‹ Les Polynevrîtes Apioliques: Leurs rapports avec les autres variétés de polynévrites par le tri-ortho phosphate crésyle "ginger beer paralysis" (polynévrites phospho-créosotées)Chapitre 30 sur 42 · LARGE · texte numérisé non relu

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L'examen électrique montre de l’hypoexcitabilité avec lenteur de la secousse dans les territoires légèrement touchées et R. D. dans les muscles extérieurs et fléchisseurs des pieds qui sont les plus atteints.

En résumé, la polynévrite phosphocréosotique est une polynévrite chéropodale avec prédominance habituellement nette des troubles moteurs, qui, parfois sont seuls en cause.

Les troubles, une fois installés, sont de très longue durée, l’amélioration est très lente : les forces reviennent par degrés insensibles et finalement. au bout de 18 mois, 2 ans au plus, la guérison est définitive.

La pothogénie de ces polynévrites est restée longtemps obscure. Divers hypothèses furent successivement envisagées.

Certains auteurs ont rejetés les troubles sur l’arsenic ou tout au moins ont soutenu que l'association arsenicphosphate de créosote était nécessaire (Tison, Bernheim, Maréchal).

D’autres ont incriminé le phosphore (Chaumiers).

Enfin, le rôle de la tuberculose a été également soutenu.

Henri Roger et Siméon, dans leur étude de 1928 à propos de quelques observations personnelles, concluent : « Pour nous, qui nous basons sur l'appui solide de la clinique, le doute n’est pas permis, c’est le phosphate de créosote qui est tonique, c’est lui qui détermine les accidents polynévrétiques ». Ils ne nient pas du reste un certain rôle à l’imprégnation toxinique tuberculeuse, et constatent que « si l’on scrute attentivement l’étiologie de beaucoup de polynévrites,

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en apparence purement infectieuses ou purement toxiques, il n’est pas rare de découvrir l’intervention non pas d’un seul, mais de plusieurs facteurs étiologiques. Les polynévrites ne se caractérisent pas seulement par leur poly-localisation, mais très souvent par leur polyétiologie ».

En fait, l'explication de ces polynévrites devait être donnée plus tard.

Il n’est pas besoin d’insister sur la ressemblance clinique avec les paralysies du « ginger beer » et de l’apiol précédemment étudié :

Cette analogie faisait rapprocher ces trois formes à Ter Braak. Les études chimiques du phosphate de créosote devaient lui donner raison, en montrant la présence de 10 à 15 % de tri-ortho-phosphate crésyle dans les préparations, taux qui peut être certainement dépassé dans certaines fabrications défectueuses. Il les décrit dans son étude sur les polynévrites du triortho-phosphate crésyle avec Carillo, en 1932 (Semaine médicale) et H. Roger et Recordier reprennent leur théorie dans leur étude de 1933 (Gazette des Hôpitaux) et de 1935 (Annales de Médecine).

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