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les polypes ne sont nullement la cause de la dilatation du rein ; dans ces cas, d’ailleurs, la néphrectomie a été justement décidée avec le diagnostic d’hydro ou de pyonéphrose, les hématuries pouvant très bien s’observer dans ces lésions.
Chez le malade de l’observation XVI, opéré pour volumineuse hydronéphrose ayant complètement détruit le rein, on a trouvé à l'ouverture de la poche quelques polypes disséminés sur la paroi, en même temps, d'ailleurs, que des calculs enchâssés dans les calices très dilatés.
Dans une observation rapportée par Bæckel (in Journal d'Urologie, 1 janvier 1925), on enleva de même une volumineuse hydro-pyonéphrose ayant complètement détruit le rein; de nombreuses masses papillomateuses végétantes irrégulièrement disséminées tapissaient les parois et les cloisonnements de cette poche.
Elles furent reconnues à l’examen histologique comme de l’épithélioma papillaire végétant.
Nous sommes donc ici en présence de polypes du bassinet à peu près sûrement secondaires à des lésions d’hydro ou de pyonéphrose. Il faut probablement chercher leur origine dans l’inflammation chronique des parois rénales dilatées, irritées peutêtre par la présence de calculs (obs. XVI).
Ces polypes ne siègent pas ici à la partie inférieure du bassinet ; ils ne bouchent pas l’orifice de l’uretère et on les trouve plus souvent à l’intérieur des calices fortement dilatés.
Signalons enfin que la constatation d’une tumeur dont les variations de volume coïncident avec des hématuries de caractère néoplasique peut permettre de rapporter cette hématonéphrose intermittente à une tumeur du bassinet.