muscles du pied sont paralysés, le pied est ballant. Il existe une légère parésie des muscles semitendineux, semi-membraneux et biceps.

Il n’y a pas de trouble de la sensibilité, à part une lé-

es ei

gère douleur à la pression des muscles du mollet et des espaces interosseux. ;

Les reflexes achilléens seuls sont abolis.

La P. L. montre un liquide normal.

Les examens électriques, les réactions de dégénérescence dans les muscles atteints.

L'évolution est longue, avec un état stationnaire très prolongé, 8 mois après les troubles étaient en régression, d’abord aux mains. Ils n’avaient pas totalement disparu.

Aucun avortement n’a été signalé.

Les auteurs présentent un tableau résumant treize cas à peu près identiques.

Nécholitch et Alfaudry rapportent dans l'Encéphale (1933) dix observations puisées dans les cas de Yougoslavie, dont le tableau clinique est le même que celui des observations que nous avons relatées.

Les cas décrits dans ces observations, réalisent un tableau bien caractéristique de polynévrite à apiol falsifié. Partout il existe une période de latence, une atteinte à prédominance motrice des quatre membres portant sur les extrémités.

La première obesrvation, celle de M. Alajouanine se distingue par la diffusion des paralysies, l’atteinte des nerfs craniens, l'association avec une légère atteinte hépato-rénale comme le montre l’azotémie à 1 gr. 40. Nous verrons par la comparaison avec les « ginger paralysis » et l'étude des travaux expérimentaux que cette diffusion des paralysies peut très bien rentrer

dans le cadre des polynévrites au tri-ortho-phosphate crésyl.

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Quant aux 1 gr. 40 d’urée, ce que nous savons de la toxicité de l’apiol pour le rein suffit à l'expliquer.

Le cas de Gérard et Caniélia présente également quelques particularités. Il existe des troubles sensitifs plus marqués et plus durables, que ceux que l’on a l’habitude de rencontrer dans les polynévrites à apiol falsifié ; par contre, l’élément moteur est très discret.

La conservation des reflexes et même leur exagération au dire des auteurs est également un élément difficilement explicable devant la perturbation des réactions électriques dont l’examen montre une R. D. partielle des muscles des extrémités.

Nous la considérons cependant avec les auteurs comme une polynévrite des quatre extrémités à la suite d’une ingestion d’apiol, avouée et nous la classons dans ce groupe d’apiol falsifié car elle s’en rapproche par la localisation des troubles.

L’existence de forme frustre est du reste parfaitement démontrée par la comparaison avec les « ginger paralysis » et par les travaux expérimentaux, et nous pouvons remarquer que la malade avait pris une dose relativement peu élevée de 3 gr. 80.

B) TROUBLES POLYNÉVRITIQUE AU COURS DES HÉPATO-NÉPHRITES APIOLIQUES

Observation de MM. TRizLaT et H. THiers (Annales de médecine, juillet 1931).

Intoxication par l’apiol (trente capsules en trois jours, ‘soit six grammes). Vertiges, vomissements, diarrhée,

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éruption, avortement, ictère intense disparu en quarantehuit heures, anurie avec azotémie progressive, mydriase, abolition des reflexes tendineux, signe de Chvostek passager, puis gingivorragies rebelles avec gangrène de la bouche et hyperglycénie.

La malade est une femme de 24 ans, Sans antécédents pathologiques.

Dans un but abortif, elle a absorbé, le 4 août, dix capsules d’apiol : le 5 août, dix autres capsules ; le 6 août, dix autres capsules, soit en trois jours, 6 grammes d’apiol. Elle aurait présenté, à ce moment, des vertiges, des vomissements, de la diarrhée et une éruption généralisée à tout le COTpS qui, d’après sa description, paraît avoir été formée par des plaques érythémateuses non Prurigineuses : elles avaient entièrement disparu le jour de l’entrée. De plus, la malade a eu des pertes sanglantes qui ont vraisemblablement Correspondu à une fausse couche, étant donné l’état du col.

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