‹ Les pontifes de l'ancienne RomeChapitre 62 sur 117 · LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME

FONCTIONS SACERDOTALES DES PONTIFES

Les Pontifes nous apparaissent, sur le terrain où nous allons les suivre, non plus comme des théologiens, mais comme des sacrificateurs, revêtus de Idiprœteœle, coiffés de Yapex ou tutulusy portant au côté la secespita et tenant à la main tantôt la hache (scenay sacena)^ tantôt le simpulum ou Yaspersorium ^

Le but primitif de l'institution du collège pontifical n'était pas de créer un sacerdoce nouveau : les Pontifes devaient être les surveillants et non les desservants du culte. Les fonctions sacerdotales qu'ils exercèrent sont donc des additions postérieures qui modifièrent sensiblement leur caractère et tendirent à les faire sortir de cette position moyenne qu'ils occupaient entre la religion et l'Etat. Ces additions ont été la conséquence naturelle, sinon nécessaire, du caractère d'universalité que portait l'autorité pontificale. Lorsque la société religieuse eyt pris sa foi me définitive, tout ce qui n'avait pas ou n'avait plus de place dans son organisation désormais immuable, prit rang parmi les attributions indéfinies des Pontifes. Grâce à eux, le culte put se développer sans nécessiter la création de sacerdoces nouveaux. Dans le cours de cinq siècles, les Romains n'ajoutèrent au personnel sacer-

(4) V. supra, p. 67. Liv. XXXIII, 42. Fcsl. s. v. Nautea, Tuiulus. [Borghesi, (Ew>resl^ p. 348.]

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délai qu'un seul collège créé pour des fonctions tout à fait imprévues, celui des Ilviri (Xviri, XVviri) sacris facinndis chargés d'interpréter les livres Sibyllins. Le collège des lllviri {Vllviri) Epulones est moins une création proprement dite qu'une délégation de quelques attributions pontificales à des auxiliaires demandés par les Pontifes eux-mêmes (196 av. J.-C).

Les fonctions sacerdotales qui s'ajoutèrent successivement aux devoirs des Pontifes sont nombreuses, d'origine et de caractère très-divers ; il nous faudra renoncer le plus souvent à retrouver les circonstances qui ont déterminé le collège à en accepter le soin et l'époque à laquelle il l'a fait. Suivre pas à pas le développement de ce qu'on pourrait appeler le culte pontifical est chose impossible : tout au plus pouvons-nous aspirer à trouver de temps à autre quelque coïncidence historique entre certains événements et quelques-uns des sacra ponlificalia. Nous nous contenterons donc de distinguer, dans les cérémonies auxquelles les Pontifes prenaient directement part, celles qui se représentaient à des intervalles réguliers, et les cérémonies extraordinaires ou accidentelles.

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