‹ Les Polypes du Bassinet Évolution et TraitementChapitre 10 sur 18 · LOUE · texte numérisé non relu

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visible, et récidivent souvent aussi vite après électro-coagulation. Pourtant leur siège dans la corne vésicale au voisinage de l’orifice urétéral doit éveiller l'attention; ils sont peut-être aussi plus petits, moins frangés que les papillomes primitifs. Mais pratiquement la différence est nulle, et la meilleure preuve en est dans les cas qui ont été pendant longtemps traités comme des polypes de vessie primitifs sans que l'on songe à l’origine rénale de ces greffes.

Dans les observations XXV, XXVII, XXX, on traita pendant plusieurs mois les polypes de vessie avant d'enlever le rein malade. Nous y ajouterons quelques observations typiques recueillies dans la littérature étrangère :

1 cas de Mc Donald : hématurie depuis sept ans, gros rein.

Ablation d’un polype de la paroi vésicale droite.

Néphrectomie quatre mois après: hydronéphrose avec papillomes bénins.

1 cas de Haslinger : papillome de l’orifice urétéral gauche enlevé par taille (transformation maligne).

Néphrectomie et urétérectomie six mois après.

1 cas de Grauhan : Hématuries depuis cinq mois.

Ablation par taille d’un polype de l’orifice urétéral et réimplantation vésicale de l’uretère !

On enlève le rein un mois après.

En résumé. — Tous les points de l’arbre urinaire peuvent être envahis par les greffes secondaires d’un polype du bassinet supprimé par néphrectomie. Ils le sont à des degrés divers, avec une rapidité plus ou moins grande sans qu'il soit possible de dire exactement à quelle date cette polypose secondaire a commencé.

Quelles sont les causes de cette pullulation à distance ?

C’est avant tout la facilité de dissémination que possèdent les éléments épithéliaux des papillomes, exactement à l'égal des polypes primitifs de la vessie.

Il est probable qu’il s’agit en général de l’évolution de greffes qui existaient déjà au moment Le la première intervention sur le rein, et non pas de récidive à proprement parler.

Ceci nous permet déjà d'entrevoir la conclusion logique de ces complications, c’est l’ablation de l’uretère en même temps que celle du rein.

IL est possible que les manipulations du rein au moment de la néphrectomie, les pressions exercées sur le bassinet et l’'uretère juxta-rénal Pont l’essaimage des éléments papillomateux qui

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